Le roman moderne - Cours de Français Seconde avec Maxicours - Lycée

01 49 08 38 00 - appel gratuit de 9h à 18h (hors week-end)

Le roman moderne

Objectif : connaître les genres littéraires dans une perspective historique.
Au cours du XXe siècle, le roman moderne, à l'image de l'art moderne, s'interroge sur lui-même et se cherche.
1. Flaubert : le premier des écrivains modernes
Aux yeux des modernes, Flaubert a renouvelé le genre romanesque concernant la question du point de vue, du rôle de la description et de l'importance du style. En fait, il fut le premier pour qui l'écriture est devenue « problématique » : une difficulté permanente vécue comme nécessaire.
2. La crise du roman nourrie par la crise du réalisme
Dès la fin du XIXe siècle, une foule de critiques s'élève contre le naturalisme et les principes du réalisme. On demande de faire place à des idéaux « plus élevés », sensibles aux mystères des conduites humaines, à des idées philosophiques plus ambitieuses.
En effet, si pour certains le roman a perdu toute inventivité, toute capacité de révélation nouvelle, il se perpétue sous les formes consacrées au XIXe siècle : roman psychologique, roman d'évasion, roman historique, roman exotique et roman à thèse.
Critique du réalisme et crise du roman coexistent en ces années de doute et de transition.
3. Le roman moderne : l'ère du soupçon
C'est le surréalisme, et notamment André Breton, qui porte le soupçon le plus lourd à l'égard du roman : il dénonce le positivisme, qu'il considère comme le signe d'abandon à la loi du moindre effort ; le réalisme dont il juge les descriptions vides et vaines, sans motivation narrative ; et enfin la psychologie des personnages qui n'est que l'apparence de la liberté.
Paul Valéry le rejoint également dans sa critique lorsqu'il reproche au roman son arbitraire, sa psychologie toute faite, sa médiocrité et ses grossières manipulations.

La critique marxiste développe un tout autre point de vue et met en avant un certain réalisme et un certain roman, en insistant sur le rôle pratique de la littérature dans la lutte pour l'émancipation du prolétariat. Le romancier devient donc un propagandiste zélé du parti.

4. Le roman comme recherche
Pour Michel Butor, le roman est « le laboratoire du récit » : il est le lieu privilégié de l'étude de la réalité telle qu'elle nous apparaît. Le romancier moderne ne doit donc plus céder à la facilité, mais il doit démasquer le réel en révélant des choses nouvelles. Ainsi, le thème devient inséparable de la forme. C'est pourquoi toute transformation de la forme romanesque ne peut se situer qu'à l'intérieur d'une transformation de la notion même du roman.
Toutes les grandes oeuvres romanesques du XXe siècle (de Sartre à Mauriac, en passant par Proust, Camus et Gide) témoignent de cette lente évolution : après s'être interrogées sur les pouvoirs du romancier, elles s'interrogent sur son objet.
L'essentiel

Au cours du XXe siècle, on procède à une remise en cause : après la crise du réalisme, le roman cherche de nouvelles voies pour s'exprimer et s'interroge sur lui-même.

Comment avez vous trouvé ce cours ?

Évaluez ce cours !

 

Découvrez
Maxicours

Des profs en ligne

Géographie

Aidez votre enfant à réussir en mathématiques grâce à Maxicours

Des profs en ligne

  • 6j/7 de 17h à 20h
  • Par chat, audio, vidéo
  • Sur les 10 matières principales

Des ressources riches

  • Fiches, vidéos de cours
  • Exercices & corrigés
  • Modules de révisions Bac et Brevet

Des outils ludiques

  • Coach virtuel
  • Quiz interactifs
  • Planning de révision

Des tableaux de bord

  • Suivi de la progression
  • Score d’assiduité
  • Une interface Parents