La Russie, un continent eurasiatique en recomposition : contraintes et atouts du territoire - Cours de Géographie Terminale L avec Maxicours - Lycée

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La Russie, un continent eurasiatique en recomposition : contraintes et atouts du territoire

L'URSS, super-puissance communiste, a disparu en 1991. La Russie, qui en constituait le cœur historique et le centre du pouvoir, a hérité des de son territoire. La fédération de Russie est donc un État « neuf », en construction, mais qui doit gérer l'héritage de la période soviétique et trouver les moyens de se développer.

Problématiques : Quels sont donc les atouts de ce territoire dont les fortes contraintes constituaient déjà un frein au développement durant la période soviétique ? La nouvelle Russie est-elle parvenue à surmonter ces contraintes et à pleinement exploiter ses atouts ?
1. Un espace particulièrement contraignant
a. Un territoire caractérisé par son immensité
• Un État vaste comme un continent
Même si depuis 1991 la superficie de la Russie est réduite, ce pays n'en demeure pas moins le plus vaste et le plus septentrional de la Planète. Il s'étend sur 17 millions de km² (soit sur une superficie qui couvre 30 fois celle de la France), sur 11 fuseaux horaires, et compte 10 000 km d'Est en Ouest et 3 000 km du Nord au Sud. Concrètement, il faut dix heures d'avion pour se rendre de Saint-Pétersbourg sur la mer Baltique à Vladivostock, sur la côte Pacifique. Par le Transsibérien (le train), il faut 5 jours. En voiture, cela ressemble à une épopée ; rares sont ceux qui prennent l'initiative d'un tel voyage.

Doc. 1. Les différents fuseaux horaires en Russie

• L'immensité, un véritable défi pour l'État russe
Une telle immensité est un véritable problème pour l'État russe : en effet, comment mettre en place et pérenniser des systèmes de santé et d'éducation équitables entre tous les citoyens du pays avec de telles distances ? Les moyens financiers de la Russie sont limités et l'ère soviétique ne s'est pas tellement préoccupée de développer des écoles et des dispensaires efficaces dans les espaces périphériques. L'immensité du territoire est donc l'une des raisons principales du déséquilibre de développement sanitaire et scolaire qui existe entre l'Ouest et l'Est du pays.
b. Un milieu naturel très difficile à maîtriser
85 % du territoire russe est situé au nord du 50e degré de latitude Nord. Seuls le littoral de la Mer Noire et les abords de la mer Caspienne échappent aux rigueurs du climat continental et de la latitude extrême.

• Le froid, principal obstacle au développement équilibré de l'ensemble du territoire
- La Russie est l'un des États les plus froids du monde : son climat continental très froid est marqué par des hivers terribles. En janvier, il fait moins de 0°C sur l'ensemble du pays (excepté sur la frange littorale de la Mer Noire) et plus des du pays subissent des températures inférieures à moins 20°C. Plus on avance vers l'Est et vers le Nord et plus il fait froid. Les températures sont négatives cinq mois durant à Moscou et trois mois supplémentaires à Lakoutsk. Le record a été atteint à Oïmiakon avec moins 71°C en janvier 2012.

- Dans le grand Nord, la façade maritime sur l'océan Glacial Arctique est souvent gelée et la banquise fait obstacle à tout déplacement, voire à toute exploitation économique plus de six mois par an.

- Le printemps et l'automne sont les saisons de la Raspoutitsa. Le terme signifie « saison des routes mauvaises ». Et, en effet, au printemps, avec la fonte des neiges et le dégel, les routes non asphaltées et les chemins se creusent d'ornières, de crevasses et se transforment en bourbier, rendant la circulation quasiment impossible. Les plaines, elles-mêmes, se transforment en mers de boue.

- Une importante limite à l'exploitation des sols, le pergélisol : il s'agit d'un sol gelé en grande profondeur (sur plusieurs centaines de mètres) dont seule la partie superficielle dégèle en été. Le pergélisol concerne 10 millions de km2 de terres en Russie. Il constitue une lourde contrainte à l'aménagement car il peut contenir jusqu'à 90 % de glace. Cependant, le réchauffement climatique accélère sa fonte et crée de vastes zones de marécages qui libèrent des gaz à effet de serre, mais rend possible sa mise en culture. 

• Le relief
Le relief lui-même peut se révéler extrêmement contraignant car il accentue le froid hivernal et limite la chaleur estivale. Les plus hautes montagnes, organisées en amphithéâtre autour de plaines et de plateaux, sont situées dans les marges du pays, au Sud, au Sud-Est et à l'Est. Leur position même fait que les massifs montagneux isolent le pays des États voisins.

