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Faut-il réduire les coûts salariaux ?

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1. La thèse du travail trop cher
a. L'analyse libérale du chômage
Les néoclassiques postulent que le déséquilibre du marché du travail provient essentiellement du coût du travail, trop élevé et rigide à la baisse. Dans un marché libre, en effet, l'offre et la demande de travail s'accordent sur un prix et sur une quantité d'équilibre, satisfaisant employeurs et employés (cf. schémas). Il ne peut donc exister que des chômeurs volontaires, ou un chômage frictionnel de courte durée (chômage de job search). Cependant, cette régulation naturelle ne peut avoir lieu en raison d'une trop grande rigidité des salaires à la baisse (norme du SMIC : Salaire minimum interprofessionnel de croissance, par exemple).

L'équilibre naturel du marché du travail ne pourrait alors être atteint, particulièrement pour les salariés dont la productivité est la plus faible : les employeurs sont donc contraints de réaliser une flexibilité par les quantités (en n'embauchant pas ou en débauchant), puisqu'on leur refuse une flexibilité des niveaux de salaires.
O = Offre de travail (émanant des employés)
D = Demande de travail (émanant des employeurs).
b. Quels coûts salariaux diminuer ?
Les libéraux sont conscients qu'il n'est guère possible de baisser la rémunération nette des salariés, compte tenu des normes sociales. Le coin fiscal, c'est-à-dire la différence entre le coût total du travail pour l'employeur et la rémunération nette reçue par le salarié, est donc le principal accusé.

En effet, le coût salarial total comprend, outre le salaire net et les cotisations sociales, les cotisations patronales et les charges professionnelles. Les politiques d'emplois visant à réduire le chômage font d'ailleurs partiellement référence à ces analyses théoriques : les pouvoirs publics proposent ainsi des aides spécifiques à l'embauche pour certaines catégories de personnes (chômeurs de longue durée par exemple ou jeunes sans qualification) dont profitent les employeurs sous forme d'allègement de charges sociales.

Le coût d'opportunité du travail est aussi évoqué : du fait des allocations et des revenus sociaux de transfert, les chômeurs ne seraient pas incités à retrouver une activité, puisque le différentiel entre le revenu du travail et les revenus sociaux est assez faible. Il faudrait donc limiter les durées et les montants des aides sociales, pour éviter ces trappes à chômage.
2. Les difficultés de mise en oeuvre
a. Le salaire est un contrat
Le salaire peut être considéré à la fois comme le fruit d'un travail apportant le revenu, comme un coût pour l'employeur, ou encore comme une convention reposant sur un contrat. On peut de même faire référence à la logique du salaire d'efficience, qui stipule que l'on ne peut guère baisser le salaire car cela engendre immédiatement des défauts de qualité et de productivité de la part des salariés (au contraire, un salaire supérieur incite à mieux travailler).
b. Le salaire détermine la demande effective
Les keynésiens postulent quant à eux une insuffisance de la demande effective pour expliquer le niveau de chômage. La notion de marché du travail n'est donc pas très pertinente. Selon eux, le niveau d'emploi dépend essentiellement du niveau de production que les entrepreneurs estiment nécessaire de mettre en œuvre, au regard de leur anticipation de la demande générale. Ils embauchent alors en conséquence de ces estimations. Il est donc tout à fait possible de connaître un équilibre de sous-emploi avec un chômage involontaire.

Pour limiter ce chômage keynésien, il faut jouer sur les variables déterminant la demande effective : le niveau de consommation et le niveau d'investissement. Il semble donc peu efficace de vouloir baisser les coûts salariaux, bien au contraire.

L'essentiel
Thème lancinant, la nécessité de réduire les coûts salariaux s'appuie sur une analyse libérale d'un marché autorégulateur, dont l'équilibre ne pourrait être atteint du fait de la rigidité des salaires à la baisse. La critique porte aussi sur le poids des charges sociales que supporte l'employeur. Cependant, il ne faut pas oublier que le salaire détermine le revenu et donc le niveau de consommation. Pour les keynésiens, la baisse des salaires aurait donc une incidence négative sur le niveau de la demande effective.

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