DROM et COM : des fenêtres françaises sur le monde - Cours de Géographie Terminale pro avec Maxicours

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DROM et COM : des fenêtres françaises sur le monde

Les territoires ultramarins, peuplés de près de 3 millions d'habitants, sont situés à plusieurs milliers de kilomètres de la métropole et représentent une superficie de 120 000 km2 de terres. Grâce à eux, la France est présente sur tous les continents et dans les océans.

Issus de l'histoire coloniale française, ces territoires possèdent des statuts différents, cinq d'entre eux sont des DROM (Départements et Régions d'Outre-Mer) aux compétences identiques à celles des départements et des régions métropolitains, alors que les autres sont des COM (Collectivités d'Outre-Mer) qui jouissent d'une autonomie plus ou moins avancée.
1. Des vestiges de son empire colonial
 
Doc.1b. La présence française dans le monde

La France a un passé colonial. Entre le 16e siècle et les années 1950-1960, son empire, à son apogée, atteignait les 120 656 km². Il n’y a pas si longtemps, il s'étendait sur plus de 10 millions de km².

Après la phase de décolonisation qui a marqué les années 1950 et 1960, il ne lui resta plus que quelques « confettis » – des îles réparties dans l’Atlantique, les Antilles, l’océan Indien, le Pacifique Sud, l’Antarctique et la Guyane :
- Les DROM (Départements et Régions d’Outre-Mer) : Guadeloupe, Martinique, Guyane, Mayotte et Réunion. Ce sont des territoires français qui ont les mêmes lois que les régions métropolitaines ;
- Les COM (Collectivités d’Outre-Mer) : la Polynésie française, Wallis et Futuna, Saint-Bathélémy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon. Ce sont des ensembles territoriaux sous souveraineté française mais qui bénéficient d'une certaine autonomie.
La Nouvelle-Calédonie et Clipperton ont encore un autre statut particulier : ce sont des territoires à souveraineté partagée.
2. Un potentiel économique considérable
a. Une ZEE immense
Une zone économique exclusive (ZEE) est un espace maritime sur lequel un État côtier dispose de droits souverains depuis son littoral jusqu’à 370 km au large (soit 200 000 miles marins). Il peut explorer, exploiter et protéger à son seul bénéfice les ressources qui s’y trouvent.

Les eaux des ZEE sont en effet des sources de revenus et d’emplois (dans la pêche et dans l’industrie d’extraction).
Aussi restreints soient-ils, les DROM et les COM contribuent à offrir à la France la 2e ZEE de la planète (11 millions de km²), après celle des États-Unis. Si l'on prend l’exemple de la Polynésie française : ce grand ensemble d’atolls, le plus grand du monde, permet à la France de disposer d’une ZEE 12 fois plus grande que celle de la seule métropole.

La ZEE française regorge de ressources naturelles encore peu exploitées. Par exemple, sur les 600 000 tonnes de poisson pêchés par des pêcheurs français, seulement 60 000 (soit 10 %) l’ont été dans les eaux d’Outre-Mer. Dans les ZEE françaises du Pacifique et de l’Antarctique, les prises sont au-dessous de ce que l’écosystème pourrait supporter de façon durable : il y a donc là-bas un potentiel de plusieurs centaines de millions d’euros par an avec la création de plusieurs milliers d’emplois. Par ailleurs, en 2011, du pétrole a été découvert au large de la Guyane française. On sait notamment que les eaux de la ZEE française en Outre-Mer recèlent d’importants gisements de minerais qui, d’ici à 2030, pourraient devenir une source d’approvisionnement importante pour l’industrie française.

Doc.2. La ZEE française
b. Des destinations touristiques phares
Ces espaces bénéficient d'une forte attraction touristique : les atouts climatiques et paysagers des îles tropicales et subtropicales constituent de réels atouts à l'heure de la mondialisation du tourisme. Les flux proviennent en grande partie des centres d'impulsion européens et américains ainsi que des États développés situés à proximité.
La fréquentation est forte. L’aéroport international de Tahiti accueille en moyenne 210 000 touristes par an. Aux Antilles, la Martinique et la Guadeloupe accueillent chacune 600 000 touristes par an. Quant à la Réunion, elle accueille en moyenne plus de 420 000 touristes.

Cependant, ce tourisme se concentre sur des espaces bien précis des territoires insulaires : plus généralement les côtes sous le vent – à l'abri du vent – au détriment des espaces intérieurs et des côtes au vent. Il accentue donc parfois les contrastes spatiaux de développement.

Doc.3. Une plage de la Réunion
c. Des territoires dépendants de la métropole
Les économies ultramarines ont longtemps reposé sur l'agriculture de plantation (banane, ananas, canne à sucre...) qui, face à la concurrence des États voisins dont la main-d'œuvre est moins chère, survit grâce à des subventions venant notamment de l'Union européenne. Territoires faiblement industrialisés (exception faite de la base de Kourou en Guyane), leur activité est aujourd'hui dominée par les services (fonction publique, tourisme, commerce).

Si le niveau de vie est très inférieur à celui de la métropole, le chômage plus élevé et les inégalités sociales plus fortes, ces territoires restent attractifs pour les populations pauvres des pays voisins. Mais cette richesse est à relativiser, car elle repose sur des transferts financiers (aides, prestations sociales et salaires artificiellement élevés) provenant de la métropole, renforçant ainsi la relation de dépendance.
3. Un intérêt stratégique majeur
a. Des atouts géostratégiques
Ces territoires offrent à la France une présence stratégique sur l’ensemble des continents : la France dispose ainsi de bases militaires dans toutes les mers du monde. Cela lui offre la possibilité d’intervenir rapidement sur tous les théâtres d’opérations militaires et de protéger ses intérêts comme ses ressources.

Dans un système à l'économie mondialisée, les routes maritimes jouent un rôle fondamental dans le transport des marchandises : les ZEE d’Outre-mer permettent à la France de sécuriser ses routes. Les navires basés à la Réunion servent à lutter contre les pirates somaliens.

La Guyane offre un cadre idéal pour les essais nucléaires ainsi que pour les activités spatiales. La base de Kourou permet le lancement de satellites, mais elle est également exploitée à des fins militaires (elle abrite un centre de contrôle militaire chargé d’effectuer des missions de surveillance et de renseignement).
L'atoll de Mururoa, en Polynésie française, a aussi été le théâtre d'essais nucléaires, aujourd’hui stoppés.
b. Des atouts diplomatiques
Ces territoires favorisent parfois les échanges avec les États voisins.
Un pont a par exemple été construit pour relier la Guyane française au Brésil, sur le fleuve-frontière Oyapock. Ce pont est avant tout un symbole, à l’échelle internationale, de l’instauration de relations franco-brésiliennes, le Brésil étant un État émergent puissant avec qui la France souhaite entretenir de bonnes relations diplomatiques et économiques. Cette proximité territoriale y participe.
L'essentiel
Grâce à son héritage colonial, la France dispose de territoires (Départements et Régions d’Outre-mer, Collectivités d’Outre-mer) dans de nombreuses mers et dans tous les océans. Ceux-ci lui confèrent une place stratégique dans le contrôle des mers et des routes maritimes, lui donnent la possibilité d’intervenir rapidement aux quatre coins de la planète et lui offrent la 2e zone économique exclusive (ZEE) du monde.
Ces « confettis d’Empire », outre qu’ils offrent un potentiel scientifique, militaire et économique certain à la France, assoient également sa présence et son influence dans le monde.

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