Le premier ensemble économique mondial - Maxicours

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Le premier ensemble économique mondial

Objectif : Connaître les atouts et les faiblesses de l’Europe en matière d’économie.
1. Une puissance économique incontestable…
a. Première puissance commerciale et financière
La montée en puissance des échanges commerciaux

L’Europe est le 1er pôle mondial d’échanges commerciaux. Elle est, en 2002, le premier exportateur mondial (19% des exportations hors commerce intracommunautaire) et le second importateur derrière les Etats-Unis. Les produits manufacturés représentent plus des ¾ du commerce de marchandises de l’UE et les services, 22% des échanges mondiaux.

Ses principaux partenaires sont les Etats-Unis (solde excédentaire), la Chine et le Japon (solde déficitaire) et la Suisse. Mais l’essentiel des échanges se fait à l’intérieur même de l’Union.

De part son héritage historique et notamment colonial, elle bénéficie d’une vaste aire de coopération économique (pays d’Afrique avec les accords de Cotonou signés en 2000, pays méditerranéens par exemple).

Principal pôle de flux financiers

Premier pôle émetteur d’IDE notamment vers les pays de l’ALENA, de l’Asie industrialisée et, dans une moindre mesure, de l’Europe de l’Est, elle représente 50% des IDE mondiaux.

Premier pôle récepteur d’IDE dans le monde, le marché unique attire les capitaux japonais et américains mais l’essentiel des IDE restent des investissements intra européens.

La place privilégiée de l’UE dans les flux d’IDE témoigne de la puissance de ses entreprises, qui du fait des délocalisations, sont présentes partout dans le monde.

Un espace financier de 1er plan

Sur le plan financier, l’UE s’est dotée, avec l’euro, d’un instrument de puissance qui s’affirme et les bourses européennes deviennent des centres financiers actifs (Paris, Londres, Francfort).

 

b. De l’agriculture aux services, l’UE caracole en tête
Un poids lourd agricole

Bien que ne représentant que 1,7% du produit européen, l’agriculture européenne est la 2e exportatrice mondiale notamment dans quelques secteurs clefs (viticulture, céréales). Ces bons résultats sont réalisés grâce à la PAC, relayée par une industrie agro-alimentaire performante.

Un bémol toutefois : d’importantes subventions expliquent ces succès et la PAC, jugée trop coûteuse, est en pleine réforme.

La première puissance industrielle du monde

La somme des industries de chaque pays membre de l’UE en fait la 1re puissance industrielle. Elle s’impose dans de nombreux secteurs comme la sidérurgie, la chimie (1er rang mondial), l’automobile ou l’agroalimentaire.

Ces bons résultats sont à relativiser du fait de l’absence de politique industrielle commune ce qui nuit à la compétitivité.

Les deux vrais succès européens sont Arianespace et Airbus-industrie qui ont imposé l’UE comme puissance aéronautique et aérospatiale grâce à une réelle politique de coopération.

Le dynamisme des services

L’UE est une puissance post-industrielle : parmi les 10 premiers exportateurs mondiaux de services dans le monde, sept sont européens, parmi lesquels le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France.
Les fonctions tertiaires emploient 7 actifs sur 10 et produisent 70 % du revenu national brut, même si les situations restent très contrastées entre pays tertiarisés à plus de 80 % (Royaume-Uni) et périphéries (Portugal, Slovénie).

Les services les plus performants se trouvent dans la distribution, la banque et les télécommunications.
L’UE est également le premier pôle touristique du monde. Cette activité est source d’entrée de devises et d’emplois.

 

2. …mais une puissance inachevée.
a. Une capacité d’innovation insuffisante
Bien que berceau des révolutions industrielles, la faiblesse relative de l’UE en termes d’innovation et de recherche-développement (5,1 chercheurs pour 1000 actifs) l’empêche de remettre en cause la suprématie américaine (7,4 pour 1000 actifs) et japonaise (8,9 pour 1000).

Par conséquent, elle reste en retrait dans les activités telles que les technologies de l’information et de la communication ou les biotechnologies, à quelques exceptions près.

 

b. Dépendance extérieure
La dépendance européenne est très nette en matière énergétique et commerciale : les Etats-Unis, principal client, usent de rétorsions commerciales pour obtenir gains de cause lors des conflits qui les opposent.

 

c. Des défis humains à relever
L’UE avec 495 millions d’habitants constitue le 2e foyer de peuplement, loin devant les Etats-Unis et le Japon. Toutefois sa part dans la population active mondiale ne cesse de baisser.

Le vieillissement démographique est rapide et les conséquences à long terme sont nombreuses : augmentation des dépenses de santé, problèmes du financement des retraites, capacité d’innovation réduite…

Autre défi : un potentiel de main d’œuvre mal utilisé. La croissance en emplois est limitée et le chômage demeure un fléau partout en Europe. Le niveau des salaires incite les entreprises à se délocaliser, pour les activités de production, hors d’Europe, alors que la main d’œuvre est particulièrement qualifiée.

 

d. L’UE, un espace encore trop morcelé
L’UE souffre de son faible poids politique. Sa capacité d’influence sur les règles du jeu de la mondialisation reste inférieure à celle des Etats-Unis ou des FMN.
L’Europe ne parle pas encore d’une seule voix… et doit pour cela achever son union politique.

Face à des marchés unis et cohérents, l’Europe oppose un ensemble disparate : des marchés concurrents plus que complémentaires, des entreprises encore trop largement perçues comme nationales et l’absence d’une réelle politique commune sont autant de handicaps.

L’intégration inachevée de ses systèmes de transports renforcent ce morcellement et accentue les inégalités et les déséquilibres entre un centre et ses périphéries.

 

3. L’euro, symbole de l’ambiguïté de la puissance européenne
a. L’euro et la réussite européenne
La monnaie unique est un facteur d’harmonisation :
  • elle fait disparaître les risques de fluctuations des monnaies européennes ;
  • elle stabilise les échanges ;
  • elle offre une plus grande transparence des prix et des coûts ;
  • elle renforce l’interdépendance entre les Etats membres.

L’euro est donc plus qu’un symbole de puissance. Il est un créateur de puissance.

 

b. Un second rôle face au dollar
L’euro reste toutefois surévalué par rapport au dollar et ne parvient pas à s’imposer comme monnaie de référence dans les échanges internationaux.

 

L’essentiel

Première puissance économique mondiale, l’Union Européenne est l’un des trois centres d’impulsion de l’économie mondiale. Pôle de la Triade, elle est un acteur économique de premier ordre, un partenaire ou un concurrent dans de nombreux domaines (agriculture, aéronautique …).

Pourtant, malgré ses succès, l’UE reste une puissance inachevée : elle souffre de son manque d’unité. Son dynamisme est freiné par son manque de capacité d’innovation, sa dépendance ou le vieillissement de sa population.
L’euro résume à lui seul ces contradictions : vecteur de puissance, il subit toujours l’hégémonie du dollar.

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