Doc. 2. Les principaux paysages en Russie

c. Les héritages du régime soviétique
L'héritage de la période communiste est difficile à gérer. La politique industrielle soviétique a toujours privilégié le développement de grands bassins industriels, souvent sidérurgiques (dans l'Oural, sur les rives de la Volga), qui sont aujourd'hui en crise. L'économie russe est l'héritière de cette politique essentiellement tournée vers l'industrie lourde (qui s'est effondrée en même temps que l'URSS), très éloignée de la production de biens de consommation courante. Ce qui fait qu'aujourd'hui, elle se révèle peu diversifiée et s'appuie essentiellement sur l'exploitation des ressources naturelles que recèle le pays : on parle d'économie de rente. La Russie est aujourd'hui dépendante de ses ressources naturelles.
2. Un pays doté de ressources colossales
a. Des ressources à la mesure de cette immensité
L'immensité de la Russie est un atout : le pays est doté de ressources naturelles impressionnantes. Le sol et le sous-sol russes recèlent d'abondantes ressources :

• Le tchernozium :
Des sols très fertiles, au sud du pays et à l'ouest de la Volga, les Terres Noires (ou tchernozium) favorisent amplement l'agriculture en Russie d'Europe (Ouest du pays). Cette région, qui produit 90 % de la betterave à sucre et 40 % du cheptel bovin, est considérée comme le grenier à blé du pays.

• Le sous-sol :
Le sous-sol de la Russie bénéficie d'une diversité géologique considérable et offre au pays un potentiel énorme en terme de ressources minérales et énergétiques.

- La Russie est au 5e rang mondial des États producteurs de houille. En 2006, 309 millions de tonnes de charbon y ont été extraites.

- Avec 12,6 % de la production mondiale de pétrole et de gaz, la Russie est le 2e producteur mondial de pétrole après l'Arabie Saoudite, et le premier exportateur. Elle est également le premier producteur de gaz naturel (avec 21,3 % de la production mondiale). Ces hydrocarbures sont acheminés vers les régions de consommation (intérieures et extérieures) par oléoducs et gazoducs. La Russie exporte des hydrocarbures vers l'Union européenne, la Chine et le Japon.

- La Russie d'Europe est assez mal dotée en ressources d'énergies fossiles. De nombreux gisements (comme le Donbass, par exemple), surexploités depuis l'ère soviétique, sont en passe d'être épuisés. Des mines ont commencé à fermer. C'est donc dans cette région aux besoins importants (il s'agit de la partie la plus densément peuplée et urbanisée du pays) que l'État a fait installer le plus grand nombre de centrales nucléaires. C'est en fait en Sibérie que l'on trouve 80 % des stocks de charbon (Kouzbass et réserves de la Sibérie orientale) et d'hydrocarbures (Bakou I, II et III). Cependant, l'océan glacial Arctique recèlerait d'importantes réserves en hydrocarbures et l'Est sibérien constitue un véritable réservoir de matières premières et énergétiques.

- Le charbon et les hydrocarbures ne sont pas les seules matières premières dont dispose abondamment le territoire russe : l'Oural et la Sibérie (particulièrement la Iakoutie) sont extrêmement riches en fer, on y trouve également des gisements de cuivre, de nickel, de bauxite, de lignite, d'uranium, d'or et de diamants.

• Bois et eaux douces, autres ressources d'avenir :
- La Russie est le premier producteur de bois au monde. On y trouve 20 % de la forêt mondiale, dont 78 % des conifères et 50 % des résineux.

- L'abondance de grands fleuves constitue un énorme potentiel hydroélectrique.

- Le lac Baïkal est plus vaste que la Belgique et recèle 20 % des réserves d'eau douce de la Planète.
b. Des ressources difficilement exploitables
• Le pergélisol
Le pergélisol fait obstacle à toute pratique agricole ainsi qu'à l'exploitation des richesses minérales qui dorment dans le sous-sol sibérien.

• Une répartition des ressources naturelles très inégale
La plupart des gisements d'hydrocarbures se trouvent dans la périphérie, en Sibérie orientale essentiellement ou dans l'océan glacial Arctique, c'est-à-dire loin de la Russie « utile », la Russie d'Europe, de loin la plus peuplée et la plus développée (mais dont les rares richesses énergétiques ou minières se sont réduites comme peau de chagrin). Même les nouveaux gisements, récemment découverts, se situent loin du centre de peuplement.

