Les déterminants de l'investissement - Cours de SES avec Maxicours

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Les déterminants de l'investissement

1. Les déterminants de l'investissement
a. Anticiper l'avenir
Une entreprise n'investit que si elle a des perspectives de débouchés. En période de faible croissance, les entreprises hésitent à investir. À l'inverse, l'amorce d'une croissance soutenue les incite à accroître leurs capacités de production afin de bénéficier de la croissance de la demande.

L'existence d'une prévision de demande supplémentaire est donc un préalable nécessaire à l'étude de tout projet d'investissement. Mais ce projet ne sera mené à son terme que si le chef d'entreprise le juge rentable. Cette rentabilité dépend du rendement économique de l'investissement que l'on mesure par le rapport excédent brut d'exploitation (EBE)/Capital fixe, mais aussi par le mode de financement de l'investissement. Dans le meilleur des cas, l'entreprise finance son investissement avec ses ressources propres (autofinancement).
b. Le rôle des taux d'intérêt
Il arrive que l'entreprise soit obligée de recourir à l'emprunt pour financer son projet. Dans ce cas, elle ne se lance dans l'opération que si elle est assurée que la profitabilité ou rentabilité financière sera positive, c'est-à-dire si le montant des frais financiers qu'elle devra acquitter pour rembourser son emprunt est inférieur au profit réalisé grâce à l'investissement.

Ainsi, si les taux d'intérêts sont élevés, peu de projets d'investissement seront rentables et verront donc le jour. L'entreprise préfèrera faire des placements financiers pour lesquels la profitabilité sera meilleure.
c. D'autres déterminants
On sait par ailleurs que les capacités d'endettement d'une entreprise ne sont pas illimitées. Il est donc évident qu'à partir d'un certain niveau d'endettement, elle soit obligée de donner la priorité au remboursement de ses emprunts et elle ne peut donc plus investir même si la rentabilité escomptée est importante.

D'autre part, l'investissement peut également être en fonction du coût des facteurs de production. En effet, une entreprise peut adopter des combinaisons productives utilisant plus ou moins de capital et de travail en fonction du coût de ces facteurs. Ainsi, si le prix du travail augmente elle préfèrera lui substituer du capital, donc réaliser un investissement.

Les investissements de l'État dans les domaines traditionnels que sont l'éducation ou la santé sont réalisés dans le but de satisfaire l'intérêt général et ne sont pas subordonnés à un quelconque souci de rentabilité.

L'État peut aussi décider de mener une politique intensive d'investissement dans le domaine des infrastructures (politique de « grands travaux »). Dans ce cas, le déterminant est politique : il s'agit de relancer la croissance économique sur la base de la mise en œuvre d'une politique keynésienne.
2. Un débat théorique
a. Pour les libéraux
Il faut avant tout favoriser la rentabilité des entreprises pour qu'elles investissent. Une baisse du coût du travail peut donc leur permettre d'augmenter leurs réserves et, à terme, d'investir. L'autofinancement est privilégié lorsque c'est possible.

En cas de financement externe, les investissements doivent être financés par le recours aux marchés. Il s'agit donc d'un financement externe direct qui dépend de l'épargne préalable des agents économiques. La libéralisation des marchés est donc encouragée.

Le recours à l'État est néfaste. L'investissement public va priver les marchés d'une partie des ressources en crédit dont ils pourraient disposer. Cela va donc faire augmenter les taux d'intérêts et déprimer l'investissement privé ce qui nécessitera une intervention encore plus forte de l'État (effet d'éviction).
b. Chez les keynésiens
Pour les keynésiens les entreprises n'investissent que si elles anticipent une forte demande (demande effective). Les agents économiques ont recours au financement externe indirect (crédit bancaire) pour réaliser leurs investissements. Un faible niveau des taux d'intérêts est alors nécessaire.

Dans le cadre d'une crise économique, si l'investissement privé est faible, l'État doit alors prendre le relais pour mener des politiques de relance de l'investissement et à terme de l'activité économique. Par un effet multiplicateur, les dépenses de l'État créeront des revenus plus que proportionnels dans l'économie.
L'essentiel
L'investissement est un pari sur l'avenir qui est fondé sur les prévisions d'évolution de la rentabilité et de la demande. Le mode de financement de l'investissement détermine en partie sa faisabilité. Les déterminants de l'investissement représentent aussi un enjeu théorique et de politique économique entre libéraux et keynésiens.

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