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L’expertise scientifique et technique dans la démocratie

Au cours du 20e siècle, la science et les techniques ont amélioré les conditions de vie des populations. Mais, aujourd’hui, leurs avancées posent de graves problèmes moraux aux démocraties.
Quels sont les risques liés au progrès technique et scientifique ? Comment l'État et les citoyens doivent-ils appréhender ces risques ?
1. Les risques liés à la science
Les risques sont surtout à craindre dans deux domaines.
a. Le problème du nucléaire et des déchets radioactifs
La France et de nombreux pays ont choisi, pour résoudre les crises pétrolières des années 1970, de développer le nucléaire afin de produire de l’énergie électrique en grande quantité et à faible coût. Face à la nocivité et aux dangers connus du nucléaire, la France a adopté une série de mesures pour contrôler les centrales nucléaires. L’accident nucléaire de Tchernobyl en 1986 a prouvé la nécessité d’un contrôle étroit. Toutefois, l’inondation de la centrale du Blayais en Gironde lors de la tempête de décembre 1999 montre les limites du contrôle par les hommes du nucléaire.

Par ailleurs, le nucléaire pose aussi des problèmes au niveau de la gestion des déchets. Ces déchets restent actifs pendant plusieurs centaines d'années malgré le retraitement qu’on leur fait subir. On ne sait où et comment les stocker.
En 2006, une loi sur les recherches relatives à la gestion des déchets radioactifs a été promulguée. Cette loi institue un plan national de gestion des matières et déchets radioactifs et fixe un programme de recherches et de travaux, assorti d’un calendrier pour le mettre en œuvre. Ce plan de gestion des déchets comprend 3 phases essentielles : traitement des combustibles nucléaires usés, conditionnement des déchets ne pouvant être recyclés, stockage réversible en couche géologique profonde….
Mais cette loi n'empêche pas les accidents, comme en juillet 2008, lorsque l'usine de traitement des déchets radioactifs a déversé accidentellement de l'uranium dans les nappes phréatiques et les cours d'eau avoisinants.
b. La génétique : protéger le devenir de l'homme
La génétique étudie les caractères héréditaires des individus, leur transmission au fil des générations et leurs variations (mutations).
La recherche médicale et la génétique plus particulièrement, permettent aujourd’hui de traiter des maladies jusque-là incurables (stérilité résolue avec les bébés-éprouvette, gènes renforcés des bébés-bulle). Mais on peut craindre les dérives que peut entraîner la recherche scientifique.

L'eugénisme, une science consacrée à l'amélioration des caractères génétiques humains, a déjà eu de graves conséquences dans les années trente et quarante, et est aujourd'hui considéré dans la législation française comme un « crime contre l'espèce humaine ». Les découvertes liées au clonage a permis de cloner des animaux (la brebis Dolly), mais aujourd'hui certains veulent aller plus loin en clonant des humains, avec toutes les questions éthiques que ça implique. Enfin, l'homme peut ne plus réussir à maîtriser ce qu'il a créé, les OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) en sont aujourd'hui un exemple.
2. Éthique et vigilance citoyenne
a. La réglementation
La loi réglemente l’activité des scientifiques afin que les personnes et l’environnement soient respectés :
- 1994 : première loi sur la bioéthique en France ;
- 1997 : Déclaration universelle sur le génome humain par l’UNESCO ;
- 1998 : Convention européenne des droits de l’homme sur le clonage humain.
La loi de 1994 a été modifiée le 6 août 2004. Elle autorise dorénavant la recherche sur l'embryon et sur les cellules souches embryonnaires à titre dérogatoire (exceptionnel), en interdisant toujours toute forme de clonage, entre autres. Actuellement, la question de la gestation pour autrui (les mères porteuses) soulève un vif débat dans le milieu scientifique, qui interpelle les législateurs.
 
La France a par ailleurs été le premier pays à créer un Comité Consultatif National d’Éthique, en 1983. Sa vocation est de susciter une réflexion de la part de la société sur les avancées de la connaissance scientifique dans le domaine du vivant. Ses réflexions s’étendent aujourd’hui à la recherche sur l’embryon humain, l’accès à l’information génétique, le clonage...
b. La vigilance citoyenne : un enjeu pour demain
Pour que le citoyen soit acteur et non pas passif face à la science et aux techniques, il faut qu’il soit vigilant, c’est-à-dire qu’il s’informe sur ce qu’il consomme, sur ce qui l’entoure.
Par ailleurs, il peut s’engager au sein d’associations telles que Greenpeace pour faire pression sur les gouvernements afin qu’ils prennent des mesures visant à contrôler la science et les techniques.
L’essentiel

Les risques liés au progrès scientifique sont essentiellement d'ordre éthique, puisqu'aujourd'hui la science permet de manipuler le génome humain, avec les avancées médicales et paradoxalement les dérives que cela peut induire. Par ailleurs, la technique a permis l'utilisation de l'énergie nucléaire, mais celle-ci peut provoquer de la pollution et des risques directs pour l'homme.

L'État appréhende ces risques par la législation, par exemple sur le traitement des déchets radioactifs, ou avec la loi sur la bioéthique.

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