Les perturbations chimiques de la perception visuelle
Cette perception visuelle est dépendante du cheminement des messages nerveux partant de la rétine jusqu’au cortex visuel primaire. Ce cheminement peut être perturbé chimiquement modifiant ainsi l’image réellement perçue par l’œil.
Chaque cellule bipolaire est reliée à une cellule ganglionnaire par une synapse. Elle peut donc lui transmettre le message nerveux généré au niveau de la rétine.
Les axones des cellules ganglionnaires se rejoignent pour former le nerf optique. Ce dernier fait la liaison avec le cerveau au niveau d’une zone relais située au centre du cerveau appelée aussi thalamus visuel. C’est au niveau de cette zone que sont acheminés les messages nerveux provenant de l’œil. Ils sont alors transmis à des neurones permettant de les conduire jusqu’au cortex visuel primaire situé dans le lobe occipital du cerveau qui va lui-même redistribuer l’information dans différentes zones du cerveau.
Sa prise provoque des illusions visuelles (couleurs plus intenses, déformation des objets, lumière plus intense) voire même des hallucinations (visualisation d’objets ou de personnes n’existant pas) lorsque l’individu en consomme d’importantes quantités.
Après la prise de fortes doses de LSD, on observe que cette drogue se concentre au niveau de la zone relais de la voie visuelle. Cette zone est riche en synapses faisant le lien entre les neurones ganglionnaires et les neurones conduisant le message nerveux visuel au cortex visuel primaire.
La sérotonine est un neuromédiateur qui agit au niveau de ces synapses. Si on compare la structure moléculaire du LSD et de la sérotonine, on constate de fortes similitudes (document 1). Le LSD a donc la capacité de se fixer sur les récepteurs à la sérotonine au niveau des synapses de la zone relais générant ainsi un message nerveux. Contrairement à la sérotonine, le LSD se fixe des heures à ces récepteurs bloquant l’action de la sérotonine.
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Doc. 1 : Comparaison des structures
chimiques de la sérotonine (A) et du LSD
(B)
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D’autres substances connus ont des effets hallucinogènes : les amphétamines, l’ecstasy,….elles agissent elles aussi en mimant l’action de neuromédiateurs naturels tels que la sérotonine, la dopamine ou la noradrénaline
De même, le THC (TétrazHydroCanabinol), principe actif du cannabis, se fixe sur un récepteur CB1 que l’on trouve présent dans le thalamus, zone de relais des informations sensorielles d’origine périphérique telles que les informations visuelles. Il peut par cette action perturber lui aussi la perception visuelle.
D’autres drogues telles que l’ecstasy peuvent perturber le fonctionnement de l’organisme et causer des troubles digestifs, une déshydratation et une élévation de la température du corps.
Dans tous les cas, ces drogues plongent progressivement l’individu dans un état dépressif. L’individu devient dépendant et est rapidement en manque. Il va s’isoler et n’avoir pour seul objectif que de se procurer de la drogue afin de retrouver une sensation de bien être.
Toutefois, on constate chez les individus prenant régulièrement des drogues que le nombre de récepteurs à la dopamine diminue dans certaines régions du cerveau impliquées dans la sensation de plaisir. Ainsi, l’individu s’enfonce de plus en plus dans un état dépressif dont il ne pourra plus sortir.
La consommation d’alcool ainsi que celle du cannabis au volant est aujourd’hui un problème de santé publique. En effet, près d’un tiers des accidents mortels sont imputables à l’alcool et près de 10% des personnes responsables d’un accident avaient consommé du cannabis.
Ainsi, la consommation de drogues et d’alcool présente des dangers tant d’un point de vue de l’individu que de la société. C’est pourquoi l’état met régulièrement en place des campagnes de sensibilisation de la population qui sont de plus en plus violentes.
Certains principes actifs des drogues responsables d’illusions visuelles ou d’hallucinations présentent des similitudes avec ces neuromédiateurs qui leur confèrent la capacité de se fixer durablement sur ces mêmes récepteurs. Cette fixation perturbe ainsi la perception visuelle de l’individu.
La consommation de drogues et autres substances comme l’alcool présentent un danger pour l’individu. Elle conduit à un état dépressif et à l’isolement et peut être responsable de troubles psychiatriques graves.
Elle présente aussi un danger pour la société. Les individus consommateurs de ce type de substances sont notamment responsables d’un grand nombre d’accidents de la route dont beaucoup sont mortels.

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