La contrainte extérieure - Maxicours

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La contrainte extérieure

1. L'essor d'un libéralisme mondial
a. La mondialisation des économies
Le développement des échanges internationaux s'inscrit dans une tendance historique longue qui semble s'accélérer notablement depuis ces cinquante dernières années, en particulier pour les Pays développés à économie de marché (PDEM). Cette multiplication des échanges internationaux repose sur trois formes d'import/export : les échanges de matières premières, de produits manufacturés, et de services (en forte augmentation).

Cette mondialisation des échanges rend dès lors les pays interdépendants. Soucieuses de leur compétitivité, les firmes internationales sont attentives aux niveaux de prélèvements obligatoires, elles recherchent des taux d'intérêt faibles et la stabilité des monnaies mais aussi la qualité des infrastructures publiques.

Elles mettent donc en compétition les nations dans leur choix de localisation. Cela constitue une contrainte extérieure à intégrer lors des décisions de politiques économiques des Etats.
b. Une pensée libre échangiste
Les échanges internationaux se sont développés sous l'impulsion d'organisations internationales favorables au libre échange. Le GATT (General agreement on tariffs and trade) impose ainsi à partir de 1947 les règles du jeu en matière de commerce international. Il a laissé la place à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995.

Les principes du GATT et de l'OMC sont relativement simples : il s'agit de développer la croissance mondiale grâce à une réduction des entraves au commerce et à une meilleure coopération internationale, mettant chaque pays sur un pied d'équité. Les Etats doivent dès lors respecter le multilatéralisme des échanges en abaissant les barrières douanières, en abolissant les restrictions quantitatives ou en s'interdisant le dumping et les subventions à l'exportation.

Cela signifie aussi que les Etats ne disposent plus de marges de manœuvre. La mondialisation les met en concurrence. Leurs politiques respectives en matière de dépenses budgétaires ou de soutien aux économies nationales doivent s'accorder au système libre échangiste.
2. Une action de l'Etat de plus en plus limitée
a. L'expérience de la relance de 1981
En conséquence, les politiques de relance deviennent moins efficaces dans les économies internationalisées que dans les économies fermées. Ainsi, la politique gouvernementale de relance en 1981 a buté sur une contrainte extérieure non anticipée.

Pour lutter contre le chômage et la crise, le gouvernement a soutenu l'économie nationale en créant plus d'emplois publics, en augmentant le SMIC et les prestations sociales, et en développant les équipements collectifs. Cette relance a naturellement augmenté la consommation des ménages, qui ont vu leur pouvoir d'achat progresser.

Malheureusement, cette demande nouvelle fut surtout satisfaite par des importations massives, alors que nos exportations s'effondraient. En effet, le tissu industriel français ne correspondait pas à la demande nationale de produits manufacturés. A cela s'ajoutait une monnaie trop forte, qui rendait les produits étrangers moins chers et pénalisait nos exportations. La relance a donc surtout été bénéfique à nos voisins européens.
b. Des moyens d'actions détournées
Les politiques de relance par le budget sont désormais illusoires, notamment dans le cadre européen puisque les Etats se sont engagés à réduire leurs déficits publics et à harmoniser leurs politiques fiscales. Il en est de même de la politique monétaire, aujourd'hui abandonnée.

L'action de l'Etat est donc désormais très limitée, ce qui ne veut pas dire qu'elle est nulle. En effet, il existe des moyens détournés pour soutenir l'économie de certains secteurs particuliers. Les efforts portent ainsi sur les subventions à la recherche et développement, sur des allègements de charges sociales, ou sur la mise en place d'infrastructures. Mais il ne s'agit cependant que de politiques partielles et très circonstanciées...

L'essentiel

L'autonomie d'action des pouvoirs publics est de plus en plus limitée dans un contexte d'ouverture généralisée des frontières, respectant un dogme libre échangiste d'inspiration libérale. La politique nationale doit donc être compatible avec la politique menée par les puissances extérieures. Dans ce cadre, les Etats ne disposent plus complètement des outils traditionnels de la politique économique par le budget ou la monnaie.

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