Les phases de l'infection - Maxicours

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Les phases de l'infection

Objectifs : Après l'infection des lymphocytes T4 et des macrophages par le virus VIH, l'organisme met en place des défenses pour lutter contre l'agent infectieux.
Comment évolue cette maladie au fil des années ? Comment la détecte-t-on ?
1. Les différentes phases de l'infection
On peut découper l'évolution de la maladie en six stades.
a. Stade I
C'est le stade de l'infection aiguë.

Suite à sa pénétration dans l'organisme, le virus est reconnu comme étranger (antigène) et va déclencher une réponse immunitaire. Ce sont notamment les protéines de l'enveloppe restées en surface de la cellule cible qui seront reconnues comme étrangères.
Il y a alors production d'anticorps spécifiques (AC) anti-VIH, qui seront recherchés dans les tests de dépistage.

Les premiers anticorps sont détectables environ 22 jours après la contamination. Globalement la quantité de VIH diminue et le taux d'anticorps augmente de façon parallèle.

C'est une phase sans symptômes particuliers, sauf quelques cas de fièvre et de courbatures.

Durant ce stade I où les AC ne sont pas encore détectables, le sujet est séronégatif.

b. Stade II
C'est le gonflement des ganglions lymphatiques.

C'est au cours de ce stade que le taux en AC anti-VIH est à son maximum et que le taux en VIH est le plus faible (taux stable).

Le taux en lymphocytes tend à diminuer progressivement. Il passera d'environ 850/mm3 de sang à environ 250/mm3 en quelques années. Les cellules infectées sont détruites par le virus et les lymphocytes T8.

Le gonflement des ganglions lymphatiques est le seul signe « visible » de l'infection. Il n'y a aucun signe clinique : il s'agit de la phase asymptomatique de la maladie, l'individu est devenu séropositif.

c. Stades III et IV
Cette période, qualifiée de phase mineure du sida (ou pré-sida), peut se poursuivre pendant plusieurs années.

Elle se traduit par un effondrement des taux en AC et en lymphocytes (surtout les LT4 qui sont les cibles du virus), tandis que le taux de virus recommence à augmenter de façon importante.

Les défenses immunitaires ne vont cesser de diminuer.
Les périodes sans symptômes alternent avec des périodes de troubles mineurs : zona, herpès, fièvre persistante, fatigue, perte de poids, diarrhées, mycoses bénignes.

d. Stades V et VI
C'est l'apparition et l'aggravation des signes cliniques.

Le taux en lymphocytes est à son seuil le plus bas, l'organisme est totalement immunodéprimé et ne réagit plus au virus qui continue de proliférer.

On est au stade majeur de la maladie (stade sida), avec l'apparition des maladies opportunistes : syndrôme de Kaposi, tuberculose, amaigrissement important, attaque des centres nerveux, etc...
La mort survient rapidement.

En moyenne, il s'écoule 10 ans (fourchette allant de 5 à 12 ans) entre l'infection initiale et l'apparition du sida.
Plus de la moitié des malades atteints du sida mourront des suites d'une infection généralisée.

2. Séropositivité et VIH
Un individu séropositif possède au niveau de son sérum des AC qui n'existent pas à l'état naturel. Un sujet séropositif pour le VIH possède des AC anti-VIH.
  • Un test de dépistage pratiqué couramment est le test ELISA : le sérum à analyser est mis en contact avec des protéines virales (des antigènes).
    Si ce sérum contient des AC anti-VIH, il y aura une reconnaissance protéines/AC : un lavage permet d'éliminer toutes les molécules non fixées.
    On met ensuite en contact les complexes AC/protéines avec des AC spécifiques anti-AC anti-VIH. Ces seconds AC sont marqués par une enzyme qui, en présence d'un substrat donné, donne une coloration.
    La coloration obtenue sera d'autant plus intense que le nombre d'AC anti-VIH fixé est élevé.

    L'inconvénient est que le test n'est pas fiable à 100 %.
    Il existe un seuil (une fenêtre sérologique) en dessous duquel le taux d'AC est insuffisant pour donner un test positif et fiable. De plus, il se peut que des AC autres que les AC anti-VIH se fixent aux protéines virales et donnent un test positif.

  • Un test de confirmation obligatoire est le Western Blot. Il consiste à mettre en contact le sérum avec des bandelettes où ont été fixées des protéines virales. Des sérums-test servent de témoins. Plus fiable que le test ELISA, ce test a un coût cependant élevé.
3. Les traitements actuels
Ils agissent au niveau des étapes clé du cycle de reproduction du virus :
  • inhibiteurs de la fixation du virus sur les cellules cibles ;
  • inhibiteurs de la transcriptase inverse. Un inhibiteur connu est l'AZT ;
  • inhibiteurs de l'intégration de l'ADN viral dans le génome de la cellule hôte ;
  • inhibiteurs de la protéase.

Actuellement, plusieurs antiviraux sont administrés simultanément. C'est le principe de la trithérapie avec trois antiviraux ou davantage (polythérapie).
L'inconvénient est le coût du traitement.

L'essentiel

L'infection par le VIH se traduit par une immunodépression sévère due à la baisse du taux en LT4. Elle est à l'origine du développement de maladies opportunistes qui entraînent la mort du sujet.

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