La pollinisation - Cours de SVT Terminale S avec Maxicours - Lycée

01 49 08 38 00 - appel gratuit de 9h à 18h (hors week-end)

La pollinisation

Objectif(s)
La pollinisation se traduit par le dépôt de pollen sur le stigmate d'un pistil. Ce mécanisme concerne les Gymnospermes et les Angiospermes. Il existe de nombreux agents pollinisateurs. 70 % à 90 % des Angiospermes sont pollinisées par des animaux.
Nous verrons quels sont les différents agents pollinisateurs et nous verrons que la pollinisation de nombreuses plantes repose sur une collaboration animale.
1. Principe de la pollinisation
C'est le mode de reproduction et plus spécifiquement de fécondation des Gymnospermes (plantes à graines dont l'ovule est nu) et des Angiospermes (plantes à fleur dont l'ovule est contenu dans un ovaire donnant un fruit après fécondation).

La pollinisation est le transport des grains de pollen (cellules sexuelles mâles) sur un stigmate  du pistil (organe sexuel femelle).

Le grain de pollen est produit par les étamines, il ira féconder l'ovule à l'intérieur de l'ovaire.

Doc. n° 1 : La pollinisation

Certaines plantes sont autogames, c'est à dire que la fécondation se fait avec le pollen et le stigmate de la même plante.

Mais la majorité des Angiospermes possèdent des mécanismes qui entravent cette autopollinisation dans le but de conserver un brassage génétique et d'éviter la « consanguinité ».

Pour les plantes possédant les organes mâles et femelles :

Sur la même fleur (bisexuée) : les étamines et le pistil atteignent leur maturité à des moments différents, souvent les étamines sont matures avant le pistil
mécanisme temporel.

Lorsque la pollinisation se fait par les animaux, la fleur présente une morphologie de sorte que le pollinisateur (l'animal) ne peut transférer les grains de pollen sur le stigmate de la même fleur. L'animal sert alors de barrière physique
mécanisme anatomique.

Il existe également des fleurs auto-stériles : si un grain de pollen atterrit sur le stigmate de la même fleur, le développement de la graine est bloqué
mécanisme génétique.

Sur des fleurs différentes (unisexuées) : des fleurs mâles produisant du pollen et des fleurs femelles avec uniquement un pistil. Là encore, pour éviter l'autopollinisation, la maturité des fleurs mâles et des fleurs femelles est différée dans le temps.

D'autres plantes possèdent des individus strictement mâles et des individus strictement femelles. Dans ce cas, l'autopollinisation ne peut avoir lieu.
2. Les différents types de pollinisation
La plupart des Angiospermes ont une vie fixée, elles ont donc besoin d'aide pour acheminer le pollen sur les stigmates.
70 % à 90 % utilisent les animaux mais quelques Angiospermes (surtout certains arbres et les graminées) et Gymnospermes sont tributaires du vent.
a. La pollinisation par le vent : l'anémogamie
La fleur de ces végétaux est souvent terne (c'est le cas des graminées).
Les plantes ayant une vie fixée, c'est la méthode de dispersion qui est apparue en premier au cours de l'évolution.
Dès que les grains de pollen arrivent à maturité, le vent les libère et les transporte.
Ce type de pollinisation implique que les grains de pollen sont très légers. Mais c'est un mécanisme très hasardeux, les grains de pollen peuvent tomber n'importe où et se retrouver très éloignés des autres fleurs.
Pour pallier à ce hasard, ces plantes produisent des grains de pollen en très grande quantité, ce qui est très coûteux en énergie pour la plante.

Exemple du Pin :
On peut observer, au printemps, des nuages de pollens jaunes libérés par les Pins.
300 millions de grains de pollen peuvent se déposer sur un mètre carré de terrain à ce moment là.
b. La pollinisation par les animaux : la zoogamie
Elle concerne la plupart des Angiospermes qui utilisent les animaux pour assurer le transport des grains de pollen d'une fleur à l'autre.

Les acteurs principaux sont les insectes : on parle d'entomogamie.
C'est le type de pollinisation le plus efficace. Les fleurs, au cours de l'évolution, ont développé des stratagèmes pour attirer les pollinisateurs et donc augmenter leurs chances de fécondation.
Les fleurs sont souvent très vives, elles peuvent servir d'abris, produisent du nectar sucré, produisent des senteurs attractives (production de senteurs proches des phéromones sexuelles indiquant le présence d'un partenaire sexuel pour l'animal), jouent de mimétismes (certaines orchidées ont des pétales qui miment la couleur et la forme de l'insecte femelle pour attirer les mâles).


