René Descartes - Cours de Français Terminale L avec Maxicours - Lycée

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René Descartes

René Descartes est né le 31 mars 1596 près de La Haye (Touraine). Il appartient à la petite noblesse de robe.
a. Formation
En 1606, il entre au collège jésuite de La Flèche. Il y rencontre Mersenne. Seules les mathématiques répondent alors à ses attentes.
Licencié en droit à Poitiers (1616), il part à la découverte du monde.
b. Parcourir « le grand livre du monde »
En Hollande, il s'engage dans l'armée du prince d'Orange, puis entre au service du duc de Bavière en Allemagne. C'est là, le 10 novembre 1619, qu'il a l'idée de sa méthode.
Il voyage en Europe. À Paris (1625-1629), il participe à la vie mondaine et diffuse ses idées.
c. Retraite
Il s'établit en Hollande en 1629 et y compose l'essentiel de son œuvre. Son Discours de la méthode (1637) et ses Méditations métaphysiques (1641) lui valent de violentes critiques : en 1642, Utrecht interdit l'enseignement de sa doctrine. Il la complète néanmoins avec ses Principes de la philosophie (1644), dédiés à la Princesse Elisabeth, qui lui inspire son Traité des passions de l'âme (1649).

Invité par la Reine Christine de Suède en 1649, il supporte mal le climat et meurt le 11 février 1650. Son corps ne sera ramené en France qu'en 1667.

2. Le cartésianisme
a. Héritage
  • Les philosophies stoïciennes et épicuriennes.
  • La scolastique, inspirée d'Aristote et de Saint Thomas, à laquelle il s'oppose.
  • Montaigne, dont il retient le doute sceptique.
  • Francis Bacon et Galilée, dans le domaine scientifique.
b. Principes
  • Parvenir à la sagesse

    But ultime de la philosophie, elle s'atteint par la connaissance.
    Cette connaissance, pour être accessible, nécessite l'élaboration d'un système total du savoir.

    Ce système, pour être universellement vrai, ne peut lui-même être établi qu'à l'aide d'une méthode infaillible.

    Le premier travail du philosophe va consister en l'élaboration de cette méthode.

  • Une méthode pour connaître

    Elle repose sur le raisonnement mathématique, qui s'organise sous la forme d'une chaîne de déductions.

    À l'aide de ce raisonnement, le philosophe fait table rase de toutes les connaissances antérieures, pratique le doute méthodique (= organisé) et hyperbolique (= absolu) et se retrouve seul (solipsisme cartésien).
    Sa raison, vierge de préjugés, va pouvoir se construire un savoir qu'elle aura découvert elle-même.

    Cette foi en la raison fonde le rationalisme cartésien.

  • Vers un système total du savoir

    La certitude d'être
    Du doute naît la première évidence : si je pense que tout est faux, il faut bien que moi qui pense cela, existe, d'où la certitude que « je pense, donc je suis ».

    Le dualisme
    Puisque je peux douter des choses matérielles qui m'entourent et que ce doute prouve que je pense, il est clair que ma pensée, par laquelle j'existe, est distincte de ces choses matérielles dont je doute. La pensée, immatérielle, se distingue des choses matérielles, en sorte que l'âme est distincte du corps.

    La preuve de l'existence de dieu
    Le doute imparfait vise la connaissance, qui est perfection. Mais cette idée de perfection ne peut venir de moi, qui suis imparfait ; elle provient donc de l'être parfait lui-même : Dieu.

    La preuve de l'existence objective du monde
    Mes sens sont faillibles. Mais la véracité divine, de même qu'elle m'assure de la véracité de mes idées claires et distinctes, m'assure de l'existence du monde, dont j'ai une idée claire et distincte. L'idée claire et distincte qui se trouve en moi rend donc possible la connaissance de toute chose du monde extérieur à moi. C'est l'idéalisme cartésien.

  • Le mécanisme universel

    De ces évidences, nous pouvons déduire les lois de la physique et de la nature. Celles-ci, source de progrès scientifique et technique, permettront à l'homme de se rendre maître de la nature.

    La vision copernicienne du monde
    L'homme n'est plus la fin de la création. Il convient donc de chercher comment, et non plus pourquoi, les choses matérielles ont pu être produites.

    La méthode expérimentale
    Notre entendement (= capacité de comprendre) est limité, et la nature est complexe. Il convient donc d'observer et d'analyser celle-ci, et d'établir un va-et-vient constant entre l'idée que l'on a d'un phénomène naturel, et le phénomène lui-même.
    La perspective mécaniste. En physique : Les mouvements des corps sont assimilables à ceux des machines. De sorte que les règles de la mécanique sont les mêmes que celles de la nature. En biologie : Les animaux sont des animaux-machines. L'animal ne peut être doué de raison car il ne possède pas de langage élaboré. Son instinct obéit aux lois physiques qui régissent son corps, tout comme le corps humain.

    La psychophysiologie
    L'âme humaine est liée au corps par la glande pinéale. Celle-ci est mue par les esprits animaux, qu'elle reçoit lorsque les objets extérieurs frappent nos sens. C'est ainsi que le corps engendre dans l'âme des passions. Pour combattre les mauvaises passions, l'âme dispose de la volonté.

  • Perspective morale

    Le Libre-arbitre
    Il guide la volonté. Une preuve de son existence est l'erreur, qui consiste à faire mauvais usage de sa liberté en adhérant à une idée fausse.

    La générosité, idéal cartésien
    Elle est l'ultime remède contre le dérèglement des passions. Elle incite l'homme à faire bon usage de son libre-arbitre conformément à la vertu, source de la plus grande satisfaction.

b. Œuvres maîtresses
  • Discours de la Méthode

    Premier écrit philosophique rédigé en français, il se veut accessible à tous.
    Il sert de préface à trois essais scientifiques : Dioptrique, Géométrie, Météores.
    Il est le récit par Descartes de son itinéraire intellectuel, l'exposé de sa doctrine, et la synthèse de ses recherches.
    Il est divisé en six parties. Dans la première figure la célèbre formule : « Le bon sens [= la raison] est la chose du monde la mieux partagée ». Dans la quatrième figure le fameux « Je pense, donc je suis », développé dans les Méditations.

  • Méditations métaphysiques

    D'abord écrites en latin, elles sont destinées aux théologiens. Le terme de « méditations », d'ordinaire appliqué à des ouvrages moraux ou religieux incitant à l'exercice spirituel, annonce une métaphysique nouvelle.
    Également composées de six parties, elles appliquent la méthode élaborée dans le Discours et constituent le cœur de la doctrine cartésienne.

  • Traité des Passions

    Descartes s'efforce d'expliquer de manière physiologique et non en moraliste comment le corps peut engendrer dans l'âme des passions.

  • Découvertes scientifiques

    En appliquant l'algèbre à la géométrie des Anciens, Descartes a inventé la géométrie analytique, qui lui a permis de déterminer les lois de la réfraction.

L'essentiel

Père de l'idéalisme et du rationalisme moderne, ayant inauguré une philosophie du Sujet, Descartes a également fourni un instrument indispensable à ses successeurs avec la géométrie analytique et orienté la physique et la biologie vers la méthode expérimentale et le mécanisme.

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