Récepteurs opioïdes et message douloureux - Maxicours

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Récepteurs opioïdes et message douloureux

Objectifs
La douleur constitue une sensation désagréable chez l’Homme et peut être d’origine physique (lésion, blessure, par exemple) ou psychique. Elle trouve son origine au niveau du système nerveux central et met en jeu un relais synaptique au niveau de la moelle épinière.
Comment se transmet le message nerveux nociceptif ?
Quel(s) est(sont) le(s) neurotransmetteur(s) impliqué(s) dans cette transmission ?
Peut-on moduler la libération de ces neurotransmetteurs ?

1. Rappel sur la transmission de la douleur

Pour rappel, la transmission du message nociceptif se déroule en plusieurs étapes.

  • Naissance d’un message nerveux sensoriel en périphérie de l’organisme, au niveau de récepteurs spécifiques : les nocicepteurs.
  • Conduction de ce message nerveux sensitif jusqu’à la moelle épinière grâce aux fibres nerveuses sensitives (corps cellulaire dans le ganglion spinal) des neurones nociceptifs.
  • Le message nerveux passe dans la moelle épinière au niveau des cornes dorsales : les terminaisons des axones de ces neurones sensitifs, établissent des liaisons synaptiques avec d’autres neurones nociceptifs situés dans la corne dorsale.
2. Les neurotransmetteurs de la douleur
Des expériences ont pu isoler, au niveau de la fente synaptique entre le neurone sensitif nociceptif pré-synaptique et le neurone nociceptif médullaire post-synaptique, un petit peptide formé de 11 acides aminés : la substance P. Il s’agit du principal neurotransmetteur libéré par les neurones sensitifs impliqués dans la transmission de la douleur.
Un deuxième neurotransmetteur a également été isolé : le glutamate.

Le message nerveux nociceptif déclenche la libération de substance P et de glutamate. Ceux-ci possèdent des récepteurs spécifiques localisés sur la membrane de neurones nociceptifs médullaires : leur fixation excite ces neurones post-synaptiques qui vont émettre un message nerveux en direction du cerveau et permettre à la sensation de douleur de devenir consciente.

Plus la fréquence d’émission des potentiels d’action en direction du cerveau est élevée, plus la sensation de douleur sera importante.

Doc.  Transmission du message de la douleur
au niveau d'une synapse.



3. Enképhalines et récepteurs opioïdes

Les neurones nociceptifs médullaires sur lesquels agissent la substance P et le glutamate possèdent également des récepteurs particuliers : les récepteurs opioïdes. Ces protéines réceptrices sont spécifiques de molécules dérivées de l’opium (d’où leur nom) telles que la morphine et des enképhalines (morphine et enképhalines ont des structures comparables et similaires au niveau de la portion qui se fixe sur ces récepteurs).

Les enképhalines sont des molécules sécrétées naturellement par l’organisme. Elles sont qualifiées de morphines endogènes, car elles atténuent l’intensité du message nerveux véhiculé jusqu’au cerveau et diminuent donc fortement la sensation de douleur.

Les enképhalines sont sécrétées par des interneurones qui établissent des contacts synaptiques avec les neurones nociceptifs médullaires.
Elles vont se fixer au niveau de leurs récepteurs opioïdes et inhiber ces neurones nociceptifs médullaires. Lorsque les molécules de substance P et de glutamate se fixent sur ces mêmes neurones (sur des récepteurs différents), la fréquence d’émission des potentiels d’action en direction du cerveau est moins importante, car les neurones nociceptifs médullaires sont moins excitables suite à l’action des enképhalines : la sensation de douleur est alors plus faible, car la transmission du message douloureux a été atténuée.
Les enképhalines ont une action analgésique.

Les enképhalines ont une action brève, car elles sont rapidement éliminées de la fente synaptique, comme tous les neurotransmetteurs. En revanche, des molécules exogènes, telles que la morphine, peuvent se fixer sur les récepteurs opioïdes cités précédemment et inhiber la transmission des messages nerveux à destination du cerveau. Mais, contrairement aux enképhalines, la morphine peut pratiquement bloquer l’émission des messages nerveux nociceptifs en direction du cerveau et, par conséquent, supprimer totalement la sensation de douleur. Elle a une action plus durable, car elle est moins rapidement détruite.

La morphine a cependant un inconvénient majeur : elle a les mêmes caractéristiques qu’une drogue (tolérance, dépendances psychique et physiologique). En effet, la morphine est l’alcaloïde principal de l’opium, celui-ci étant extrait du pavot. On peut aussi produire à partir de l’opium la codéine et l’héroïne.

L’essentiel

La substance P et le glutamate sont les neurotransmetteurs impliqués dans la transmission du message nerveux nociceptif. Enképhalines et morphine sont capables de bloquer leur libération en se fixant sur des récepteurs opioïdes et atténuer la sensation de douleur.

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