Les conflits israélo-arabes depuis 1973 - Maxicours

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Les conflits israélo-arabes depuis 1973

1. Le tournant de la guerre du Kippour/du Ramadan (1973)

Elle débute par une attaque surprise syro-égyptienne le 6 octobre 1973 (fête religieuse du Yom Kippour pour les Juifs et Ramadan pour les musulmans). Après un premier flottement militaire, Israël est victorieuse mais n’étend pas sa domination. Le statu quo est rétabli. Mais le mythe de l’invincibilité israélienne est écorné.

A l’issue de cette guerre, l’OLP évolue vers plus de modération, ce qui légitime l’organisation du point de vue international. Les droits du peuple palestinien sont reconnus.

2. Le processus de paix s’enclenche menacé par l’Intifada et les crises
a. Un tournant : la reconnaissance d’Israël par l’Egypte

En 1977, Sadate, nouveau président égyptien, se rend à Jérusalem (geste symbolique). Puis il signe les accords de Camp David avec Carter pour les Etats-Unis, Begin pour Israël, qui préfigurent le traité de paix de mars 1979 :
* L’Egypte reconnaît Israël.
* En retour, Israël évacue le Sinaï, occupé depuis 1967.
* Les accords prévoient également la création par étapes d’une « entité palestinienne ».
* Fin du front uni contre Israël.

Mais il d’agit d’une paix séparée dont les répercussions sont immédiates... 
Radicalisation du conflit : Sadate est assassiné (octobre 1981) et Israël annexe le Golan, en même temps qu’il lance une véritable politique de colonisation des territoires occupés.
Elargissement du conflit : Israël traque les Palestiniens, y compris hors de Palestine. C’est ainsi que le conflit s’étend au Liban avec l’opération « Paix en Galilée » en 1982, et le massacre de Sabra et Chatila (des faubourgs de la capitale, Beyrouth) par les milices chrétiennes alliées aux Israéliens. Les Palestiniens, abandonnées par leurs « frères », doivent quitter Beyrouth.

b. Le question palestinienne au cœur du conflit

L’OLP est affaiblie et divisée, au moment où commence l’Intifada en 1987, dans les territoires occupés où Israël développe les colonies juives. Israël s’apprête à fêter le 40e anniversaire de sa naissance. La situation apparemment calme ne l’est pas. Le 8 décembre, un accident embrase la Palestine : la population se soulève et l’Intifada, connue sous le nom de « guerre des pierres », fait tache d’huile. La légitimité d’Arafat est toutefois confirmée.

En dépit des divisions entre modérés et intransigeants, l’OLP, en 1988 :
* accepte la résolution 242 ;
* reconnaît existence d’Israël ;
* abroge sa Charte visant à la destruction de l’Etat hébreu.

Ce tournant historique est facilité par l’arrivée au pouvoir de la gauche israélienne : Itzhak Rabin et Simon Pères.

c. Les étapes d’un processus de paix sans cesse remis en cause

1988 : Hussein de Jordanie renonce à toute revendication sur la Cisjordanie et l’OLP proclame naissance d’un Etat de Palestine sur la base de la résolution 181 de 1947, avec Jérusalem comme capitale mais il s’agit encore d’un Etat virtuel.

13 septembre 1993 : accords de Washington entre I. Rabin et Y. Arafat, sous l’égide des Etats-Unis complétés par les accords d’Oslo. Les Palestiniens disposent d’un territoire autonome comprenant la bande de Gaza et des territoires en Cisjordanie. Un embryon d’Etat palestinien est créé.
Ces accords historiques se traduisent par la reconnaissance mutuelle des frères ennemis (symbole de la poignée de mains entre les deux partis) : l’OLP reconnaît le droit de l’Etat d’Israël à vivre dans la paix et la sécurité, et Israël reconnaît l’OLP comme unique représentant.

1994 : paix entre Israël et la Jordanie. L’autonomie de Gaza-Jéricho est organisée et devient le centre d’un Etat palestinien gouverné par Arafat.

 Puis le processus est remis :

1995 : Accords dits « Oslo II » qui planifient l’évacuation des principales localités de Cisjordanie et prévoient l’Autonomie. L’autorité palestinienne ne contrôle pour le moment que 3% du territoire.
L’année 1995 est aussi marquée par l’assassinat de Rabin et le retour de la droite israélienne puis l’alternance Boubarak/Sharon.

2000 : nouvelle Intifada + terrorisme dû aux fanatiques religieux des 2 camps dont le Hamas, mouvement hostile à Arafat. Hamas mène une politique concrète dans les territoires (construction d’écoles, d’hôpitaux) qui servent sa propagande en faveur de la destruction de l’Etat hébreu.

3. Le conflit continue de garder de graves implications internationales

La guerre du Kippour, en 1973, a provoqué un choc pétrolier sans précédent pour les économies des Pays industrialisés, provoquant une crise économique.

La guerre du Golfe, en 1991, marque le triomphe des Etats-Unis. Cette guerre provoque en effet de profondes divisions dans le monde arabe, exploitées par les Etats-Unis pour ouvrir des négociations entre certains Etats et Israël (Jordanie par exemple).

Le problème palestinien participe de problèmes extérieurs comme la guerre civile au Liban. Il sert aussi la montée de l’intégrisme islamique et divise les pays arabes, entre les modérés (comme l’Arabie Saoudite) et les intransigeants (comme la Syrie).

Aujourd’hui, le processus de paix est refusé par la Syrie. La politique de « bouclage » des territoires occupés avive les tensions, ainsi que la construction du mur de sécurité, surnommé « nouveau mur de la honte ». La forte montée de l’islamisme extrémiste (à noter que le Hamas affirme ne pas vouloir exporter son combat hors des frontières de la Palestine) qui dénonce la « trahison » d’Arafat est également un obstacle majeur.
La violence est pleine recrudescence.

Arafat est décédé en novembre 2004.

L’essentiel

Cette région reste plus que jamais une poudrière mais l’espoir de paix n’est pas totalement mort, comme le laisse espérer la « feuille de route » depuis mai 2003.

En 1945, la Palestine est un mandat britannique. Le rôle de la Seconde Guerre mondiale, le choc de la révélation de la Shoah, relancent l’émigration juive : la Palestine devient en partie israélienne à l’issue du partage de l’ONU de 1947. Les Palestiniens, qu’ils soient demeurés en Palestine ou qu’ils se soient réfugiés chez leurs voisins, deviennent les victimes d’un conflit qui les dépasse souvent.

S’engage un combat de 50 ans aux enjeux immenses : ethniques, religieux, culturels, politiques, régionaux mais aussi internationaux du fait de l’intervention des grandes puissances et de l’importance géostratégique du Moyen-Orient (carrefour de communication entre Orient et Occident, gisements de pétrole). Jérusalem est le symbole des tensions et passions.

Cette région est une véritable poudrière au point de se demander si « La paix est au bout du fusil ».

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