• Des conditions d'exploitation coûteuses et ardues
Les ressources à exploiter sont la plupart du temps situées dans des espaces aux fortes contraintes naturelles. Composer avec le froid et la distance coûte très cher. Leur exploitation et leur mise en valeur engendreraient des coûts humains et économiques exorbitants alors qu'actuellement, la quasi-totalité des investissements va à la modernisation des bases minières et industrielles européennes.
La raspoutitsa transforme quant à elle les sols en mers de boue épaisse qui empêche les communications routières. 
 
En dépit de ces freins, la proximité de la Chine et du Japon (gros consommateurs d'énergie) devrait encourager la mise en valeur de sites situés en Sibérie ou à l'Est du territoire russe.
c. Certaines ressources font défaut
L'éclatement de l'URSS a privé le pays d'un accès direct à certaines ressources qui lui font aujourd'hui défaut. La Russie manque, par exemple, de bauxite, de chrome, de phosphates et de manganèse. Il lui faut donc en acheter aux pays de la CEI (Communauté d'États Indépendants) : du chrome au Kazakhstan, du manganèse à la Géorgie et à l'Ukraine...
3. Un territoire non maîtrisé
Un territoire immense, de très importantes ressources, autant d'atouts qui ne peuvent être valorisés et exploités que si l'espace est structuré par un réseau urbain et un réseau de communication efficaces.
a. Une armature urbaine très déséquilibrée
En Russie, le lien entre peuplement et climat est net. Peu d'habitants vivent dans les montagnes et là où les températures hivernales sont les plus rigoureuses. La majeure partie des Russes vit en ville.

- Un réseau urbain axé sur la Russie d'Europe :
Le réseau urbain russe est très déséquilibré. Seule la Russie d'Europe (Ouest russe) est fortement « métropolisée » : elle abrite 10 des 14 villes de plus d'un million d'habitants. Seules deux grandes villes animent l'Extrême-Orient, Khabarovsk et Vladivostok. Moscou domine de loin la hiérarchie urbaine (avec plus de 10 millions d'habitants). Un Russe sur quatre habite dans la capitale. Saint-Pétersbourg est la seconde ville du pays, avec 5 millions d'habitants. Elle est suivie de Novossibirsk (1,4 millions) qui souffre de l'éloignement avec Moscou. Le deuxième réseau urbain un peu structuré longe la voie ferrée du Transsibérien dans le Sud de la Sibérie : il s'agit d'un semis de petites et moyennes villes. Les villes de Sibérie, quant à elles, sont plus petites et perdent régulièrement des habitants.

- La Russie aurait besoin d'un réseau de métropoles régionales :
À l'Est de l'Oural, la distance moyenne entre les villes avoisine 250 km (contre 25 km dans l'Union européenne). Pour structurer, dynamiser et exploiter son immense territoire, la Russie, manque cruellement de métropoles régionales qui équilibreraient la toute puissance de la capitale. Marges et périphéries se sentent abandonnées de Moscou et, du fait de l'éloignement et des différences culturelles qui les séparent des Russes (les périphéries sont surtout peuplées de minorités ethniques) n'estiment pas forcément appartenir à la Nation russe dans laquelle l'Histoire les a intégrées de force. Un réseau de métropoles régionales aurait donné plus de cohérence (politique, économique, sociale et identitaire) à cet immense pays qu'est la Russie.
b. Un système de transports vétuste et largement déséquilibré : un problème majeur pour la nouvelle Russie
Doc. 3. Les réseaux et les transports en Russie

• Un réseau mal entretenu et vétuste

La dispersion des centres de production de matières premières et énergétiques, le déséquilibre entre la répartition des hommes et des ressources (les uns se trouvent majoritairement à l'Ouest, dans la Russie d'Europe et les autres plutôt en Sibérie, voire en Sibérie de l'Est) devraient avoir pour corollaire la mise en place et l'entretien d'un réseau de transports performant, bien structuré et entretenu.
Or, la réalité est tout autre : faute de moyens et du fait de l'étendue du territoire ainsi que des conditions climatiques extrêmes, les équipements sont insuffisants et vétustes. L'état des équipements nécessiterait de considérables investissements. Leur mauvais entretien engendre souvent de sérieux dysfonctionnements : pannes, gaspillages, pollution des sols et problèmes de distribution.

• Un réseau centralisé sur la Russie d'Europe au détriment des marges et des régions périphériques
Le réseau des transports est essentiellement organisé en étoile autour de Moscou. Les marges et les régions périphériques, pourtant les mieux dotées en matières premières de rapport, sont enclavées et très peu reliées.