Doc. n° 2 : Pétales d'orchidée mimant le dos d'un bourdon femelle


Les méthodes mises au point par les plantes pour attirer les pollinisateurs sont extrêmement variées, tout comme chaque famille d’insectes a adopté des moyens particuliers pour récolter le pollen ou le disperser.
Ces spécificités ne mettent pas les différentes espèces d'insectes en concurrence puisque chaque variété de fleur attire un nombre restreint de prétendants.

En pénétrant dans la fleur, l'insecte se charge en pollen (sur ces poils). La plante peut aussi posséder une morphologie particulière qui va fixer les grains de pollen sur la tête de l'insecte (cas des orchidées). Puis, lorsque l'insecte s'envolera visiter une autre plante, ces grains de pollen se déposeront sur le stigmate où la fécondation aura lieu.

En plus des insectes, certains oiseaux et autres mammifères sont également pollinisateurs.

La pollinisation par les colibris par exemple : les fleurs présentent le plus souvent des corolles étroites et longues, dans lesquelles les oiseaux viennent plonger leur bec. C’est à ce moment-là que le pollen se dépose sur les plumes de la tête de l’oiseau, qui le transportera vers le stigmate d'une autre fleur.
La pollinisation par les chauves-souris qui pollinise aux Antilles les fleurs de vanillier.
3. Un exemple de coévolution plante / pollinisateur : l'orchidée et le bourdon
Au cours de l'évolution, les animaux sont apparus après les végétaux terrestres. Depuis, ils n'ont jamais cessé d'influer les uns sur les autres; on parle de « coévolution ».

C'est la sélection naturelle qui a permis de définir les meilleurs échanges entre les plantes et leurs pollinisateurs.
Certaines plantes ont pérennisé car elles ont trouvé un animal pour transporter leur pollen de manière très efficace et adapté à leur couleur, odeur, morphologie...etc. Et les animaux ont trouvé une plante pour se nourrir, se protéger ou se reproduire. La survie de l'un entraîne la survie de l'autre.

Exemple : l'orchidée et le bourdon.

Le pétale de l'orchidée mime le dos d'un insecte femelle et produit des phéromones, imitant ceux du même insecte. Elles ont pu pérenniser car elles ont, par sélection naturelle, trouvé un pollinisateur attiré par ce mimétisme. Et les fleurs imitant le mieux l'insecte ont aussi augmenté leurs chances de se faire polliniser, toujours par sélection naturelle.


Doc. n° 3 : Dépôt des grains de pollen sur la tête d’un insecte pollinisateur.


Un grand nombre de fleurs sont pollinisées par un animal spécifique. Ainsi, le pollen a plus de chances de se faire transporter vers une plante de la même espèce, et augmenter ainsi ses chances de reproduction.
Mais cette exclusivité pose problème si le pollinisateur disparaît. La plante qui en est dépendante s'éteindra à son tour, faute de pouvoir être pollinisée.
L'essentiel
Les plantes, pour assurer leur pollinisation, ont recours au vent mais surtout aux animaux.
La sélection naturelle a renforcé cette interaction plante / pollinisateur car celle-ci améliore les chances de reproduction de la plante et assure également la pérennité du pollinisateur.
La pollinisation entrecroisée est très importante car elle assure un brassage génétique  et maintient une plus grande diversité intra-spécifique et une résistance accrue des plantes.

Vous avez déjà mis une note à ce cours.

Découvrez les autres cours offerts par Maxicours !

Découvrez Maxicours

Comment as-tu trouvé ce cours ?

Évalue ce cours !

 

Découvrez
Maxicours

Des profs en ligne

Géographie

Aidez votre enfant à réussir en espagnol grâce à Maxicours

Des profs en ligne

  • 6j/7 de 17h à 20h
  • Par chat, audio, vidéo
  • Sur les 10 matières principales

Des ressources riches

  • Fiches, vidéos de cours
  • Exercices & corrigés
  • Modules de révisions Bac et Brevet

Des outils ludiques

  • Coach virtuel
  • Quiz interactifs
  • Planning de révision

Des tableaux de bord

  • Suivi de la progression
  • Score d’assiduité
  • Une interface Parents