Les limites du marché - Cours de SES Seconde avec Maxicours - Lycée

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Les limites du marché

1. Une concurrence imparfaite
a. L'information en échec
L'efficacité théorique du marché repose en particulier sur le postulat d'une information parfaite. En effet, pour établir une concurrence idéale, les producteurs et les consommateurs doivent connaître à tout instant les modèles, les prix, la qualité, etc., de l'ensemble des produits proposés sur un marché. Cela permet de comparer les biens et services similaires et d'établir le prix le plus juste en confrontant l'offre et la demande.

L'information est en réalité très largement imparfaite pour au moins trois raisons.

En premier lieu, les consommateurs n'ont pas la capacité de comparer l'ensemble des producteurs concurrents, selon le lieu où ils se trouvent ou selon le temps dont ils disposent.

Ensuite, les producteurs adoptent fréquemment des stratégies de différenciation de produits (une Peugeot 307 et une Renault Mégane sont sur un même segment de produit, mais non strictement comparables).

Enfin, il existe une impossibilité d'information sur le futur : les incertitudes conduisent alors notamment à adopter des comportements mimétiques déstabilisateurs si l'on songe à l'aventure des valeurs boursières sur Internet.
b. Les pouvoirs du producteur
Par ailleurs, les offreurs et les demandeurs ne sont pas toujours dans un rapport de force équilibré. Si les cas de monopoles privés sont très rares et interdits par la loi, il existe de nombreuses situations d'oligopoles. Ainsi, dans de multiples secteurs économiques comme l'automobile, l'électronique ou l'alimentaire, un petit nombre de producteurs satisfait l'ensemble de la demande des consommateurs.

Les oligopoles peuvent alors avoir deux stratégies. La première est une concurrence féroce pour vendre le plus possible et couler ses concurrents. La deuxième est l'entente tacite entre toutes les entreprises pour maximiser le profit collectif ou se partager le marché. Et cette deuxième stratégie peut sembler plus rentable...
2. Des défaillances nombreuses
a. L'oubli des biens collectifs
Pour les libéraux, le libre jeu du marché constitue la meilleure manière de réguler l'activité économique et sociale. Cependant, les entrepreneurs ne vont produire que les biens et services ayant une demande solvable, lorsqu'ils sont certains de rentabiliser leurs investissements.

Or, de nombreux biens dits collectifs ne sont pas facturables à leur juste coût ou nécessitent des investissements trop lourds pour un acteur privé (on parle alors de monopole naturel). Ils sont pourtant éminemment nécessaires si l'on songe qu'il s'agit de la plupart des grands services publics comme l'éducation, la police, la justice, etc.

Dans certains cas, les consommateurs peuvent de surcroît frauder (c'est la stratégie du passager clandestin dans les transports collectifs par exemple), ce qui ruine les espoirs de rentabilité privée. Dans pareilles situations, le marché est donc défaillant, et seule l'intervention publique pourra assurer la production de ces biens et services.
b. Inégalités et externalités
L'addition des comportements d'individus parfaitement rationnels conduit également parfois à l'accroissement des inégalités sociales (écarts de revenus, chômage, pauvreté, etc.). Ces inégalités seraient acceptables si elles étaient à l'avantage de tous du point de vue collectif. Ce n'est pas le cas, puisque le marché fonctionne sur un mode individualiste et n'impose pas de système de redistribution.

A cela s'ajoute désormais une interrogation pour savoir si la croissance issue des marchés peut être ou non soutenable. Il existe en effet de nombreuses externalités propres à l'activité productive. Ce terme désigne l'ensemble des phénomènes non pris en compte lors de l'établissement des prix, comme les pollutions ou les dégradations environnementales. Or ces dégradations sont nombreuses et suscitent désormais des prises en charge par la puissance publique.
L'essentiel

Le marché connaît de nombreuses limites, tout d'abord parce que la concurrence demeure souvent très imparfaite entre producteurs et consommateurs. De plus, il ne permet pas la production de certains biens ou services et reste source de déséquilibres et d'inégalités. Contrairement à son affirmation théorique, la recherche de l'intérêt individuel n'assure donc pas forcément l'intérêt général.

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