Récepteurs opioïdes et « circuits de la récompense » - Maxicours

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Récepteurs opioïdes et « circuits de la récompense »

Objectifs
La morphine peut avoir d’autres effets qu'une action analgésique : elle procure du plaisir.
Comment la morphine agit-elle au niveau du cerveau ?
Que sont ces « circuits de la récompense » ?

1. Les circuits de la récompense
Il existe à la base du cerveau des amas de neurones qui sécrètent un neurotransmetteur impliqué dans les « circuits de la récompense » :  la dopamine.
Comment est libérée la dopamine ? Comment procure-t-elle la sensation de plaisir ?

Sous l’influence de messages nerveux divers, les neurones à dopamine sont activés et libèrent massivement leur neurotransmetteur dans différentes régions du cerveau qui participent au contrôle des émotions, de la motricité etc. : cette dopamine va alors activer différents types de neurones et déclencher la sensation de plaisir. L’individu ressent cela comme une sorte de récompense.

2. Intervention de substances exogènes sur les neurones à dopamine
a. Contrôle endogène
Des neurones inhibiteurs sont en contact synaptique avec les neurones à dopamine : ils sécrètent un neurotransmetteur à action inhibitrice, le GABA, et freinent la libération de dopamine.

Ces neurones inhibiteurs possèdent au niveau de leur membrane des récepteurs opioïdes spécifiques des enképhalines et des molécules dérivées de l’opium (récepteurs également présents au niveau de la moelle épinière) : la fixation d’enképhalines au niveau de ces récepteurs freine l’action inhibitrice de ces neurones, ce qui a pour but de freiner la libération de GABA et d’augmenter la libération de dopamine ; cela procure une sensation de plaisir.
Cela permet un contrôle endogène du système de récompense.

b. Action de substances exogènes
La morphine : elle est capable de se fixer sur ces récepteurs opioïdes et d'avoir le même effet que les enképhalines naturelles, mais elle va augmenter considérablement cette sensation de plaisir.

L’héroïne : c’est un dérivé de la morphine (héroïne = diacétyl-morphine) qui pénètre plus rapidement que la morphine dans le cerveau où elle est transformée en morphine. Elle se fixe au niveau des récepteurs opioïdes, freine la libération de GABA et augmente la libération de dopamine déclenchant une importante sensation de plaisir.

Alcool et nicotine : contrairement aux molécules dérivées de l’opium, ils ne lèvent pas l’inhibition des neurones à dopamine en agissant sur des neurones inhibiteurs, mais agissent directement sur les neurones à dopamine qu’ils stimulent.

Cocaïne, ecstasy et amphétamines : ils agissent de différentes façons, soit en stimulant la libération de la dopamine, soit en freinant sa dégradation au niveau de la fente synaptique.

Toutes ces substances sont capables de modifier considérablement l’humeur de la personne qui les absorbe : elles sont qualifiées de psychotropes.


L'essentiel

Ce sont des expériences menées initialement chez le rat qui ont permis de mettre en évidence ces circuits de la récompense.
Présents au niveau du cerveau, ils mettent en jeu des neurones à dopamine dont l’activité peut être modulée : des neurones inhibiteurs freinent la libération de dopamine par le biais du GABA.

Enképhalines, opiacés, amphétamines, alcool, nicotine, ecstasy agissent au niveau de ces circuits de la récompense de différentes façons et permettent d’augmenter la libération de la dopamine : ils ont des effets psychotropes importants.

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