Syntaxe / hypotaxe / parataxe - Cours de Français avec Maxicours - Lycée

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Syntaxe / hypotaxe / parataxe

Objectif : distinguer les différents types de dépendances syntaxiques qui régissent les phrases complexes.
1. La syntaxe au service de l’analyse grammaticale 

L’analyse grammaticale de la langue française repose sur plusieurs critères qui s’appuient à la fois sur les constituants eux-mêmes (les mots, les combinaisons syntaxiques) et leur contenu (le sens, aussi bien grammatical que communicatif).

Parmi ces critères, on repère notamment la composante phonologique, du grec phonê, « son » (prononciation, intonation, articulation…) ou encore la composante morphologique, du grec morphê, « aspect, forme » (ce qui relève de la structure interne des mots : comment le mot est formé, les préfixes, la dérivation, les désinences…).

La composante sémantique, du grec sèmainein, « signifier », étudie pour sa part le sens véhiculé par les différentes formes linguistiques identifiées et permet au lecteur de comprendre l’énoncé, et d’apprécier les relations de sens qui peuvent s’établir entre la grammaire et la signification d’un énoncé.

La composante syntaxique, du grec syntaxis, « mise en ordre, disposition, assemblage », s’attache, elle, à la manière dont les mots vont se combiner pour former des groupes de mots et des phrases.

Il va sans dire que l’analyse n’exige pas les mêmes procédures lorsqu’il s’agit d’étudier des phrases simples et des phrases complexes.

2. Phrases complexes : identification de la parataxe et de l’hypotaxe

Définir la phrase nécessite la prise en compte de plusieurs critères : on prend en compte le critère mélodique (cadence ascendante / descendante), le critère typographique (majuscule et ponctuation finale) et le critère sémantique (une unité de sens).

Les phrases peuvent avoir des structures syntaxiques très différentes : elles peuvent ainsi être sans verbe et appelées phrases non verbales (du type : « Grève dans les transports parisiens », ou « Quel idiot, cet enfant ! »…) , ou bien n’être constituées que d’un mot (on parle alors de mots- phrases, comme « Non », « Peut-être »…).

Mais la phrase canonique telle qu’on nous l’enseigne traditionnellement depuis notre enfance est munie d’un verbe. Il convient alors d’identifier si elle est simple (une seule proposition = une seule phrase), ou si elle est composée de plusieurs phrases ou propositions (reposant chacune sur un sujet propre et un pivot verbal), ce qui fait d’elle une phrase composée.

a. Le principe de réunion : la parataxe

Des propositions peuvent être autonomes, et placées sur le même plan syntaxique (aucune ne dépend de l’autre et chacune peut être supprimée), donc sans qu’un lien de dépendance ne se dessine entre elles :

- elles peuvent êtres réunies par un mot de liaison (comme : mais, et, puis, ou, car) ;
Exemple : Ils avaient dit qu’ils viendraient au réveillon mais ils ont finalement annulé.

- ou elles peuvent être juxtaposées par un signe de ponctuation comme la virgule, le point-virgule ou les deux points.
Exemple : L’heure tourne :  il faut partir maintenant.

Ces phénomènes de réunion constituent ce que l’on appelle la parataxe.

b. Le principe de subordination : l’hypotaxe

En revanche, toute autre est la relation de subordination, comme son nom l’indique.
La relation entre les propositions est une relation de dépendance : la subordonnée a besoin de la principale pour survivre (« Quand il entra » ne signifie rien sans proposition principale).

Cette relation est souvent marquée par la présence d’un mot subordonnant, mais ce n’est pas non plus systématique : pronom relatif (Le chocolat que tu m’as offert est délicieux.) ; conjonction de subordination (Il lui semblait alors que rien ne serait plus jamais comme avant.), une locution (Je lui ai préparé ses valises pour qu’il n’ait plus qu’à partir prendre son train.), etc.

3. Quels prolongements dans l’analyse d’un texte ?

Notamment dans une description, la parataxe ou l’hypotaxe permettront de multiplier les indications sur la situation, les personnages, tout en alourdissant considérablement le rythme du texte. Le temps peut alors sembler se suspendre et le narrateur cherche à attirer l’attention de son lecteur sur une atmosphère, un détail, une attitude qui auront leur importance dans la suite de la narration.
Exemple : Ses yeux, qui avaient en eux toutes les couleurs d’une forêt d’automne, pouvaient vous apaiser en un clignement.

Le ralentissement ou l’accélération rythmique sont des conséquences notables aussi : la parataxe peut ainsi exprimer une succession d’événements, d’actions rapides, enchaînés, peut-être saccadés qu’il faudra analyser dans un commentaire de texte. La phrase devient parfois mimétique des mouvements évoqués.
Exemple : Il court, se rapproche, tend les bras, trébuche, s’effondre.

L’hypotaxe permet aussi de hiérarchiser les informations pour attirer l’attention du lecteur sur certaines plus que sur d’autres : la grammaire trouve alors là toute sa saveur dans la situation d’énonciation propre à l’énoncé concerné.

L'essentiel

Il ne faut pas se laisser dérouter par l’apparente complexité de ces termes : syntaxe, parataxe et hypotaxe. La syntaxe offre une approche grammaticale et analytique du texte, et des relations entre les mots, les groupes de mots, les phrases. La parataxe réunit des propositions sur un plan hiérarchique identique alors que l’hypotaxe affirme des liens de dépendance. Mais la grammaire seule ne saurait vraiment servir si elle n’était mise au service de la compréhension du texte. N’oubliez pas qu’un choix de construction grammaticale est avant tout un choix stylistique fait par un auteur, à un moment d’un texte. Il ne faut donc pas hésiter à le traiter comme une image, un champ lexical, nécessaires à une bonne lecture analytique ou méthodique.

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