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La littérature d'idées au XVIIe siècle

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Objectif
  • Découvrir quelle forme prend la littérature d’idées au XVIIe siècle
  • Connaitre les principaux auteurs et œuvres argumentatives de ce siècle
Points clés
  • Les moralistes s'intéressent aux mœurs de leur époque dont ils critiquent certains aspects.
  • L’apologue est une forme prisée car elle permet de plaire et instruire.
  • La censure étant très présente, les auteurs privilégient l’argumentation indirecte.
Pour bien comprendre
  • Le classicisme
  • La fable
  • Le conte

Le terme « littérature d’idées » désigne tous les genres argumentatifs. Les textes appartenant à ce genre ont pour objectif d’informer le lecteur, de défendre une thèse ou, au contraire, de la réfuter.

Ces écrits font appel à la raison du lecteur, à ses capacités de raisonnement.

1. Les moralistes
a. Le classicisme

Le XVIIe siècle est marqué par le classicisme, un courant littéraire et culturel caractérisé par l’ordre, l’unité et la rigueur. La rigueur est d’abord philosophique et se développe à travers une réflexion sur la raison et la vérité.

Dans ce contexte, des auteurs écrivent de nombreux textes appartenant à la littérature d’idées. Ils y développent une argumentation directe ou indirecte : ces auteurs sont des moralistes.

b. Définition du moraliste
Au XVIIe siècle, un moraliste est un auteur qui écrit à propos de la morale, des mœurs, afin de proposer un enseignement à ses lecteurs.

De nos jours, il est coutume de qualifier de moralistes un certains nombre d’auteurs de cette époque, même si eux-mêmes se considéraient plutôt comme des écrivains ou des philosophes.

c. Les principaux auteurs
  • La Bruyère est l’auteur des Caractères ou les Mœurs de ce siècle (1688), un ensemble hétérogène constitué de maximes, de portraits satiriques, de caractères ou de sentences. Fin observateur de son époque, il y propose une satire féroce des comportements de la cour.
  • La Rochefoucauld est l’auteur des Maximes et réflexions diverses (1665), à travers lesquelles il cherche à démystifier les apparences souvent flamboyantes qui dissimulent les vices de l’humain.
    Exemple
    « Maxime 15 : La clémence des princes n’est souvent qu’une politique pour gagner l’affection des peuples. »
  • Pascal est l’auteur des Pensées, publiées à titre posthume (1670) et constituées de réflexions et notes dont l’un des passages les plus célèbres est celui du « divertissement » grâce auquel l’humain tente d’oublier qu’il est mortel.
  • La Fontaine et Perrault, auteurs de fables et contes, peuvent également être considérés comme des moralistes en raison de la visée didactique des morales de leurs textes.
2. L’apologue
a. Définition
L’apologue, du grec apologos (récit), est un court récit en vers ou en prose, à visée didactique, et composé de deux éléments : le récit et la morale. Il permet, par le biais d’une argumentation indirecte, de faire réfléchir le lecteur, et de lui proposer un enseignement tout en le divertissant. L’apologue met en pratique le principe de l’Utile Dulci, qui est de joindre l’utile à l’agréable.
b. Les formes de l’apologue au XVIIe siècle : la fable

À cette époque, le contrôle de la censure est très fort. Afin de la contourner, un des outils à la disposition des auteurs est l’argumentation indirecte. Sous couvert du récit et par le biais de personnages parfois forts éloignés de la réalité, les auteurs peuvent brosser un portait très critique de leur époque.

La Fontaine, à travers ses saynètes divertissantes mises en scène dans ses Fables, délivre à ses lecteurs des enseignements qui font encore foi de nos jours.

Exemple
« On a souvent besoin d’un plus petit que soi », morale de la fable « Le Lion et le Rat ».

Certaines fables sont également l’occasion pour le fabuliste de faire une satire de la cour et de la monarchie.

Exemple
Dans « Les animaux malades de la Peste », la morale critique une justice arbitraire :
« Selon que vous serez puissant ou misérable
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »
c. Les formes de l’apologue au XVIIe siècle : le conte

Perrault, dans ses Contes, transpose ses lecteurs dans un univers merveilleux dans lequel affleurent les normes sociales et morales de l’époque.

C’est le cas dans « Le Petit Chaperon rouge », où la morale invite à se méfier des apparences et des flatteries, mais également dans « Barbe-Bleue » qui contient la phrase suivante, devenue proverbe : « La curiosité est un vilain défaut ».

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