Une identité autour de valeurs communes - Cours d'Histoire Terminale pro avec Maxicours

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Une identité autour de valeurs communes

Les classes moyennes dominent l’ensemble de la société française pendant les Trente Glorieuses et constituent pour les ouvriers et les paysans un modèle social auquel on cherche à s’identifier. 

Quelles sont les valeurs et les modes de vie de nouveau groupe social ?
1. La promotion de l’individualisme
a. La promotion sociale
Pendant les Trente Glorieuses, l’ascenseur social fonctionne parfaitement bien : les enfants d’ouvriers deviennent employés, ceux des artisans accèdent aux professions intermédiaires et les fils des employés deviennent cadres.

Les diplômes, le mérite et le travail permettent cette ascension sociale que toute une génération de parents, celle des enfants du baby Boom, a souhaité pour ses enfants.

Dans la fonction publique le recrutement par concours se généralise et sacralise ainsi la compétition individuelle.

De cette ascension sociale est né un véritable statut social qui hiérarchise cette classe moyenne en plusieurs strates.
b. Une société qui se féminise
Entre la fin de la guerre et les années 70, la société se féminise et l’égalité homme/femme s’affirme. Ainsi à partir de 1959, la mixité scolaire est introduite peu à peu et la période des Trente Glorieuses voit se développer très largement le salariat féminin.

Les femmes deviennent donc plus indépendantes et autonomes dans tous les secteurs de la vie publique ou privée. L’individualisme s’en trouve donc renforcé puisque les femmes ne dépendent plus de leur mari.

Après avoir acquis le droit d’avoir un compte bancaire en 1943 et celui d’avoir un carnet de chèques en 1951, elles peuvent, à partir de 1963, émettre des chèques sans l’autorisation de leur conjoint  et avoir une activité professionnelle sans l’accord de leur mari à partir de 1966.
2. Les modes de vie
a. Une société de consommation
La consommation des ménages change : les dépenses consacrées à l'alimententation diminuent peu à peu entre 1960 et 1995, elles passent de 33 % à 18 % de leur budget. En revanche, les dépenses en biens d’équipement augmentent considérablement : c'est le cas notamment de l'automobile dont le nombre passe de 5 à 15 millions entre 1960 et 1975. Augmentent également les dépenses de services comme par exemple la santé, les dépenses de loisirs et surtout celles du logement (de 11 % à 22 % entre 1960 et 1975).

Les nouveaux modes de distribution en grandes surfaces, la publicité pour l’équipement électroménager : réfrigérateurs, robots culinaires, machines à laver... font entrer les classes moyennes dans la consommation de masse, rendue possible grâce à l’augmentation du pouvoir d’achat.

La télévision est emblématique de cette envolée de la consommation et des comportements consuméristes. En 1950, la France compte 400 000 téléviseurs dont sont équipés seulement 5 % des ménages qui appartiennent aux classes aisées. Dix ans plus tard, le taux passe à 13 % (1 million de postes) et en 1980 à 70 % (15 millions de postes).

En l'espace de trois décennies, le téléviseur s’est donc démocratisé perdant son statut d’objet de luxe. Dans le même temps l’offre de programmes a cherché à s'adapter au plus grand nombre et l’ouverture sur le monde a façonné les comportements collectifs comme les pratiques culturelles qui deviennent homogènes.
b. Une société de loisirs
Les classes moyennes émergent et évoluent dans une société avide de loisirs et de culture. Certains produits culturels se développent considérablement comme par exemple le cinéma qui doit son essor à une puissante industrie. La production française est abondante et bien souvent les cinéastes, comme Claude Sautet  par exemple, s’intéressent aux mutations de la société dont ils se servent comme thèmes pour leurs films.

Une société également avide de sport, le tennis, sport par excellence de la classe aisée se démocratise, des écoles et clubs apparaissent dans toutes les villes même de petite taille.

Les voyages enfin, autrefois réservés aux plus riches, deviennent accessibles au plus grand nombre grâce en particulier aux clubs de vacances et aux Tours Opérateurs. Le nombre d’utilisateurs du Club Med est multiplié par 10 entre 1960 et 1975, de 45 000 à 430 000.
3. D’un modèle à l’autre
a. Un modèle exogène
Les premiers Français qui bénéficient de l’ascenseur social, dans les années 50, cherche à imiter le mode de vie des classes aisées, celles qui possèdent déjà le logement, l’automobile...  et qui s'adonnent aux loisirs.

Le confort de l’habitat, l’équipement de la maison, le temps consacré aux loisirs deviennent ainsi des standards de vie.

Les entreprises ont servi ce projet en permettant l’accès à des privilèges autrefois inaccessibles. L'industrie automobile produite à la chaîne, donc moins coûteuses, a démocratisé le transport individuel.

Dans l’habitat, grâce à l’augmentation de la surface, au confort des appartements (salle d’eau, cuisine équipées...), les classes moyennes accèdent à un confort jusqu’alors réservé aux plus aisés.
b. Les classes moyennes deviennent leur propre modèle
Ces classes moyennes constituent un groupe homogène mais se regroupent quand même autour des valeurs de l’individualisme, de la promotion, de l’ascension sociale et de la consommation.

Mais à l’intérieur du groupe, les écarts de salaires, de pouvoir d’achat et de niveau de vie sont importants. Une stratification existe donc et le passage d’une strate inférieure à celle qui est au dessus est un objectif de vie.

Ainsi passer d’un appartement à la maison individuelle, d’une petite automobile à une voiture plus puissante ou des vacances en camping au voyage à l’étranger constituent des projets de vie pour les classes moyennes.

Finalement, grâce à leur grande diversité interne, les classes moyennes deviennent leur propre modèle car chaque strate prend pour modèle celle qui est juste au-dessus d'elle.

L’essentiel

Il n’y a pas une mais des classes moyennes ou si l’on préfère plusieurs strates hiérarchisées à l’intérieur du groupe. Mais les forces de cohésion qui ont permis à ce groupe de progresser et de trouver sa propre identité ont parfaitement fonctionné pendant toute la période des Trente Glorieuses.

Le consensus s’est fait malgré les inégalités de pouvoir d’achat autour d’un certain nombre de valeurs bien identifiées et es facteurs d’unité, ont été jusqu’au début des années 70 bien plus forts que les différences.

Mais à partir du début des années 70, les difficultés économiques et le chômage commencent à faire éclater ce groupe.

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