Le discours descriptif - Cours de Français avec Maxicours

01 49 08 38 00 - appel gratuit de 9h à 18h (hors week-end)

Objectif : savoir analyser une séquence descriptive.
Etudier un texte descriptif consiste à en dégager les composantes et la logique ainsi qu'à déterminer son intérêt au sein d'un ensemble plus large dans la mesure où le plus souvent, la description sert une narration.
1. Les composantes de la description
Rares sont les textes uniquement descriptifs, on évoque plus volontiers la présence de séquence descriptive au sein de textes à dominante narrative ou argumentative. Dans ces textes plusieurs indices permettent de délimiter ces séquences.
a. Les verbes et les temps
En fonction du contexte, deux temps sont possibles dans les textes descriptifs. Dans un contexte passé, l'imparfait de l'indicatif, dit de description, domine. Dans un contexte présent, c'est le présent de l'indicatif, appelé présent descriptif, qui sera utilisé. A cela s'ajoute le participe présent qui permet d'insister sur la durée de l'action qui se fige et participe alors de la description.
Les verbes ne désignent pas une action mais sont de simples outils de la description, ce sont souvent des verbes d'état.
« C'était là qu'était dressée la table. Le gravier crissait sous les pas des invités. Le soleil tapait, et il n'y avait pas l'ombre d'ombre, le jardin encore tout jeune encore [...] puisqu'il n'y avait pas d'eau au fond... mais un rosier grimpait sur la margelle et, généreux, couvrait d'un flot de petites roses pompon le faux-semblant du puits. »
(Elsa Triolet, Roses à crédit, 1959.)
b. Les indices spatiaux
Les connecteurs spatiaux sont particulièrement abondants dans les séquences descriptives pour situer dans un décor, souvent réaliste, des personnes, objets ou lieux décrits. Ainsi les repère-t-on facilement.
« Les pavés de la cour étaient nets comme le dallage d'une église. De longues gouttières, figurant des dragons la gueule en bas, crachaient l'eau des pluies vers la citerne ; et sur le bord des fenêtres, à tous les étages, dans un pot d'argile peinte, un basilic ou un héliotrope s'épanouissait. »
(Gustave Flaubert, « La légende de saint Julien l'Hospitalier », Trois Contes, 1877.)
c. Les adjectifs qualificatifs
Pour décrire quelqu'un ou quelque chose, les précisions passent essentiellement par l'adjectif qui permet de caractériser les couleurs, l'aspect ou encore la taille. Saint-Simon les utilise en abondance pour décrire ses personnages :
« Le duc de Lauzun était un petit homme blondasse, bien fait dans sa taille, de physionomie haute, pleine d'esprit, qui imposait, mais sans agrément dans le visage, plein d'ambition, de caprices [...] sans aucun ornement ni agrément dans l'esprit, naturellement chagrin, solitaire, sauvage. »
(Saint-Simon, Mémoires, 1694-1723.)
2. Les fonctions de la description
a. La fonction informative ou documentaire
Cette fonction concerne les descriptions les plus neutres, les plus objectives, celles que le plus souvent on ne trouve pas dans les textes littéraires mais dans les textes documentaires, par exemple les guides de voyages, de musée ou équivalent.
« Située entre le petit port de pêche des Port-des-Barques et l'île d'Aix, l'île Madame est reliée à la terre ferme par la Passe au Bœufs découverte à marée basse. »
(Guide Michelin, Poitou, Vendée, Charente, 1992.)
b. La fonction réaliste
On trouve ce type de description dans des fictions, le plus souvent des romans ou des nouvelles, et leur présence a pour but principal d'ancrer la narration, ses personnages et ses événements dans le réel. Elle renforce par des détails la vraisemblance d'une histoire inventée.
« Toute ville au Moyen Age, et, jusqu'à Louis XII, toute ville en France avait ses lieux d'asile. Ces lieux d'asile, au milieu du déluge de lois pénales et de juridictions barbares qui inondaient la cité, étaient des espèces d'îles qui s'élevaient au-dessus du niveau de la justice humaine. Tout criminel qui y abordait était sauvé. Il y avait dans une banlieue presque autant de lieux d'asile que de lieux patibulaires. »
(Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831.)
c. La fonction poétique
Dans les séquences descriptives, les comparaisons ou métaphores, particulièrement présentes, sont toujours des éléments d'analyse privilégiés. En effet, aucun choix n'est le fruit d'un hasard et il est toujours nécessaire de les interpréter. Aussi faut-il être particulièrement attentif aux connotations des images choisies pour étoffer la description d'un objet, d'une personne ou d'un lieu. Ainsi, Zola joue-t-il sur les connotations religieuses lorsqu'il décrit l'effondrement d'un puits de la fosse du Voreux :
« A la surface, les dernières constructions se culbutaient, s'écrasaient. D'abord, une sorte de tourbillon emporta les débris du criblage et de la salle de recette. Le bâtiment des chaudières creva ensuite, disparut. Puis, ce fut la tourelle où râlait la pompe d'épuisement, qui tomba sur la face, ainsi qu'un homme fauché par un boulet. »
(Emile Zola, Germinal, 1885.)

La dernière comparaison, laisse percevoir ce que Zola développera tout au long de son roman, à savoir la personnification de la mine. Il la fait donc mourir comme un être humain.

L'essentiel

Le discours descriptif a pour principal objectif de faire exister des lieux, des personnages, des objets, de les ancrer dans le réel. A cette fonction initiale s'ajoutent d'autres fonctions qui permettent à la vision du monde de l'auteur de se développer.

Comment as-tu trouvé ce cours ?

Évalue ce cours !

 

Découvrez
Maxicours

Des profs en ligne

Géographie

Aidez votre enfant à réussir en SVT grâce à Maxicours

Des profs en ligne

  • 6j/7 de 17h à 20h
  • Par chat, audio, vidéo
  • Sur les 10 matières principales

Des ressources riches

  • Fiches, vidéos de cours
  • Exercices & corrigés
  • Modules de révisions Bac et Brevet

Des outils ludiques

  • Coach virtuel
  • Quiz interactifs
  • Planning de révision

Des tableaux de bord

  • Suivi de la progression
  • Score d’assiduité
  • Une interface Parents