Pensées : résumé détaillé de l'oeuvre - Maxicours

Pensées : résumé détaillé de l'oeuvre

Les citations font référence aux fragments de l’édition proposée par Léon Brunschvicg, le Livre de Poche.
1. Résumés des sections 1 à 6
a. Section 1 : Pensées sur l'esprit et sur le style
Pascal distingue les esprits logiciens dont les géomètres, pour qui tout doit être clair et suivant un ordre rigoureux, des esprits intuitifs, qui se laissent guider par leur spontanéité. La pensée de chaque individu dépend de ses principes, de ses habitudes, puisque « naturellement l’homme ne peut tout voir » ([401], Pensée 9).
Alors comment convaincre son interlocuteur ? L’art de persuader ne doit jamais perdre de vue son rapport « à la manière dont les hommes consentent à ce qu’on leur propose ». Il faut tenir compte du caractère propre de l’interlocuteur si l’on veut qu’il écoute.
b. Section 2 : Misère de l'homme sans Dieu
Ce mouvement a pour fin de rabattre l’orgueil de l’homme en montrant que sa prétention de connaître le vrai et le bien n’est qu’une vaine apparence, face à l’immensité de l’univers, face à la dualité propre de l’homme (corps et âme, sentiment et raison...), « c’est ce qui nous rend incapable de savoir certainement et d’ignorer absolument. » (347], P. 72). L’homme est ignorant face à ce mystère, à cette source d’angoisse.
La vie humaine semble régie par l’imagination et la vanité, pour éviter de voir la misère de sa vie si elle n’est emplie de foi. De ce constat, naît la nécessité du divertissement, qui détourne de cette misère naturelle, divertissement cependant éphémère.

c. Section 3 et 4 : De la nécessité du pari, des moyens de croire
La question de l’existence de Dieu pose problème si on raisonne. Pourtant, l’univers offre l’image de l’infinité et de l’immortalité comme s’il parlait en secret de l’éternité de l’âme et de Dieu. Pascal explique que, ne pouvant départager l'existence ou non de Dieu, il est préférable de rechercher la vérité de tout son cœur et de parier sur l’existence de Dieu, puisqu’il n’en coûte rien... : « Si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. » ([4], P. 233).
Les trois moyens de croire sont donc la raison, qui se soumet devant l’infinité d’éléments qui la dépassent ; la coutume, qui est renoncement à faire usage de sa pensée propre par peur de douter et de se tromper et enfin l’inspiration. Mais ce n’est pas la raison qui peut déterminer l’homme à chercher Dieu. Elle ne trouve pas de marque assurée de son existence. C’est le cœur seul, selon sa disposition profonde : « Nous connaissons la vérité non seulement par la raison mais encore par le cœur. » ([191], P. 282)
d. Section 5 : La justice et la raison des effets
Pascal analyse la relation entre justice et force. La justice est une force, la plus ancienne du pouvoir de juger : ce qui est juste d’être suivi, d’après le détenteur du pouvoir. La justice peut-elle exister si elle ne peut se détacher des illusions que créent les coutumes d’un état, les lois et opinions admises par les mœurs d’un pays ? Pascal établit que tout homme est assujetti à sa vanité et sa corruption, il doit être éclairé « par une autre lumière supérieure. » ([231], P.337)
e. Section 6 : Les philosophes
La grandeur de l’homme réside en sa pensée, si cette pensée est menée à bien, en prenant conscience de ses failles. Pascal s’appuie sur deux écoles de pensée philosophique qu’il considère comme « les deux grandes sectes dans le monde » : le stoïcisme et le scepticisme.
Les stoïciens désirant parvenir à l’absence de trouble et de passion, ignorent l’ordre du monde ; ils nourrissent leur orgueil de leur capacité à maîtriser la souffrance (exemple d’Epictète qui surmonte la torture infligée par son maître).
Les sceptiques se nourrissent de doutes, les confortant dans une paresse intellectuelle qui rend inutile la recherche de la vérité (exemple du pyrrhonisme, qui pousse le doute à son extrême).

Pascal veut accorder ces défauts et « contrariétés » en acceptant que, de la misère de l’homme naît sa grandeur quand il tend vers le libérateur, vers la quête de la réalité complexe.
2. Résumés des sections 7 à 13
a. Section 7 : La morale et la doctrine
Le péché originel a fait perdre à l’homme la référence stable du Bien, le repère du vrai et du juste. L’homme est « cloaque d’incertitude et d’erreur ; gloire et rebut de l’univers. » ([258], P.434) Il se règle sur lui-même pour définir les valeurs fondamentales : sa tentative de trouver la vérité et la justice est illusoire. Son salut réside dans la recherche de l’amour d’un être universel en lui, mais qui n’est pas lui : Dieu. Pascal mentionne la toute-puissance divine comme source du bien, et la part secondaire de l’homme dans son salut.
b. Section 8 : Les fondements de la religion chrétienne
L’homme doit établir la grandeur de la religion avec le sentiment double qu’elle nous révèle, de misère et de grandeur. Il doit s’écarter du déisme comme simple adoration d’un Dieu omnipotent et de l’athéisme qui nie l’existence même de ce Dieu. La connaissance du Christ rédempteur de la corruption des hommes sera « la pierre de scandale », ou plutôt l’épreuve de discernement entre les croyants et les réprouvés. Chercher Dieu, c’est le demander à la prière humble et non à la raison, qui veut que Dieu se montre à nous selon notre mérite. Dieu aveugle les réprouvés et n’éclaire que les élus, accordant la grâce.
c. Sections 9 et 10 : La perpétuité, les figuratifs
Pascal renie toute autre religion comme n’ayant pas le fondement de la chrétienté, pas de « marques de vérité » : la religion de Mahomet, celle de la Chine, celle des anciens Romains, celle des Égyptiens ([335], P.619). Pourtant le peuple juif, dans son attente du libérateur, s’appuie sur une loi la plus ancienne, des principes rigoureux, une foi qui sert de témoin au Messie. Le judaïsme serait la préparation du christianisme ; il s’appuie sur des « figures ou sottises » (des apparences, dogmes, des coutumes admises) mais en oublie l’essentiel : « la circoncision du cœur », la charité. Il manque au judaïsme la reconnaissance du libérateur, une lecture plus spirituelle des Écritures, moins charnelle, épurée des figures.
d. Sections 11, 12 : Les prophéties, preuves de Jésus-Christ
Les prophéties et prédictions assoient l’autorité des Écritures et préparent à la naissance du Christ dont l’évangile doit être cru. Le Christ est l’unique objet des prophéties de l’Ancien Testament, que Dieu a fait émerger pour annoncer sa venue. L’obscurité et les mystères qui entourent son existence sont les marques du triomphe sur le péché et la mort, sur la corruption des hommes. Sa double nature humaine et divine fait de lui un médiateur entre humanité et divinité. L’oublier est ignorer la transcendance de Dieu, ignorer la nature propre de l’homme.
e. Section 13 : Les miracles
S’il est raisonnable de croire en leur occurrence, témoins du fondement de la religion, les vrais miracles ne vont pas sans charité. Ils sont de l’ordre du cœur et confirment la doctrine de la foi.
Enfin, pour aller à l’essentiel : « C’est le cœur qui sent Dieu, et non la raison : voilà ce que c’est que la foi. Dieu sensible au cœur, non à la raison. »

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