La « globalisation » politique - Maxicours

La « globalisation » politique

Objectifs
  • Comprendre comment la gouvernance mondiale a fait face aux crises depuis la fin de la Guerre froide.
  • Connaitre les nouveaux domaines de la gouvernance mondiale : la justice internationale, l’environnement et la gestion des populations civiles dans un monde en conflits.
Points clés
  • Après la Guerre froide, les États ont cherché à mettre en place une gouvernance mondiale pour gérer le monde devenu plus complexe et plus instable.
  • Cette gouvernance revient vers une justice internationale lorsque de nouveaux génocides se mettent en place : le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et le Tribunal pénal international pour le Rwanda. En 2002, la Cour pénale internationale née.
  • Il y a un accroissement des flux de réfugiés dans le monde avec l'augmentation des conflits, en particulier des guerres civiles.
  • La question climatique est aussi un des points centraux de la gouvernance mondiale.
  • La gouvernance, malgré ses actions, rencontre des limites.
1. La multiplication des crises dans le monde multipolaire de la fin de la Guerre froide

La gouvernance mondiale est la capacité et la volonté des nations indépendantes de mettre en place une politique commune pour le bien-être de l’humanité. Dans le cadre de la mondialisation, les États fonctionnent en réseau et sont interdépendants. C’est pour cela qu’il est nécessaire de coordonner les décisions et la politique mondiale pour surmonter les crises majeures qui touchent la planète au début du XXIe siècle.

Depuis la fin de la Guerre froide en 1991, le monde est devenu plus complexe et plus instable. Des crises politiques majeures ont éclaté souvent liées à la décomposition des États comme en Yougoslavie ou au Rwanda entrainant des guerres civiles et le retour de processus génocidaires responsables de flux de réfugiés fuyant les massacres. L’économie mondiale est frappée par une forte instabilité, née de la financiarisation de la planète.

Exemple
Comme en 2008, lorsque la bulle de la spéculation immobilière aux États-Unis explose et entraine le monde dans une crise économique majeure.

Le moindre obstacle fait dérailler la machine économique et se propage instantanément à l’échelle de la planète comme le montre la crise du COVID 19 qui a entrainé une chute vertigineuse du PIB des États en lien avec la démondialisation des économies.

Enfin le développement économique rapide et la croissance de la population mondiale a mis à jour la crise climatique qui est devenue un enjeu majeur pour les opinions publiques. Quels sont les outils de la gouvernance mondiale et sont-ils adaptés à la gestion des crises actuelles ?

2. Les domaines d’action de la gouvernance mondiale : la justice internationale, la question des réfugiés et la crise climatique
a. La gouvernance dans le domaine de la justice

En 1945, se tient à Nuremberg dans l’ancienne capitale du national-socialiste le procès des responsables nazis. Les vainqueurs de la guerre créent la première cours de justice internationale pour juger les criminels responsables de crimes contre l’humanité. Cinquante ans après un conflit qui a fait plus de cinquante millions de morts, principalement des victimes civiles, de nouvelles exactions sont commises contre des populations par des forces armées dans le monde, dans les années 1990.

D’abord en Europe lorsque les musulmans bosniaques sont la cible du nettoyage ethnique par des milices serbes extrémistes puis au Rwanda où les Tutsis sont victimes d’un génocide par le pouvoir Hutu. Ces deux évènements amènent au retour d’une justice internationale. Les gouvernements mondiaux représentés au sein de l’ONU mettent en place un tribunal chargé de juger les responsables pour crimes contre l’humanité et crimes de guerres.

C’est la création du TPIY (Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie) en 1993, puis en 1994 la mise en place du TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda).

En 1998, la conférence de Rome élabore une institution de gouvernance qui donnera naissance au CPI (Cours pénale internationale) en 2002 installée à La Haye aux Pays Bas. Le dirigeant serbe Milosevic comparait devant cette institution.

b. La gouvernance face à la guerre et à la crise des réfugiés

La multiplication des conflits depuis la fin de la Guerre froide provoque l’accroissement des flux de réfugiés dans le monde.

Contrairement au XXe siècle, où les guerres opposaient des États constitués, les conflictualités de la fin des années 1990 se situent à l’intérieur d’un même pays. Ce sont des guerres civiles : les populations deviennent la cible des attaques armées par des forces militaires nationales ou des milices.

