Le Royaume-Uni : contrastes d’un Etat en reconversion - Maxicours

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Le Royaume-Uni : contrastes d’un Etat en reconversion

1. Une reconversion menée à marche forcée
a. Un Etat anciennement industrialisé touché par la crise
La Grande-Bretagne est le premier pays à s’industrialiser dès la fin du XVIIIe siècle. Mais il n’a pas su garder l’avantage notamment lors de l’avènement de la deuxième révolution industrielle au milieu du XIXe siècle. Le Royaume-Uni a aussi été un Etat pionnier en termes de redistribution des richesses produites en appliquant les théories de Keynes avant la Seconde Guerre mondiale. En 1945, l’Angleterre était le modèle le plus aboutit d’Etat-providence (état intervenant afin de redistribuer plus équitablement les fruits de la croissance.)
C’est ce modèle qui sombre à la fin des années 1970 avec l’arrêt des Trente Glorieuses. En 1979, Margaret Thatcher devient Premier ministre et va démanteler ce système grâce à de nombreuses privatisations (sociétés et services publics comme les transports ou l’électricité) écartant les syndicats de la gestion des entreprises. Le symbole de cette politique libérale a été la longue grève des mineurs de 1984-1985 (consécutives à de nombreuses fermetures de mines) qui a marqué la fin d’une énergie (le charbon) en même temps que la fin du rôle des syndicats dans les négociations.
b. Une rapide modernisation
La Grande-Bretagne se tourne alors vers de nouveaux atouts : le Brent (pétrole offshore de la mer du Nord) ainsi que le gaz naturel dynamisent l’économie britannique depuis la fin des années 1970. Les privatisations s’accompagnent d’une ouverture aux capitaux internationaux américains, japonais et saoudiens en tête. Cela permet à Londres de conserver la plus importante bourse européenne.
La capitale essaye alors de se donner l’image d’une ville dynamique. De grands chantiers de rénovation sont lancés dont le symbole est celui de la réhabilitation des docks. Ces anciens entrepôts du port du Londres autrefois peuplé par des immigrés venus du Commonwealth sont transformés en bureaux et en logements pour cadres. C’est une entreprise de gentrification (retour de populations aisées dans un quartier réhabilité).
Cependant, cette modernisation menée tambour battant a laissé nombre de citoyens britanniques de côté. Les fermetures des industries non rentables, les privatisations ont provoqué une forte montée du chômage et une paupérisation d’une bonne partie de la société britannique. A côté des quartiers ou des régions dynamiques se développent des quartiers ou des régions en déprise qui se transforment en ghettos sociaux tels l’East End londonien ou des régions comme le Pays de Galles où l’on extrayait le charbon.
2. Diversité et disparités régionales dans le Royaume-Uni d’aujourd’hui
a. Un Etat inégalement peuplé
La densité moyenne de la population du Royaume-Uni est de l’ordre de 180 habitants au kilomètre carré<. Mais cette moyenne cache d’importantes disparités régionales. Face aux bassins fortement peuplés que sont le Sud-Est autour de Londres, le centre industriel qui court de Liverpool à Birmingham en passant par Sheffield, les lowlands (sud) écossais entre Glasgow et Edinburgh et la région de Belfast en Ulster, le restant du pays est composé de massifs anciens où se développent les landes (moors) aux faibles densités décrites dans Les Hauts de Hurleventd’Emily Brontë (qui se déroule dans le Yorkshire).
Il convient également de se souvenir que le Royaume-Uni est composé de 4 nations distinctes : un cœur saxon entouré de marges celtes (Cornouaille, Pays de Galles, Ecosse et Irlande dont seule l’Ulster appartient désormais au Royaume-Uni.)
b. Un dynamisme inégal
La principale opposition est celle Nord/Sud qui sépare un Sud dynamique d’un Nord en panne de développement qui ne parvient pas à se sortir de la crise industrielle. Ce Nord (qui représente près des 2/3 de la superficie anglaise) est composé de l’Eire, de la majeure partie de l’Ecosse et du Nord de l’Angleterre (Yorkshire, Lancashire, Midlands et Pays de Galles). Les politiques de reconversion et d’aménagement étant pratiquement inexistantes, le fossé qui les sépare des régions dynamiques ne fait que s’accroître.
Le Sud quant à lui représente 1/3 de la superficie britannique et se montre diversifié dans le détail. Il faut distinguer un Sud-Ouest composé de marges assez dynamiques connaissant une forte croissance démographique et un Sud-Est polarisé exclusivement par Londres. Ce sud se transforme actuellement en une vaste zone périurbaine qui va du Kent à Portsmouth. Le prix de l’immobilier y est en forte croissance et les créations d’emplois se multiplient.
L’essentiel

Première puissance mondiale jusqu’à la guerre de 1914-1918, le Royaume-Uni avait fondé sa suprématie sur une industrie puissante et exportatrice. Mais la Grande-Bretagne n’a pas su conserver son avance technologique et les crises de 1929 et de 1970 ont considérablement fragilisé son économie. La politique va alors prendre un nouveau virage avec l’arrivée de Margaret Thatcher qui met en place un Etat libéral qui se substitue à un Etat-providence ancien. Les zones dynamiques localisées autour du Grand Londres sont favorisées alors que la majeure partie du pays et de ses habitants est tenue à l’écart de cette croissance.

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