Les mécanismes de la dépendance : l'héroïne - Maxicours

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Les mécanismes de la dépendance : l'héroïne

Objectifs
Les drogues ont des effets psychotropes et modifient l’état et le fonctionnement du cerveau. Elles peuvent avoir différents effets : parmi elles, l’héroïne est classée dans la catégorie des dépresseurs.
Quels sont les effets de l’héroïne sur l’organisme ?
Quelles sont les conséquences de la prise répétée d’une drogue telle que l’héroïne ?

1. La toxicomanie

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la toxicomanie comme « un état d’intoxication périodique nuisible à l’individu ou à la société, engendré par la consommation répétée d’une drogue naturelle ou synthétique, et caractérisé par un invincible désir ou besoin de continuer à consommer la drogue ou de se la procurer par tous les moyens ».

Le nombre d’usagers de stupéfiants est en constante augmentation : si l'usage du cannabis concernait en 2000, 46 % des jeunes de 17 ans ; cette part atteignait en 2005, 50 % de cette même population.
L'expérimentation de l'héroïne concerne 0,9 % de la population des 15-34 ans.
Une nouvelle population d'usagers d'héroïne émerge avec de nouvelles pratiques : en milieu festif, la prise d'héroïne est associée à celle de stimulants afin d'en moduler les effets. Et cela, en dépit des risques accrus que représente le mélange de substances psychoactives.
Les hommes sont les plus touchés, quelle que soit la nature du stupéfiant.

2. Effets de l’héroïne sur l’organisme
Il existe différents modes d’administration de l’héroïne, mais elle est surtout injectée par voie intraveineuse. Elle provoque rapidement une intense euphorie associée à une disparition de tous les maux : douleurs, soucis, angoisse, etc. Le sujet « plane ».
Sont associées à cet état psychique différentes manifestations physiques : larmoiement, sudation importante, démangeaisons, etc.

La sensation d’euphorie ne persiste pas et surviennent alors des sensations d’angoisse, d’irritabilité : le sujet est donc amené à s’injecter de nouveau de l’héroïne pour obtenir ces effets euphorisants. Sa toxicomanie s’accompagne d’une tolérance et d’une dépendance.
3. La tolérance
La toxicomanie s’accompagne d’une tendance à augmenter fortement les doses pour obtenir les effets souhaités : c’est la tolérance. L’organisme s’accoutume, s’habitue et cela nécessite des prises sans cesse croissantes.

Cet état peut être à l’origine de surdoses chez les héroïnomanes (overdose, parfois mortelle). De plus, certaines doses sont plus pures que d’autres et le toxicomane n’a aucun moyen de connaître avec précision le dosage de sa drogue.
4. La dépendance
On parle de dépendance à une drogue lorsque l’usager ne peut plus s’en passer.

Dépendance psychique
Elle se caractérise par une envie obsessionnelle de retrouver les effets de la drogue et pousse donc le sujet à la consommer de plus en plus, de façon répétée. Si l’individu stoppe la prise de sa drogue, alors il ressent des effets de « manque » avec une sensation d’angoisse, de malaise, un mal-être.

Dépendance physique
Certaines drogues, telles que l’héroïne, conduisent à une autre forme de dépendance dans tout l’organisme qui se manifeste par des troubles importants dès que le sujet est en état de manque : douleurs, crampes, vomissements, etc.
Ce phénomène de dépendance physique existe aussi pour certains médicaments, l’alcool, les barbituriques.

5. Modes d’intervention contre la toxicomanie
Il existe différentes structures et moyens mis en place pour prendre en charge les toxicomanes en période de sevrage.
Les modes d’intervention sont multiples et diversifiés.
  • Mise en place de cures de désintoxication dans des centres spécialisés en milieu hospitalier (voire à domicile avec un suivi quotidien).
  • Admission en centres d’hébergement et de réinsertion sociale ou en centres de postcure avec un suivi socio-éducatif.
  • Aide à la réinsertion.
  • Soutien et accompagnement dans les différentes démarches administratives, juridiques et sociales.
  • Psychothérapies, orientations médicales.

Il existe également des programmes de substitution afin de remplacer les drogues dures telles que l’héroïne : la méthadone et le Subutex®. Ces traitements sont pris par voie orale, ils sont prescrits dans le cadre de structures médicales (médecin, centres spécialisés, etc.) et ont pour rôle de stabiliser la dépendance du sujet en toute légalité.

L'essentiel

Quel que soit leur mode d’action, les stupéfiants entraînent un phénomène de dépendance et de tolérance.

La plupart des pays industrialisés appliquent la notion de drogue de manière restrictive à des substances telles que l’héroïne, la cocaïne ou le haschisch, alors que la consommation excessive d’alcool et les tranquillisants bénéficie d’une grande tolérance.
L'alcool, le tabac et les tranquillisants seraient-ils des drogues licites ?

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