La conséquence de ces actions terroristes contre les civils est un accroissement des flux de réfugiés, ils ont doublé en vingt ans.

En 2020, plus de 25 millions de personnes fuient les zones de guerres et les dictatures, en Afrique (Soudan du Sud), au Moyen-Orient (Syrie) et en Amérique du Sud (Vénézuela). Pour venir en aide à ces populations démunies, l’ONU apporte une aide d’urgence à travers le HCR (Haut Commissariat aux réfugiés) créé en 1950 qui fournit des abris provisoires et de la nourriture aux populations déplacées.

Dans le même temps, l’ONU tente de s’interposer dans les zones de guerre entre les groupes en conflits pour protéger les populations. C’est la mission des casques bleus qui forment une armée internationale de maintien de la paix présent en Afrique, dans les Balkans et au Moyen-Orient.

c. La gouvernance mondiale face à la crise climatique

Les menaces qui pèsent sur l’environnement à travers le changement climatique ont amené les pays du monde à mettre en place une action commune. En effet la dégradation de l’environnement est une menace pour les populations du monde surtout parmi les plus pauvres. Le changement climatique est responsable de la multiplication des aléas météorologiques extrêmes qui provoquent des sécheresses ou des inondations et renforce la puissance des cyclones et des vagues de chaleur.

Depuis le début du XXIe apparaissent les réfugiés climatiques qui fuient des régions devenues inhabitables en raison de la dégradation climatique.

Exemple
C'est le cas dans la corne de l’Afrique, qui est devenue une région désertique (Somalie).

En 1972 a lieu le premier sommet de la terre à Stockholm qui donne naissance au PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) qui s’engage à lutter contre les pollutions et préserver la biodiversité.

En 1992, le sommet de la terre de Rio évoque la menace du réchauffement climatique mondial.

En 2002, le sommet de la terre de Johannesburg met en avant la notion de développement durable, terme créé en 1987 par le rapport Brundtland, qui tente de concilier le développement économique et la préservation de l’environnement.

Depuis 1997, la question du changement climatique est devenue centrale parmi les préoccupations environnementales. La conférence de Kyoto de 1997 sous l’égide de l’ONU engage 37 pays à limiter leur gaz à effet de serre pour atténuer le changement climatique.

Depuis se tiennent chaque année ces conférences pour le climat ou COP en anglais (Conference of the parties).

La COP 21 organisée en 2015, qui se tient en France, débouche sur les accords de Paris dans lesquels les 195 pays du monde s’engagent à limiter leurs émissions pour limiter la hausse des températures à 2 degrés.

3. Les limites de la gouvernance mondiale

La gouvernance mondiale s’est développée depuis plusieurs décennies, car les crises sont mondiales et leurs effets touchent l’ensemble de la planète. Il est devenu impossible de gérer et régler un problème majeur à l’échelle d’un pays dans le cadre de la mondialisation.

Pourtant ces institutions rencontrent des difficultés et sont en partie insuffisamment efficaces pour régler les crises mondiales. L’ONU qui a retrouvé son influence depuis la fin de la Guerre froide se révèle souvent impuissante à régler les conflits ou à venir en aide aux populations. En 1995, le massacre de Srebrenica se fait sous les yeux des Nations Unies. La politique d’aide aux réfugiés du HCR est souvent dépassée par le flux de migrants comme lors de la guerre en Syrie-Irak qui précipite sur les routes des millions de personnes fuyant les zones de combat et les massacres perpétrés par les armées de Bachar el Assad et le groupe Daesh.

La justice internationale est accusée d’être trop lente et de subir les blocages de certains pays opposés à sa mise en œuvre.

Exemple
Le TPIY doit faire face au blocage de certains pays qui soutiennent le pouvoir serbe, comme la Russie.

Pour ce qui est de la gouvernance climatique mondiale, les désaccords entre pays sont nombreux. Certaines puissances pensent que la limitation des émissions de gaz à effet de serre va pénaliser économiquement leur économie.

Exemple
Le président Trump, climatosceptique notoire (c'est-à-dire niant la réalité du changement climatique), s’est retiré des accords de Paris sitôt élu invoquant les conséquences économiques pour les États-Unis. Le président du Brésil Bolsonaro n’a pas retiré son pays de ces accords, mais ne fait rien pour les mettre en œuvre avec la déforestation massive de la forêt amazonienne.

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