Organisation du travail et croissance - Maxicours

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Organisation du travail et croissance

1. La division du travail au fondement de la croissance
a. Division du travail et croissance économique
Dès 1776, Adam Smith, dans les Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, montre à travers l'exemple d'une manufacture d'épingles que la division technique du travail est la principale cause du surplus de richesses dans l'économie, grâce aux gains de productivité qu'elle permet. Il s'agit donc du facteur essentiel de la croissance économique.
b. Taylorisme et fordisme
A la fin du XIXe siècle, Frederick Winslow Taylor conçoit une Organisation scientifique du travail (OST), appelée aussi taylorisme. Celui-ci repose à la fois sur une division horizontale du travail (parcellisation des tâches, ouvriers spécialisés), et une division verticale (séparation radicale entre ceux qui organisent et encadrent, et ceux qui exécutent).

Le taylorisme est complété dans les années 1920 par le fordisme, qui intensifie la parcellisation par le travail à la chaîne et qui permet de contrôler les cadences de production. Les gains de productivité sont très importants. Associés à des salaires réels relativement élevés et en progression, ils sont à l'origine des Trente Glorieuses.
2. Le taylorisme-fordisme a-t-il vraiment disparu ?
a. La remise en question du fordisme
Au début des années 1970, le taylorisme est fortement contesté par une nouvelle génération plus qualifiée, qui dénonce les « cadences infernales », la monotonie du « travail en miettes », la tyrannie du chronomètre et des contremaîtres. Les entreprises limitent alors le caractère répétitif du taylorisme par la rotation des postes, l'élargissement et l'enrichissement des tâches, la constitution d'équipes semi-autonomes.
b. Post-taylorisme ou néotaylorisme ?
Le post-taylorisme à la japonaise (appelé toyotisme, ou ohnisme, du nom de l'ingénieur Ohno) s'impose dans les années 1980, en mettant en œuvre la qualité totale et la flexibilité de la production. La production en flux tendus s'adapte immédiatement à la demande. Le capital humain est systématiquement sollicité.

Toutefois, il ne faut pas surestimer l'enrichissement du travail ouvrier. Le taylorisme est loin d'avoir disparu ; il s'est même développé dans les services. Le contrôle de la hiérarchie et les contraintes de rythme n'ont guère diminué : il s'agit souvent d'un néotaylorisme.

Enfin, le stress créé par les organisations post-tayloristes et leur obsession de la qualité et de la performance n'est pas négligeable.
L'essentiel

La division technique du travail constitue l'un des principaux facteurs de croissance économique, comme l'a montré le taylorisme, jusqu'aux années 1970. Depuis, les entreprises « post-tayloristes » cherchent à pallier les rigidités et la monotonie de ce mode d'organisation du travail, en faisant évoluer la main-d'œuvre, davantage que le travail lui-même.

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