La Ire République - Cours de Culture générale avec Maxicours

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La Ire République

1. La Convention
a. La proclamation de la République
Après le vote de la déchéance du roi, une nouvelle Assemblée est élue au suffrage universel : la Convention. Le 22 septembre 1792, la Convention proclame la République (2 jours après la victoire de Valmy contre l'Autriche et la Prusse).

Bientôt, des divisions apparaissent au sein de cette Assemblée entre girondins, plus modérés, et montagnards (Marat, Danton, Robespierre), plus radicaux. Les montagnards parviennent à faire voter la mort du roi, guillotiné le 21 janvier 1793. En juin 1793, les girondins sont arrêtés. Les jacobins sont maîtres de la Convention.

Après la mort du roi, la République apparaît menacée de toutes parts : presque tous les pays d'Europe forment une coalition militaire contre la France. A l'intérieur du pays aussi la crise est générale : la Convention a décidé de lever une armée de 300 000 hommes pour défendre les frontières, mais des oppositions s'élèvent contre la Révolution et la République, notamment en Vendée. La crise économique accentue le mécontentement : le gouvernement doit faire face à une situation très confuse de guerre civile et de conflit extérieur.
b. La Terreur
A partir d'avril 1793, les montagnards prennent des mesures exceptionnelles pour sauver la République : le pouvoir est confié au Comité de salut public, dirigé d'abord par Danton, puis par Robespierre. Celui-ci instaure une dictature personnelle et fait régner la Terreur.

En septembre sont adoptées plusieurs mesures d'importance : le maximum (un prix maximum est fixé pour les produits alimentaires de première nécessité), la Terreur (5 septembre), puis une loi très sévère sur les suspects. Ces mesures sont extrêmement répressives. Un nouveau calendrier révolutionnaire est adopté, qui commence au 22 septembre 1792.

L'ennemi extérieur est repoussé. Les adversaires de la République sont souvent exécutés. Le tribunal révolutionnaire condamne tous ceux qui sont suspects de trahison (Girondins, Marie-Antoinette), puis les montagnards qui s'opposent à Robespierre (Danton, Desmoulins).

Mais le durcissement de la Terreur et la multiplication des exécutions isolent Robespierre. Inquiets pour leur sort, les hommes de la Convention arrêtent Robespierre le 9 thermidor an II (27 juillet 1794). Il est guillotiné le lendemain.
2. Le Directoire
a. La Constitution de l'an III
La chute de Robespierre est suivie d'une période de réaction. En septembre 1795, la Convention thermidorienne adopte au suffrage censitaire une nouvelle constitution qui cherche à éviter toute dictature : la Constitution de l'an III, qui institue le Directoire.

Le pouvoir législatif appartient à deux chambres (le conseil des Cinq-Cents et le conseil des Anciens) et le pouvoir exécutif est aux mains de cinq directeurs. Le Directoire rétablit d'autre part la liberté économique.

Le Directoire est très vite confronté aux difficultés économiques et politiques. Le régime est gravement menacé à droite par les royalistes, et à gauche par Gracchus Babeuf qui tente un coup d'état en 1796. Pour faire face à ces dangers, le Directoire doit faire appel à l'armée à plusieurs reprises.
b. Le coup d'Etat de Napoléon Bonaparte
A l'extérieur, le Directoire poursuit victorieusement la guerre. Les chefs militaires, comme le général Bonaparte, connaissent une popularité croissante. Mais le Directoire est déconsidéré à cause des difficultés économiques.

Bonaparte commande l'armée d'Italie. En 1796, il remporte des succès foudroyants contre les Autrichiens à Arcole et à Rivoli. Il impose aux Autrichiens le traité de Campo-Formio en 1797 et crée la République cisalpine où il règne en maître.

La guerre continue cependant contre l'Angleterre. Bonaparte mène l'expédition d'Egypte contre les Anglais. Après des succès, la flotte française est détruite à Aboukir par l'amiral Nelson. A la fin de l'année 1798, une seconde coalition se noue contre la France, comprenant l'Angleterre, la Russie et l'Autriche.

Pour remédier à la fragilité du régime contesté, certains hommes politiques préconisent un renforcement du pouvoir exécutif. Le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), un coup d'Etat porte au pouvoir le général Bonaparte. C'est la fin du Directoire et de la République.


L'essentiel


La République proclamée en 1792 est confrontée aux périls extérieurs et aux oppositions intérieures. Pour affronter ces difficultés, la Terreur, menée par Robespierre, est instaurée. Après la chute de Robespierre en 1794, un nouveau régime est institué : le Directoire. Fragile et contesté, ce régime prend fin avec le coup d'Etat de Bonaparte en 1799.
Repères

20 septembre 1792 : victoire de Valmy
22 septembre 1792 : proclamation de la République par la Convention
21 janvier 1793 : le roi est guillotiné
9 Thermidor an II (27 juillet 1794) : arrestation de Robespierre. Il est guillotiné le lendemain.
Septembre 1795 : Constitution de l'an III qui institue le Directoire
18 Brumaire an VIII (9 novembre 1799) : coup d'état de Bonaparte

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