La collaboration en Europe - Cours d'Histoire avec Maxicours

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La collaboration en Europe

1. Les raisons de la collaboration
Dans les pays vaincus, face à la défaite et à l'occupation, certains hommes politiques se rapprochent de l'Allemagne, par conviction idéologique ou à des fins stratégiques (obtenir l'indépendance, protéger des compatriotes).

Le Norvégien Quisling, qui a fondé avant la guerre un parti nazi local, se met au service des Allemands par conviction idéologique.

D'autres cas traduisent le sursaut des minorités ethniques espérant trouver un appui pour obtenir leur indépendance, comme la Slovaquie dès 1939 et la Croatie en 1941.

Le plus souvent, les dirigeants des pays vaincus croient possible de protéger leurs compatriotes des rigueurs ennemies et s'assurer une paix honorable en adoptant une attitude conciliante : telle est, au lendemain de l'entrevue de Montoire d'octobre 1940 entre Pétain et Hitler, la ligne de conduite du gouvernement de Vichy.

L'essentiel

À partir de 1939, des politiques de collaboration avec l'Allemagne sont appliquées en Europe.

Les dirigeants des pays vaincus espèrent ainsi adoucir les rigueurs imposées par les Allemands à leurs compatriotes. Certains hommes politiques sont favorables à l'émergence d'un régime nazi dans leur pays, parfois même avant la guerre comme dans le cas norvégien.

2. Les formes de la collaboration
a. Les exigences allemandes
Les exigences allemandes sont souvent très lourdes, tant économiquement que politiquement.

Exigences économiques
Les pays vaincus doivent payer de fortes indemnités de guerre (300 millions de francs par jour à partir de 1942 en France).
Ils doivent aussi fournir à l'Allemagne :
– des matières premières (fer français ou belge, bois suédois ou yougoslave, minerais grec ou ukrainien),
– de la nourriture (beurre hollandais, céréales roumaines, huile d'olive espagnole...).
C'est le prix à payer pour l'acceptation de l'armistice.

Exigences politiques
Les gouvernements des pays occupés sont contraints d'adopter des mesures antisémites (exclusion des Juifs de la fonction publique, port de l'étoile jaune, organisation de convois de déportation vers les camps de concentration...), ou de participer à la répression des résistants.

b. La collaboration ouverte
Progressivement, les gouvernements des pays occupés s'engagent sur la voie de la collaboration ouverte avec l'Allemagne. Ils finissent par considérer comme certaine la victoire finale de l'Axe, mais aussi par la souhaiter et s'en montrent solidaires en recrutant des légions de volontaires, prêts à combattre sur le front russe notamment.

Toutefois, les populations civiles, dans leur majorité, absorbées par le problème du ravitaillement, prêtent peu attention à la propagande nazie, parfois relayée par les gouvernements collaborationnistes.

L'essentiel

Les gouvernements des pays vaincus acceptent souvent une collaboration économique (paiement d'indemnités de guerre, engagement à fournir des quotas de matières premières), politique en appliquant des mesures déjà prises en Allemagne nazie (persécution des Juifs, traque des opposants et des résistants) ou en travaillant à la victoire finale des nazis (envoi de contingents militaires aux côtés des Allemands sur le front russe).

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