Le chômage : évolution et analyses - Maxicours

01 49 08 38 00 - appel gratuit de 9h à 18h (hors week-end)

Le chômage : évolution et analyses

1. Définir le sous-emploi
a. Le chômage : une notion difficile à définir
La définition du chômage par le BIT (Bureau international du travail), référence internationale, est relativement restrictive : elle exclut toutes formes d'activité rémunérée et exige une recherche active et une disponibilité immédiate du demandeur d'emploi. La définition de l'ANPE (Agence nationale pour l'emploi) pour la France est plus large. Ainsi, les statistiques internationales doivent être examinées très prudemment.

De plus, les créations d'emplois s'accompagnent d'un « halo » du chômage (chômeurs découragés, temps partiel subi), ainsi que du développement des formes d'emplois particulières ou « atypiques » (CDD, intérim, stages...). Plutôt que de chômage, il faudrait parler de sous-emploi, où les individus travaillent moins qu'ils ne le souhaiteraient.
b. Un phénomène qui diffère selon les pays
L'évolution du chômage est très différente selon les pays : les Etats-Unis ou le Royaume-Uni ont un marché du travail très fluctuant ; le Japon avait jusqu'à présent très peu de chômeurs, et la situation de la France depuis 1974 est caractérisée par le développement continu d'un chômage structurel de masse, dont la durée moyenne s'accroît. Le chômage touche en priorité les catégories sociales déjà défavorisées : jeunes et femmes sans qualification, dans certains quartiers.
2. Les débats autour des causes du chômage
a. L'analyse libérale et l'analyse keynésienne : le débat théorique
Les économistes libéraux voient dans le coût trop élevé de la main-d'œuvre, les rigidités du marché du travail et la rentabilité insuffisante des entreprises qui s'ensuit les principales causes du chômage. Ils préconisent donc la suppression du salaire minimum ou des allocations chômage, ce qui encouragerait l'embauche, et découragerait le « chômage volontaire ».

Les économistes d'inspiration keynésienne, quant à eux, lient le niveau de l'emploi au niveau de la demande effective et donc de la production. Le chômage serait donc involontaire, et aurait essentiellement des causes conjoncturelles.
b. L'équation emploi-productivité
Une autre explication résiderait dans une inadéquation structurelle entre l'offre et la demande de travail, avec une mobilité et/ou une qualification insuffisante(s) de la main-d'œuvre. Les causes les plus profondes du chômage sont à la fois technologiques et démographiques. Pour que le chômage diminue, il faut que les gains de productivité soient inférieurs à la croissance du PIB et que la hausse de la population active soit inférieure au nombre d'emplois créés.
L'essentiel

Les causes du chômage sont multiples et ne sont pas incompatibles entre elles : les analyses néoclassiques ou keynésiennes peuvent s'avérer toutes les deux pertinentes, selon la situation du marché du travail et de l'économie tout entière. Le chômage est très difficile à définir et à combattre, mais il est certain qu'il touche davantage les individus les moins qualifiés et les plus défavorisés, sans que ceux-ci soient forcément des « chômeurs volontaires ».

Comment as-tu trouvé ce cours ?

Évalue ce cours !

 

Découvrez
Maxicours

Des profs en ligne

Géographie

Des profs en ligne

  • 6j/7 de 17h à 20h
  • Par chat, audio, vidéo
  • Sur les 10 matières principales

Des ressources riches

  • Fiches, vidéos de cours
  • Exercices & corrigés
  • Modules de révisions Bac et Brevet

Des outils ludiques

  • Coach virtuel
  • Quiz interactifs
  • Planning de révision

Des tableaux de bord

  • Suivi de la progression
  • Score d’assiduité
  • Une interface Parents