Electre : L'auteur et son œuvre - Maxicours

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Electre : L'auteur et son œuvre

1. Biographie de Jean Giraudoux
a. De brillantes études
Jean Giraudoux naît en 1882 à Bellac en Haute Vienne. Il fréquente le lycée de Châteauroux où il est un excellent élève, puis celui de Lakanal à Sceaux où il prépare le concours de l'Ecole Normale Supérieure.

Il entre à l'E.N.S. en 1903 et y poursuit des études germaniques, ce qui lui vaut de passer un an à Munich et lui donne le goût des voyages. Plusieurs de ses œuvres seront marquées par cet intérêt pour l'Allemagne.

b. Une double carrière
Entre 1907 et 1910, Giraudoux effectue plusieurs séjours à l'étranger et s'essaie à l'écriture en participant au journal Matin, ce qui le conduit à publier un premier recueil de nouvelles, Provinciales en 1909.

En 1910, il est reçu au concours du Quai d'Orsay et se lance alors dans une carrière diplomatique qu'il mènera parallèlement à ses activités littéraires.

Giraudoux participe à la Première Guerre mondiale au cours de laquelle il est blessé deux fois ; suite à cela, il est envoyé en mission à l'étranger où il vit la fin du conflit.
Son expérience de la guerre lui inspire trois textes : Lectures pour une ombre (1917), Amica America (1918), et Adorable Clio (1919).

Ses deux carrières d'écrivain et de haut fonctionnaire sont alors lancées.

c. Les succès littéraires
Ce sont d'abord des romans : Suzanne et le Pacifique (1921), Siegfried et le Limousin (1922), Bella (1926) entre autres.

Mais à partir de 1928 et sa rencontre avec Louis Jouvet, directeur de théâtre, metteur en scène et comédien, Giraudoux se tourne vers le théâtre auquel il se consacre essentiellement par la suite.
Sa première pièce, Siegfried, est l'adaptation de son roman de 1922 et emporte un vif succès.

De sa collaboration fructueuse avec Jouvet naîtront notamment Amphitryon 38 (1929), Judith (1931), Intermezzo (1933), La Guerre de Troie n'aura pas lieu (1935), Electre (1937), ou encore Ondine (1939) qui ont fait de Giraudoux l'un des plus grands dramaturges français du XXe siècle.

Son écriture ne se limite pas pour autant à la littérature, puisqu'il s'adonne également à la critique littéraire, à l'essai politique ou à des écrits pour le cinéma.

d. La fin de ses deux carrières
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Giraudoux est nommé Commissaire général à l'Information, fonction qu'il exerce jusqu'à la défaite de 1940.
En 1941, il se retire totalement de l'administration et se consacre alors entièrement à sa carrière d'homme de lettres, en donnant par exemple en 1943 Sodome et Gomorrhe.

C'est en 1944 que meurt Giraudoux d'un empoisonnement du sang, quelques mois avant la Libération.

Deux autres pièces sont présentées par Jouvet de façon posthume, dont La Folle de Chaillot qui lui apporte son dernier grand succès en 1945.

2. Giraudoux et Electre
a. 1937 : création d'Electre
Electre est la huitième pièce que Giraudoux fait jouer et elle se trouve au centre de sa carrière dramatique.
On ignore combien de temps a pris la rédaction, mais ce fut vraisemblablement très bref, comme le temps de préparation de la représentation car il ne se passe que quelques mois entre le moment où il met le point final à sa pièce en décembre 1936 et celui où elle est jouée en mai 1937.

A sa création, les critiques sont divisées à propos du texte comme de l'interprétation : là où certains voient une pièce riche, d'autres jugent qu'elle est difficile ou précieuse ; là où certains louent le rôle d'Electre au détriment de celui d'Egisthe, d'autres y célèbrent celui du régent face à la jeune fille.

Le public quant à lui réserve globalement un bon accueil à la pièce.

b. La reprise d'un mythe antique
L'Electre de Giraudoux s'inscrit dans une vague de renouveau du mythe antique au XXe siècle. Cette pièce n'est d'ailleurs pas la première de Giraudoux à reprendre un mythe : il y eut auparavant La Guerre de Troie n'aura pas lieu et Amphitryon 38.

Les auteurs de cette époque trouvent en effet dans ces récits des sujets de réflexion sur les événements contemporains, et notamment sur la menace d'un deuxième conflit mondial.

Le mythe antique a ainsi pu inspirer ces auteurs pour des écrits de genres variés : Sartre avec Les Mouches, Cocteau avec La Machine infernale, Camus avec Le Mythe de Sisyphe, Gide avec Œdipe et Le Prométhée mal enchaîné, etc.

c. Résumé de l'œuvre
L'action débute avec l'arrivée d'Oreste, le frère d'Electre, se faisant passer pour un étranger, au palais du roi d'Argos d'où il a été exilé lorsqu'il était enfant. Le jardinier lui fait visiter les lieux et lui apprend qu'il va épouser Electre le jour même.

Ce mariage a été ordonné par Egisthe, le régent et amant secret de Clytemnestre, pour éloigner Electre du palais. Mais il se heurte à plusieurs opposants : outre Oreste qui n'apprécie pas cette idée, le Président, cousin du jardinier, ainsi que sa femme Agathe, refusent que la malédiction des Atrides soit transmise à leur famille par cette union.
Clytemnestre, la mère d'Electre, quant à elle ne conçoit pas que sa fille épouse un homme du peuple.

Oreste parvient à évincer le jardinier et révèle à sa sœur sa véritable identité. Electre est comblée par ces retrouvailles, mais cela ravive en elle la haine qu'elle éprouve envers Clytemnestre et Egisthe, sans qu'elle en comprenne encore la raison. Elle transmet cette haine à son frère .

Clytemnestre, après qu'Egisthe lui eut annoncé qu'Oreste était de retour, comprend que cet étranger n'est autre que son fils.

Au petit matin, Electre informe Oreste des révélations qu'elle a eues durant la nuit : leur mère a un amant et leur père a été tué. Ils pressent donc Clytemnestre de les éclairer sur chacun de ces points.
Surgit alors Egisthe qui a eu lui aussi une révélation : il s'est vu offrir Argos par les dieux, avant d'apprendre que les Corinthiens menacent d'attaquer la ville.

Pour sauver son peuple, il souhaite qu'Electre consente à ce qu'il épouse Clytemnestre, ce qui lui permettrait de devenir le roi légitime d'Argos et de parvenir ainsi à enrayer le danger.
Electre refuse et comprend qu'Egisthe et Clytemnestre sont les assassins de son père. Le régent lui promet que les coupables seront punis, dès que la menace corinthienne aura été effacée, ce qu'elle rejette.

Devant l'impossibilité de trouver une issue, Egisthe se retire avec Clytemnestre, après avoir refusé de tuer celle-ci pour gagner le pardon d'Electre. Sourd aux mises en garde de la reine, il détache Oreste que les Euménides, les trois sœurs déesses de la vengeance, avaient pris soin d'enchaîner pour tenter de l'empêcher de commettre un crime.

A l'arrivée de la femme Narsès et des malheureux qui l'accompagnent, le mendiant, personnage mystérieux, leur fait, ainsi qu'à Electre, le récit de la mort d'Agamemnon puis celui du meurtre d'Egisthe et de Clytemnestre, tués par Oreste.

La ville est alors ravagée par les Corinthiens, tandis que le jour se lève, et qu'Electre se dit satisfaite de la situation, jusqu'à ce que les Euménides détruisent ses certitudes.

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