Le nouvel expansionnisme soviétique - Cours d'Histoire Terminale pro avec Maxicours

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Le nouvel expansionnisme soviétique

1. Les avancées du monde communiste
a. Un contexte de repli sur soi des Etats-Unis
Les années 1970 marquent, pour les Etats-Unis, le retour à un certain isolationnisme. Les débuts de la crise économique des années 1970, les conséquences du scandale du Watergate (1973-1974) sur la présidence américaine, l’humiliation subie lors de la prise d’otages de l’ambassade américaine de Téhéran (1979), sont autant de facteurs qui expliquent ce repli sur soi des Etats-Unis. La diplomatie américaine se fait hésitante et nombre de responsables américains considèrent que le pays doit d’abord résoudre ses problèmes avant de s’occuper de ceux du monde. Les accords d’Helsinki, en Finlande, en août 1975, sont censés marquer l’apaisement définitif des tensions en Europe mais ils consacrent surtout la position soviétique : en échange d’une reconnaissance des frontières européennes issues de la Seconde Guerre mondiale (c’est-à-dire notamment la reconnaissance de la ligne Oder-Neisse contestée par les Occidentaux depuis 1945), l’Union soviétique s’engage seulement sur le principe de respect des droits de l’homme, engagement qu’elle se presse de ne pas tenir, la même année, en refusant au physicien Sakharov d’aller recevoir le prix Nobel de la Paix.
b. Une stratégie globale d’encerclement
L’Union soviétique profite du contexte pour avancer ses pions partout dans le monde, au point que certains évoquent une véritable stratégie globale d’encerclement du « monde libre ».
C’est en Afrique que l’URSS se montre la plus entreprenante en soutenant les mouvements révolutionnaires marxistes et nationalistes en Angola et au Mozambique (1975), dans l’espoir de prendre l’Afrique du Sud, alliée des Etats-Unis, en tenaille. Ces visées s’expliquent par la concurrence sur le marché de l’or : si l’Afrique du Sud est le premier producteur mondial d’or, le deuxième est l’URSS, qui a donc tout intérêt à vouloir la contrôler afin de dominer le marché mondial de l’or.

L’URSS appuie également la révolution marxiste en Ethiopie (1976). En Amérique latine, l’URSS soutient la guérilla sandiniste au Nicaragua opposé à la dictature somoziste alliée des Etats-Unis (1979), ou encore le New Jewel Movement d’inspiration marxiste qui prend le pouvoir sur l’île de Grenade dans les Antilles.
Dans les deux cas, les Etats-Unis répliquent, mais avec retard. Ce n’est qu’en 1983 que les Etats-Unis soutiennent l’activité des contras, rebelles anti-sandinistes, et que les forces américaines opèrent un spectaculaire débarquement à Grenade.

2. Le « coup de Kaboul » et ses conséquences
a. La « solidarité prolétarienne »
L’Asie centrale est, depuis de nombreuses décennies, un axe de développement traditionnel pour la Russie. Dès le XIXe siècle, le « Grand jeu » oppose ainsi la Russie tsariste au Royaume-Uni. Dans ce Grand jeu, l’Afghanistan a toujours occupé une place centrale. Dans les années 1970, le pouvoir royal, autrefois soutenu par les Britanniques mais fortement délaissé par eux depuis que le Royaume-Uni s’est désengagé de l’Asie centrale, tombe sous les coups des communistes afghans.
A partir de 1978, ceux-ci établissent un régime communiste, tentent d’initier un développement économique fondé sur l’industrialisation et surtout de laïciser la société afghane. Cette dernière volonté suscite des tensions au sein de la population dont une partie est très fortement attachée à l’islam. Progressivement, le régime doit faire face à des révoltes populaires qui menacent de tourner en véritable rébellion. En décembre 1979, les dirigeants communistes de Kaboul doivent finalement se résoudre à demander l’aide de l’Union soviétique pour pacifier le pays. Les forces soviétiques entrent alors en Afghanistan.
b. Un conflit long d’un quart de siècle
L’entrée des troupes soviétiques en Afghanistan provoque instantanément une flambée des cours de l’or. Elle renforce la tension sur les prix du pétrole, déjà élevés depuis le triomphe de la révolution islamiste en Iran, quelques mois auparavant, aggravant ainsi le second choc pétrolier qui met à mal les économies industrialisées.
Pour l’Union soviétique, exportatrice de gaz et deuxième producteur mondial d’or, la flambée des cours des hydrocarbures et de l’or est une véritable aubaine.

L’Organisation des Nations-Unies condamne l’intervention soviétique et les Etats-Unis sortent finalement de leur repli sur eux-mêmes pour prendre des mesures de rétorsion. Ainsi, dès janvier 1980, ils annoncent le boycott des Jeux olympiques de Moscou, suivis par nombre de pays occidentaux. Ils décident un embargo sur les exportations de céréales à destination de l’Union soviétique. Mais surtout, ils apportent une aide matérielle considérable aux moudjhidin en lutte contre les forces soviétiques. Cette aide permet finalement à ces derniers, au bout de dix ans de guerre, de chasser les forces soviétiques du pays.

L’essentiel

A la faveur d’un nouveau repli sur soi des Etats-Unis, l’Union soviétique met en place, au moment même où la Détente atteint son apogée, ce qui semble être une véritable stratégie d’encerclement du « monde libre ». En Afrique, en Amérique latine et en Asie centrale, le communisme semble progresser.

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