Le discours rapporté : le style indirect libre - Maxicours

Le discours rapporté : le style indirect libre

Objectifs
  • Savoir reconnaitre le discours indirect libre parmi les paroles rapportées.
Points clés
  • Le discours indirect libre est intermédiaire entre le discours direct et le discours indirect.
  • Il emprunte certaines caractéristiques au discours direct comme les types de phrases, la marque de l’expressivité et de la subjectivité.
  • Au discours indirect, il emprunte les temps verbaux, les repères de temps et de lieu, etc.
  • Particulièrement utilisé dans les récits littéraires, il permet de rester dans le récit tout en faisant entendre les paroles d’un personnage.

Il existe 3 manières de rapporter les paroles des personnages dans un récit :

  • le discours direct, qui reprend les paroles telles qu’elles sont énoncées (sous forme de dialogue ou de monologue) ;
  • le discours indirect, qui est intégré au récit ;
  • le discours indirect libre, qui emprunte des caractéristiques à l’un et à l’autre des discours.
1. Les emprunts aux discours direct et indirect
Le discours indirect libre est l’intermédiaire entre le discours direct et le discours indirect, il n'utilise pas de verbe introducteur de parole.

 

Exemples :
« Non ! Je ne partirai pas d’ici, demain ! » → discours direct
« Elle lui dit qu’elle ne partirait pas de là, le lendemain. » → discours indirect
« Elle se fâcha. Non ! Elle ne partirait pas de là, le lendemain ! » → discours indirect libre
a. Les caractéristiques empruntées au discours direct

Les caractéristiques empruntées au discours direct sont :

  • les types de phrases : exclamatives, interrogatives (! ?) ;
  • les marques d’expressivité de la langue orale (Non !) ;
  • les marques de subjectivité (les manières de parler du personnage) ;
  • l'absence de proposition subordonnée.
b. Les caractéristiques empruntées au discours indirect

Les caractéristiques empruntées au discours indirect sont les suivantes :

  • les paroles, qui ne sont précédées d’aucun tiret, ni guillemets ;
  • les repères de temps et de lieu (« là », « le lendemain ») ;
  • les mêmes pronoms (« elle ») ;
  • les mêmes temps verbaux qui sont utilisés (on applique la concordance des temps) ;
  • la parole rapportée est résumée.
2. Particularités

Moins lourd que le discours indirect, le discours indirect libre permet de rester dans la continuité de la narration, tout en faisant entendre les paroles de quelqu’un ou en rapportant ses pensées. Le discours indirect libre est particulièrement utilisé dans les récits littéraires.

Les particularités principales du discours indirect libre sont :

  • le discours indirect libre n’utilise pas de verbe introducteur de la parole comme « dire », « demander », « interroger ». Au discours indirect libre il n'y a donc pas de proposition subordonnée ;
  • la distinction entre paroles rapportées et narration est gommée : il s’agit de la transcription des paroles prononcées, écrites ou pensées, souvent utilisée dans le monologue intérieur ;
  • les temps les plus courants sont les temps du passé : imparfait, plus-que-parfait de l’indicatif, présent du conditionnel à valeur de futur dans le passé ;
  • le locuteur n’est pas identifié de façon explicite ;
  • il est parfois difficile à repérer hors contexte.

 

3. Un exemple : extrait de « Tropismes », de Nathalie Sarraute

« Elle se tenait assise, les mains croisées sur son sac assorti, souriante, hochant la tête, apitoyée, oui, bien sûr elle avait entendu raconter, elle savait comme l’agonie de leur grand-mère avait duré, c’est qu’elle était si forte, pensez donc, elle avait conservé toutes ses dents à son âge… Et Madeleine ? Son mari…
Ah, les hommes, s’ils pouvaient mettre au monde des enfants, ils n’en auraient qu’un seul, bien sûr, ils ne recommenceraient pas deux fois, sa mère, la pauvre femme, le répétait toujours. »

 Analyse
Elle → 3e personne du singulier
oui → marque de l'oralité
bien sûr → marque de l'oralité
c'est qu'elle était si forte → marque de subjectivité
pensez donc → marque de l'oralité
Et Madeleine ? → marque de l'expressivité
Son mari... → marque de l'expressivité
Ah, les hommes → marque de l'oralité
ils n'en auraient qu'un seul → marque de subjectivité

Dans cet extrait, on suit les pensées du locuteur, qui n’est pas identifié.
Le récit est au passé, les temps utilisés sont l’imparfait (« pouvaient »), le plus-que-parfait (« avait conservé »), le présent du conditionnel (« recommenceraient ») qui exprime le futur dans le passé. On ne relève aucun mot introducteur de la parole, aucun lien logique entre les différentes propositions.

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