La littérature d'idées et la presse au XIXe siècle - Maxicours

La littérature d'idées et la presse au XIXe siècle

Objectifs
  • Connaitre les combats menés par les écrivains au XIXe siècle.
  • Comprendre l’essor de la presse à cette époque.
  • Découvrir comment la presse devient une tribune pour les écrivains.
Points clés
  • Victor Hugo est un auteur engagé socialement et politiquement.
  • La presse se développe grâce aux progrès techniques.
  • Les journaux permettent aux auteurs d’exposer largement leurs idées.
Pour bien comprendre
  • Le vocabulaire de la presse et des médias
  • La lettre ouverte
1. La littérature d'idées
Le terme « littérature d’idées » désigne tous les genres argumentatifs. Les textes appartenant à ce genre ont pour objectif d’informer le lecteur, de défendre une thèse ou au contraire de la réfuter. Ces écrits font appel à la raison du lecteur, à ses capacités de raisonnement.

Au XIXe siècle, les auteurs transmettent leurs idées :

  • de manière indirecte, à travers leurs oeuvres littéraires ;
  • de manière directe, grâce à la presse.

Toutefois, le rétablissement de la censure en 1800 ne laisse pas une très grande liberté aux écrivains.

a. Une vision objective de la réalité

Même si leur fonction première n’est pas argumentative, les oeuvres réalistes d’Honoré de Balzac (La Comédie humaine, 90 titres écrits entre 1829 et 1850) et naturalistes d’Émile Zola (Les Rougon-Macquart, 20 romans écrits entre 1871 et 1893) permettent de porter un regard détaillé sur la société de leur époque.

Ces romans permettent donc de dénoncer des injustices, notamment au niveau des conditions de vie dans certains milieux. C’est d'ailleurs une des principales critiques adressées à l’encontre de ces romans que l’on accusait de se complaire dans le misérabilisme et la noirceur des milieux décrits.

b. L’emblématique Victor Hugo

Auteur emblématique de ce siècle, romancier, dramaturge, poète, Victor Hugo mène de nombreux combats à travers ses oeuvres.

Les Misérables dépeignent la vie misérable des pauvres de l’époque et notamment des enfants à travers les personnages de Causette ou de Gavroche.

Le travail des enfants est dénoncé dans « Melancholia », publié en 1856 dans Les Contemplations.

Il plaide pour l’abolition de la peine de mort à travers Le dernier jour d’un condamné (1829).

Le pouvoir politique, dont Napoléon III est l’incarnation, est critiqué à travers des poèmes satiriques, ce qui vaudra à Victor Hugo un exil de plus de 20 ans.

2. L’essor de la presse
a. Les avancées techniques

Dès le début du XIXe siècle, le monde de l’imprimerie connait de grandes évolutions techniques qui vont permettre d'accroitre considérablement le nombre d’exemplaires :

  • l'encrage des feuilles se fait par rouleau et non plus par plaque ;
  • les presses deviennent mécaniques et non plus manuelles ;
  • les journaux sont imprimés, à partir des années 1860, sur des feuilles de papier au lieu du papier chiffon qui était utilisé jusque-là.

À la fin du siècle sont mises au point les premières rotatives qui permettent d'augmenter encore le nombre d’exemplaires.

 

Une presse rotative en 1888

 

b. L’âge d’or de la presse

Le XIXe siècle est considéré comme l’âge d’or de la presse car de nombreux titres populaires, généralistes ou satiriques voient le jour.

La presse devient populaire et accessible grâce aux progrès techniques qui font baisser le prix du numéro.

La presse est une des rares sources d’information et le développement du télégramme permet d’avoir des nouvelles fraiches.

Elle devient un contre-pouvoir politique de plus en plus puissant, malgré une certaine censure, toujours présente.

Les articles s'accompagnent d’illustrations, facilitant la compréhension des articles ou des caricatures satiriques, très prisées des lecteurs.

3. La presse en lien avec les écrivains
a. Des auteurs-journalistes

De nombreux écrivains comme Stendhal, Balzac, Gautier, Hugo ou encore Maupassant écrivent des articles de presse. Ce dernier est l’auteur de chroniques critiques sur la société ou la politique, mais il a surtout le statut de grand reporter écrivant pour des journaux comme Le Gaulois, Gil Blas ou Le Figaro.

Sa connaissance du monde de la presse se retrouve dans son roman Bel-Ami, publié en 1885 dans lequel George Duroy fait ses débuts en tant que journaliste.

b. La presse : une tribune

Les écrivains s’investissent largement dans la presse car ce nouveau moyen d’expression, largement diffusé, leur offre une tribune.

Parmi les affaires les plus célèbres relayées par la presse au XIXe siècle se trouve « l’affaire Dreyfus ». Louis Dreyfus, militaire, juif, est accusé de trahison et condamné. Cette affaire polémique partage la France en deux camps : les dreyfusards et les antidreyfusards. Zola prend clairement partie pour Louis Dreyfus à travers une lettre ouverte adressée au président de la République, Félix Faure. Elle est publiée dans le journal L’Aurore le 13 janvier 1898.

La presse permet également de diffuser les récits des procès littéraires. En 1857, deux procès pour offense à la morale publique ont lieu : celui de Madame Bovary de Gustave Flaubert et celui des Fleurs du Mal de Charles Baudelaire. À travers ces récits, les lecteurs suivent l’avancée du procès, les réquisitoires et les plaidoyers. Cela permet au grand public d’être le témoin de ces affaires littéraires et de s’interroger quant aux fonctions de l’art.

Vous avez déjà mis une note à ce cours.

Découvrez les autres cours offerts par Maxicours !

Découvrez Maxicours

Comment as-tu trouvé ce cours ?

Évalue ce cours !

 

quote blanc icon

Découvrez Maxicours

Exerce toi en t’abonnant

Des profs en ligne

  • 6 j/7 de 17 h à 20 h
  • Par chat, audio, vidéo
  • Sur les matières principales

Des ressources riches

  • Fiches, vidéos de cours
  • Exercices & corrigés
  • Modules de révisions Bac et Brevet

Des outils ludiques

  • Coach virtuel
  • Quiz interactifs
  • Planning de révision

Des tableaux de bord

  • Suivi de la progression
  • Score d’assiduité
  • Un compte Parent

Inscrivez-vous à notre newsletter !

Votre adresse e-mail sera exclusivement utilisée pour vous envoyer notre newsletter. Vous pourrez vous désinscrire à tout moment, à travers le lien de désinscription présent dans chaque newsletter. Conformément à la Loi Informatique et Libertés n°78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, au RGPD n°2016/679 et à la Loi pour une République numérique du 7 octobre 2016, vous disposez du droit d’accès, de rectification, de limitation, d’opposition, de suppression, du droit à la portabilité de vos données, de transmettre des directives sur leur sort en cas de décès. Vous pouvez exercer ces droits en adressant un mail à : contact-donnees@sejer.fr. Vous avez la possibilité de former une réclamation auprès de l’autorité compétente. En savoir plus sur notre politique de confidentialité