La Détente : principes et réalités - Cours d'Histoire Terminale pro avec Maxicours

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La Détente : principes et réalités

1. La consolidation du statu quo en Allemagne
C’est incontestablement en Europe que la Détente produit ses effets les plus spectaculaires. Effectivement, en 1969, le nouveau Chancelier ouest-allemand, Willy Brandt, issu du parti social-démocrate, lance l’Ostpolitik, c’est-à-dire la « politique d’ouverture à l’Est ».
En trois années, plusieurs accords qui règlent définitivement la question allemande sont ainsi conclus. Mais ils vont seulement dans le sens d’un statu quo des positions acquises au lendemain de la Seconde Guerre mondiale…

En 1970, deux traités sont ainsi signés : l’un germano-russe, l’autre germano-polonais. Ces traités reconnaissent l’inviolabilité des frontières européennes, y compris celles héritées de la Seconde Guerre mondiale, c’est-à-dire la ligne Oder-Neisse qui consacrait la réduction du territoire allemand au profit d’un glissement de la Pologne vers l’ouest afin de laisser à l’Union soviétique le bénéfice des territoires de la Pologne orientale. En septembre 1971, un traité quadripartite sur Berlin est signé entre les quatre Alliés : l’Union soviétique s’engage irrévocablement à ne pas entraver la circulation des marchandises et des personnes entre Berlin-Ouest et la RFA. Cela constitue la disparition des risques de blocus tel celui vécu en 1948-1949.

Enfin, en décembre 1972, un traité fondamental est signé entre la République fédérale d’Allemagne et la République démocratique d’Allemagne : les deux Etats se reconnaissent mutuellement et décident de normaliser leurs relations. En septembre 1973, les deux Allemagnes sont admises ensemble au sein de l’Organisation des Nations Unies.

2. La persistance des conflits périphériques
a. Les conflits israélo-arabes
Malgré les réelles avancées de la Détente en Europe, les deux blocs continuent à s’affronter par l’intermédiaire de conflits périphériques qui, toutefois, semblent parfois leur échapper.

C’est le cas au Proche-orient qui vit, en 1967 d’abord, puis en 1973, deux nouvelles guerres israélo-arabes. En mai 1967, à l’instigation de l’Union soviétique, Nasser tente de restreindre les accès maritimes de l’Etat israélien. Celui-ci réagit vivement, sans attendre les négociations diplomatiques entamées entre Etats-Unis et Union soviétique : le 5 juin, son aviation attaque les bases militaires égyptiennes. En quelques minutes, l’essentiel de l’aviation égyptienne est détruite. Dans le même temps, une force blindée attaque le territoire égyptien. En six jours (d’où le nom de Guerre des Six Jours), Israël s’empare du Sinaï, de la vieille ville de Jérusalem (qui appartenait à la Jordanie), d’une partie de la Cisjordanie, du plateau du Golan et de la bande de Gaza. D’un seul coup, le territoire israélien se voit multiplié par cinq, passant de 20 000 km² à 102 000 km².

En 1973, profitant de la fête juive du Yom Kippour (d’où le nom de Guerre du Kippour), les pays arabes au premier rang desquels l’Egypte, la Syrie et la Jordanie attaquent Israël par surprise. Dans un premier temps, les forces arabes unies avancent très loin dans le territoire israélien, mais dès le lendemain du déclenchement du conflit, l’armée israélienne retourne la situation à son avantage et avance jusqu’à 70 km du Caire et surtout 30 km de Damas, la capitale syrienne. C’est alors que les pays arabes producteurs de pétrole décident d’augmenter le prix du pétrole et de pratiquer un embargo sur les pays alliés d’Israël. Cela fonde le premier choc pétrolier.
Le conflit militaire, lui, est réglé par l’envoi, à l’instigation des Etats-Unis, d’une force d’interposition de l’ONU : les Casques bleus.

b. La guerre du Viêtnam
La guerre du Viêtnam menée par les Américains contre le régime communiste de Hanoi constitue un autre conflit périphérique. Il s’agit là d’un prolongement de la situation indochinoise de 1954. Au moment du retrait français, il était prévu que les deux Etats vietnamiens seraient réunifiés à brève échéance. Mais devant la menace d’une réunification qui laisserait la place libre aux communistes du Nord-Viêtnam, les responsables américains commencent à inciter le Sud-Viêtnam à lutter contre la guérilla communiste entretenue par le Nord. Progressivement, sous les présidences de Kennedy et de Johnson, les Etats-Unis doivent s’engager directement, avec l’envoi de 500 000 hommes au plus fort de leur participation au conflit, en 1968. Mais cet engagement a mauvaise presse dans l’opinion publique américaine et internationale, sensible notamment aux bombardements massifs effectués par l’aviation américaine sur le Nord-Viêtnam.

Johnson décide donc de restreindre l’engagement ; puis son successeur, Nixon, fait entamer des négociations qui aboutissent finalement au retrait américain. Ce retrait est lourd de conséquences puisque toute la péninsule indochinoise passe finalement au communisme.

L’essentiel

Si la fin des années 1960 et le début des années 1970 voient se développer une phase de détente entre les deux Grands, il s’agit surtout de la mise en œuvre d’un jeu diplomatique international. Ainsi, la Détente permet au mieux la consolidation du statu quo en Allemagne et les conflits périphériques persistent.

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