La sixième extinction - Maxicours

La sixième extinction

Objectifs
  • Prendre conscience de l’enjeu lié à une accélération des extinctions et de l’impact des activités humaines sur ce phénomène.
  • Établir un lien entre réchauffement climatique et extinctions des espèces.
  • Identifier les pratiques à l’origine de l’accélération des extinctions des espèces.
  • Proposer des choix éthiques et responsables visant à limiter leurs effets.
Points clés

Depuis l’ère industrielle, on constate une accélération du taux d’extinction des groupes d’espèces notamment des mammifères et des oiseaux.

Les activités humaines sont responsables de ce phénomène. En détruisant les habitats, en polluant les sols, l’air et l’eau et en rejetant des gaz à effet de serre l’être humain contribue au déséquilibre des écosystèmes et donc à une mise en danger de la survie des espèces actuelles.

Pour bien comprendre
  • La survie des espèces est directement liée au maintien de l’équilibre des écosystèmes.
  • Un écosystème dépend des conditions climatiques, de la qualité du sol et des interactions entre les êtres vivants et leur milieu.
1. Un état des lieux inquiétant

Depuis le début de la vie sous-marine il y a -3,5 Ga, la Terre a déjà connu 5 crises biologiques majeures au cours desquelles près de 90 % des êtres vivants qui la peuplait ont disparu. Ces grandes crises ont toujours été suivies d’une augmentation de la richesse de la biodiversité, mais cette reconstruction a demandé plusieurs millions d’années.

Les causes de ces crises biologiques peuvent s’expliquer par des modifications importantes des conditions de vie à la surface de la Terre. Certaines sont mêmes associées à des événements géologiques majeurs comme la dislocation de la Pangée il y a -245 Ma, à la fin du Permien. Cette crise avait alors permis l’émergence des premiers mammifères et du groupe des dinosaures.


Les grandes crises d'extinction de la biodiversité

Actuellement, on dénombre à la surface de la Terre 1 750 000 espèces connues dont 1 000 000 sont les insectes. Les mammifères ne représentent que 6 000 espèces. Les scientifiques estiment entre 17 000 et 100 000 le nombre d’espèces qui disparaissent chaque année.

Les groupes d’espèces les plus touchés sont les mammifères (50 extinctions depuis le début du XXe siècle), les oiseaux (40 espèces éteintes) et les plantes (270 espèces éteintes).On constate que la vitesse d’extinction s’est accélérée depuis le XIXe siècle, tous groupes confondus.


Évolution des extinctions de quelques groupes d'espèces
2. Les causes de la 6e crise biologique

L’impact de l’être humain et de ses activités sur l’accélération de la vitesse d’extinction des espèces constatée aujourd’hui ne fait aucun doute. En effet, tous les écosystèmes présents à la surface de la Terre sont soumis aux activités humaines de façon directe ou indirecte.

a. La destruction des habitats

La survie des espèces est directement liée au maintien de l’équilibre des écosystèmes dans lesquels elles vivent. L’être humain de par la pollution des sols, des eaux et de l’air, et de par la déforestation a détruit des écosystèmes naturels (terrestres et marins). Parfois dans ces écosystèmes, certaines espèces sont endémiques (espèce qui ne vit qu’à un seul endroit de la planète), leur disparition est donc d'autant plus catastrophique.

Exemple(s). La disparition des Orangs-outans sur l’île de Bornéo.
L’Orang-outan de Bornéo est une des trois espèces du groupe Pongo. Il est reconnaissable par ses longs bras et son pelage roux. Il est essentiellement fructivore et vit dans les arbres où il construit des nids pour la nuit. Il ne resterait plus que 70 000 à 100 000 individus de cette espèce à la surface de la Terre et près de 148 500 auraient disparus en 16 ans sur l’île de Bornéo où ils sont endémiques. La cause principale de cette disparition est la déforestation massive de l’île au profit de plantations de palmiers pour la production d’huile de palme, mais l’Orang-outan ne serait pas la seule espèce touchée.

État de la forêt de Bornéo en 1973 et 2010
b. L’introduction d’espèces invasives

Avec le développement des moyens de transport, l’être humain se déplace partout à la surface de la Terre et il transporte avec lui (volontairement ou non) d’autres espèces animales ou végétales qui vont venir perturber l’équilibre des écosystèmes locaux.

Exemple(s). Introduction accidentelle de la caulerpe en Méditerranée. La caulerpe est une algue tropicale introduite accidentellement en Méditerranée en 1984 à Monaco. Elle entre de suite en concurrence avec de nombreuses espèces végétales dont les posidonies (plantes à fleurs sous-marines). Cette algue devient très vite invasive et s’avère toxique pour les poissons qui ne peuvent pas s’en nourrir, ils ne peuvent donc pas réguler son développement. Aussi, son expansion dans les fonds marins met en péril la biodiversité et a également des répercussions sur l’économie (pêche).
c. Les impacts de la monoculture

Dans les années 70-80, afin d’optimiser les rendements agricoles, les agriculteurs ont modifié leurs pratiques en augmentant la surface des champs cultivés. Pour cela, ils ont fait disparaître les haies, les bocages, marais, etc. Puis, ils ont choisi de limiter leur culture agricole à une seule espèce sélectionnée de façon non naturelle (monoculture). Pour favoriser une croissance plus rapide, ils ont ensuite utilisé des engrais et autres produits phytosanitaires. Toutes ces pratiques ont contribué à réduire la surface des écosystèmes naturels et ont conduit à la réduction de la biodiversité notamment des oiseaux qui nichaient dans les haies.

d. Le dérèglement climatique

Depuis le début de l’ère industrielle, les activités humaines rejettent de plus en plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Ces derniers ont la capacité d’absorber les rayonnements infrarouges émis par la planète et de les renvoyer vers la surface de la Terre sous forme d’énergie, ce qui conduit à son réchauffement global.

Au sein des océans, ce réchauffement perturbe des écosystèmes fragiles comme les massifs coralliens qui abritent une biodiversité très riche. À la surface des continents, on observe une modification des aires de répartition de certaines espèces qui se déplacent vers des latitudes plus élevées.

Exemple(s). Les aires de répartition du chêne vert.
Le chêne vert et une espèce végétale (angiosperme) caractéristique de la région méditerranéenne. L’augmentation constante de la température globale à la surface de la Terre modifie les conditions climatiques des écosystèmes. On projette que si le réchauffement se poursuit comme tel, le chêne vert pourrait élargir son aire de répartition à une grande partie de la surface en France d’ici 2100. Il entrera alors en compétition avec d’autres espèces végétales pour les mêmes ressources dans leur propre écosystème.

Aires de répartition du chêne vert : actuelle et prévue pour 2100

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