- Le chemin de fer assure l'essentiel des transports : un seul axe structure véritablement le territoire, celui du Transsibérien, une voie de chemin de fer immense qui traverse le pays au Sud, d'Ouest en Est. La Russie, à elle seule, représente 50 % du trafic mondial de marchandises par voie ferrée. En effet, du temps de l'URSS, la stratégie était de mettre en relation des ensembles industriels et miniers très éloignés les uns des autres (par exemple, un centre sidérurgique et des mines de charbon). Dès usines très complémentaires se trouvent ainsi aujourd'hui encore à des jours de distance les unes des autres. Ces matières premières sont transportées par le Transsibérien dont les voies sont surchargées.

Le BAM (Baïkal Amour Magistral) , une voie complémentaire de chemin de fer commencée dans les années 70 et officiellement achevée en 1985, n'est en réalité pas du tout terminée. Le trafic est faible sur le tronçon ouvert à la circulation.

- La circulation fluviale est limitée : dans ce pays, où les échanges devraient impérativement se faire d'Est en Ouest (des lieux de peuplement majeurs vers les lointaines zones de production), le tracé de la majorité des fleuves est un tracé Nord / Sud. La circulation fluviale n'est valorisée que dans la Russie d'Europe, sur la Volga et sur ses canaux.

- La route n'assure qu'un trafic sur de courtes distances. Le nombre de voitures particulières est très limité et les déplacements sont, pour l'essentiel, intra-urbains.

- L'aviation civile joue un rôle capital pour les longs trajets car elle permet de désenclaver certaines régions périphériques (le grand Nord, par exemple). Mais le matériel, comme les installations à terre, est particulièrement vétuste et les avions ne transportent pas de matières premières.

- La Russie dispose d'un immense réseau d'oléoducs et de gazoducs qui acheminent les hydrocarbures produits en Sibérie vers l'Ouest du pays et l'Union européenne et jouent un rôle essentiel pour l'économie du pays. Mais une grande partie de ces canalisations a plus de vingt ans et se trouve dans un état inquiétant : les fuites sont nombreuses et engendrent des pollutions de sols dont l'État ne se soucie pas encore. De plus, le tracé de ces conduites a été réalisé du temps de l'URSS et, aujourd'hui, une grande partie d'entre elles débouche et traverse des pays de l'étranger proche avec lesquels la Russie peut avoir des relations tendues (comme l'Ukraine, par exemple).

• L'impact du froid sur la circulation des hommes et des marchandises
La glace interdit toute navigation fluviale et gêne la circulation maritime. L'accès à la plupart des ports est impossible durant de longs mois. La moitié des côtes russes (soit 20 000 km de littoraux) est bloquée par les glaces environ 8 mois par an. Durant cette période,  la fameuse route du Grand Nord, qui traverse l'océan Glacial Arctique, ne peut être ouverte à la navigation que par des brise-glace nucléaires qui précèdent les convois de navires. Seule la côte de la mer Noire ne connaît jamais le gel. Des congères barrent les routes et les voies de chemin de fer. Le gel fend les rails et rend les métaux cassants. Au printemps et à l'automne, la raspoutista transforme les plaines en mers de boue épaisse qui coupent et détruisent les routes en empêchant les communications.

La Russie a hérité de l'URSS des équipements de transports nettement insuffisants pour maîtriser et exploiter correctement son immense territoire.
L'essentiel
La Russie est le plus vaste pays du monde (17 millions de km2). Si cet État a la chance de posséder un sous-sol extrêmement riche en matières premières énergétiques (pétrole, gaz et houille) et en minéraux divers, il souffre cependant de plusieurs handicaps majeurs :
- l'immensité et le froid extrême sont des freins considérables à l'exploitation des réserves les plus lointaines. Pourtant, les ressources de la Russie d'Europe sont quasiment toutes épuisées alors que celles de la Sibérie orientale et de l'océan glacial Arctique sont très importantes, notamment en pétrole et en gaz naturel.
- La Russie ne dispose pas d'un réseau urbain et de structures de transports à la hauteur de ce déséquilibre existant entre les régions consommatrices ou exportatrices (l'Ouest du pays, ouvert sur le continent européen) et les régions « en réserve » de la périphérie.
Entretenir et réparer les réseaux existant, développer de grands axes de circulation, créer des métropoles régionales dans les régions les plus reculées afin de désenclaver le Grand Nord et l'Extrême-Orient, voici quelques-uns des principaux défis auxquels le pays va devoir faire face dans les prochaines décennies.

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