Les moyens de communication favorisant la pérennité des espèces - Maxicours

Les moyens de communication favorisant la pérennité des espèces

Objectifs
  • Définir la notion de communication inter- et intraspécifique.
  • Comprendre l’intérêt de la communication interspécifique pour l’équilibre des écosystèmes.
  • Comprendre l’intérêt de la communication intraspécifique pour la survie des individus.
Points clés
  • La communication se définit comme la transmission d’un message entre un organisme émetteur et un organisme récepteur dans le but d’en modifier le comportement. Les messages sont de différentes natures : sonore, visuelle ou chimique. Ils permettent aux individus de se positionner socialement dans un groupe et de répondre à des besoins vitaux comme se nourrir ou se défendre.
  • Dans le cas d’une communication interspécifique (entre espèces), ils favorisent l’équilibre des écosystèmes en limitant la prolifération d’une espèce par rapport à une autre.
  • Dans le cas d’une communication intraspécifique (entre individus d’une même espèce), ils permettent à l’ensemble des individus d’accéder à la nourriture et de se protéger des dangers comme les prédateurs.
Pour bien comprendre

Pour survivre un être vivant doit pouvoir se nourrir (produire matière et énergie) et se protéger des agresseurs extérieurs.

1. La communication entre les êtres vivants

On définit deux niveaux de communication entre les êtres vivants :

  • La communication interspécifique qui se fait entre individus d’espèces différentes.
  • La communication intraspécifique qui se fait entre individu de même espèce.

Le premier mode de communication peut soit avoir un effet positif (mutualisme, symbiose) soit avoir un effet négatif pour les individus (prédation, phytophagie, parasitisme). Il joue un rôle important dans l’équilibre des écosystèmes car, tout en permettant à une espèce de survivre en se nourrissant d’autres espèces, il limite la prolifération des individus et permet le maintien d’un équilibre.

Le second mode de communication joue un rôle essentiel dans l’évolution du monde vivant. En effet, il permet aux individus d’une même espèce de se positionner socialement au sein du groupe, d’émettre des signaux de défense ou d’accès à la nourriture à l’attention de ses congénères.

Ces deux modes de communication répondent au même schéma :

2. La communication intraspécifique au service de l'espèce

Les autres espèces ont dû développer d’autres moyens de communication qui sont de nature comportementale ou chimique.

  • Certaines espèces vont se reconnaître grâce à des signaux sonores que les individus vont émettre et qu’ils auront acquis durant la période juvénile par imitation des adultes comme les chants ou les cris.
Exemple. Le sifflement des marmottes qui alertent la colonie de l’arrivée d’un danger.

Marmotte alertant ses congénères
  • D’autres sont des signaux visuels. Ils sont le plus souvent d’origine génétique. Ils correspondent à certains motifs que l’on peut trouver sur les ailes des papillons par exemple ou à des comportements que peuvent adopter certains individus dans le cadre d’interactions sociales (posture de soumission ou de domination).
  • Dans certains cas, les individus émettent des signaux chimiques qui alertent leurs congénères. Ces substances volatiles sont appelées phéromones.
Exemple. Le cas des abeilles.
Les abeilles sont des insectes qui vivent en communauté à l’intérieur d’une ruche. Cette espèce a développé un grand nombre d’outils de communication permettant la survie de la colonie. La butineuse réalise une « danse » afin d’indiquer où se trouve la source de nourriture. Cette danse s’accompagne de contact par les antennes entre les insectes. Les abeilles émettent aussi différents types de phéromones permettant de marquer leur territoire ou d’alerter la colonie d’un danger.

Danse des abeilles

Les signaux chimiques ne concernent pas que le monde animal. En effet, certaines espèces végétales libèrent des substances chimiques afin de faire fuir leurs prédateurs ou d’induire la maturation de leurs fruits.

Exemple. L’acacia et les antilopes Koudous.
L’acacia est un arbre typique de la savane africaine. Lorsque ses feuilles sont broutées par l’antilope, il sécrète des tanins qui les rendent amères et donc immangeables. Dans le même temps, cet arbre libère un gaz, l’éthylène qui va diffuser jusqu’aux acacias voisins. Ce signal induit chez les arbres environnants la production de tanins avant même que l’antilope ne les mange.

Koudou se nourrissant de feuilles d'acacia

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