Le taylorisme en question - Maxicours

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Le taylorisme en question

1. La double crise du taylorisme
a. Les manifestations de la crise
Les cadences infernales du travail répétitif ont imposé des conditions de travail que ne supportent plus les ouvriers. Dans les années 1960-1970, leur mécontentement se manifeste par :

– des grèves fréquentes ;
– un fort taux d'absentéisme ;
– du turn-over (rotation du personnel) ;
– et par des défauts de qualité dans la production (augmentation des rebuts).

Tout cela est contre-productif.

b. La crise sociale
Alors que la société de loisirs se développe et que le niveau culturel des ouvriers augmente, les exigences des salariés s'accroissent en ce qui concerne la qualité de vie, et ce, alors que le travail reste synonyme de soumission passive à l'autorité et de pénibilité.
c. La crise économique
Dès les années 1980, la robotisation et l'informatisation des entreprises exigent une nouvelle forme d'organisation du travail : des qualifications plus élevées et plus polyvalentes, demandant plus d'initiative.

De plus, la crise économique en intensifiant la concurrence et en rendant instable la demande des consommateurs, va exiger une flexibilité plus forte de la production (suppression des stocks, diversification de la production). Or, l'organisation héritée de Taylor et de Ford est marquée par une rigidité de la production.

Désormais, ce n'est plus la demande qui va s'ajuster à l'offre mais l'inverse : la production devra s'adapter aux variations de la demande.
2. Les deux principes fondant la nouvelle organisation du travail
a. La production en flux tendus
Cela consiste à adapter en temps réel la production aux commandes effectuées en amont (demande). Pour cela, il est nécessaire de produire rapidement en petites quantités en fonction des fluctuations de la demande.

L'objectif est de supprimer les stocks coûteux et d'éviter les défauts de fabrication : la qualité est au cœur des transformations des entreprises à partir de la crise économique. Les délais de livraison deviennent un élément décisif qui fait peser de lourdes contraintes sur les salariés (le flux se substitue au chronomètre de Taylor).
b. La polyvalence des salariés
Dans les entreprises tayloriennes classiques, les ouvriers sont astreints à une tâche particulière ; lorsque l'on change de produit à réaliser ou qu'il y a un problème de qualité, le travail est fortement perturbé et les interruptions sont de longues durées. Désormais, la qualité étant l'un des impératifs de la production, chaque salarié doit pouvoir effectuer plusieurs opérations, dont certaines exigeant une qualification particulière : surveillance du fonctionnement des machines, intervention en cas de panne, contrôle préventif de la production, par exemple. Les ouvriers sont davantage responsabilisés, ils doivent prendre plus d'initiatives.

Ce type d'organisation du travail a été mis au point dans les usines Toyota au Japon. C'est la raison pour laquelle on désigne parfois ces nouvelles formes d'organisation du travail par le nom « toyotisme ».
Toutefois, la polyvalence est loin d'être la règle dans toutes les entreprises : on observe une montée du travail répétitif en France depuis les années 1980.  
L'essentiel

L'inadaptation du taylorisme aux modifications des aspirations des salariés, mais aussi à celles de l'économie, a entraîné l'apparition de nouveaux principes d'organisation du travail qui suscitent un débat : assiste t-on à la disparition du taylorisme ?

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