L'Allemagne nazie - Cours d'Histoire avec Maxicours

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L'Allemagne nazie

1. Une mise en place rapide de la dictature (1933-1934)
a. Hitler, « Führer du IIIe Reich »
L'arrivée au pouvoir d'Adolphe Hitler se fait le 30 janvier 1933, de façon légale (il devient chancelier), à la tête d'une coalition conservatrice. Il dissout tout d'abord l'Assemblée nationale dès le 1er février. Il élimine ensuite l'opposition communiste rendue responsable de l'incendie du Reichstag, pourtant perpétré par les nazis, le 27 février. Les élections de mars 1933 lui apportent une majorité relative (après arrestation des communistes) qui lui permet de contrôler l'essentiel du pouvoir lors du vote des pleins pouvoirs le 23 mars.
Il instaure enfin en un an sa dictature, en passant du statut de chancelier à celui de « Führer » (guide) lors de la mort du président de la République, Hindenburg, en août 1934.
Le dirigeant allemand est glorifié par les médias et certains artistes de l'époque dans un véritable culte de la personnalité. Il est ainsi représenté comme un chevalier teutonique prêt à écraser les ennemis de l'Allemagne et à guider le peuple allemand.
b. Un contrôle sans partage sur le pays
Hitler, « Führer » du Reich, détient tous les pouvoirs. Il prend des décisions que personne ne peut contester, mais qui s'appuient parfois sur la consultation de la population par référendums (lors de l'annexion de l'Autriche en 1938 par exemple).
Il dirige le pays grâce à un parti unique, le NSDAP (parti national-socialiste des travailleurs allemands), épuré le 30 juin 1934 des éléments les plus remuants lors de la Nuit des longs couteaux (élimination de Röhm et des chefs SA). Les autres partis sont interdits et Hitler fait taire les opposants en les déportant ou en les faisant assassiner.
Il organise le pays de façon centralisée (alors que l'Allemagne est traditionnellement un Etat fédéral) en faisant contrôler chaque Land par un fonctionnaire nazi.
2. Une société embrigadée et soumise
a. Le contrôle des masses et la terreur
Les organisations de masse liées au parti nazi contrôlent la population, pour faire des Allemands un peuple sûr de ses droits et obéissant au Führer. Les enfants sont embrigadés dans les Jeunesses hitlériennes, au sein desquelles ils pratiquent le sport, les exercices militaires et sont endoctrinés. Un Front du travail (DAF) remplace les syndicats, interdits, et place les travailleurs allemands dans l'obligation de produire sans se plaindre. Les loisirs ouvriers dépendent de l'organisation « Kraft durch freude » (« la force par la joie »).
La propagande culturelle valorise un art « aryen » massif et réaliste qui doit glorifier la grande Allemagne et ses valeurs. Elle condamne sans appel « l'art dégénéré » c'est-à-dire tous les arts abstraits et d'avant-garde, le jazz... De nombreux artistes fuient ainsi le pays (Brecht, Thomas Mann, Seghers...) alors que les livres interdits (Voltaire, Remarque, Einstein) sont brûlés lors de grands autodafés nocturnes.
La vie politique est rythmée elle aussi par la propagande nazie : discours, articles de journaux, cinéma (Le Juif Süss, ou les films de Leni Riefenstahl), grandes manifestations collectives (congrès nazi de Nuremberg, défilés militaires dans les rues) sont autant de mises en scène du pouvoir et du chef, autour des symboles (croix gammée, aigle).
Les contestataires éventuels sont dénoncés par les mouchards à la police politique, la Gestapo. Elle interne les récalcitrants dans des camps de concentration qui servent à « rééduquer » les Allemands ou à les éliminer. Le premier camp, Dachau, est ouvert en 1933.
b. Un régime raciste
Au cœur du programme nazi se trouve une conception raciste du monde, dirigée contre les peuples jugés comme « inférieurs ». Hitler les qualifie de « races » : Juifs, Tziganes, Slaves. Les Juifs sont en particulier visés par la propagande nazie qui estime qu'ils sont responsables de tous les maux de l'Allemagne (crise économique, difficultés internationales), car ils « polluent » le « sang allemand » et affaiblissent ainsi le pays.
Les nazis tentent tout d'abord d'écarter les Juifs de la vie publique en suivant une politique de séparation. Les lois de Nuremberg de 1935 leur interdisent certains emplois (banques, commerce, armée...), les mariages mixtes, et les obligent à porter une étoile jaune. L'un des buts avoués de cette politique est de faire partir les Juifs d'Allemagne.
Le deuxième phase débute en 1938, après l'assassinat d'un représentant du gouvernement allemand à Paris : la Nuit de cristal (7 novembre 1938) donne le signal de persécutions violentes et de déportations. Les magasins juifs (près de 7 000) et les synagogues sont détruits ; il y a 91 morts.
C'est en 1941 qu'une politique d'extermination massive est programmée (c'est la « Solution finale »).
La vision hitlérienne d'une « race supérieure » pousse également les dirigeants nazis à arrêter les homosexuels, les témoins de Jéhovah et à stériliser puis éliminer les malades mentaux (politique eugéniste).
3. Redresser l'économie pour créer une grande puissance
a. L'Etat intervient dans l'économie
Pour faire de l'Allemagne une grande puissance militaire et éradiquer le chômage, le Dr Schacht lance une politique de grands travaux qui aménagent l'espace allemand (autoroutes, aérodromes, stades, ligne Siegfried en Rhénanie). Hitler rétablit également le service militaire obligatoire en 1935 et Goering lance un vaste plan d'armement en 1936.
L'économie allemande fonctionne alors en autarcie : le mark n'est utilisable qu'en Allemagne et l'essentiel du commerce extérieur doit être équilibré. La création d'ersatz est favorisée pour éviter la dépendance technologique et en matières premières à l'étranger (caoutchouc ou textiles artificiels).
b. « Ein Reich, ein Volk, ein Führer »
Le premier but de cette politique est de faire de l'Allemagne une grande puissance militaire. Elle doit être capable de faire aboutir le projet pangermaniste de Hitler (Der Führer) d'union de tous les Allemands (« ein Volk ») dans un seul Etat (« ein Reich »), puis de conquérir un espace vital (« Lebensraum ») sur les peuples « inférieurs », essentiellement les Slaves. Cette politique débute en 1935 par la récupération de la Sarre, puis en 1938 par l'Anschluss puis l'annexion des Sudètes de Bohème.
Le second axe pour Hitler est d'abolir les décisions du traité de Versailles. Dès 1935, il se lance dans une série de coups de force contre les Etats démocratiques en réarmant son pays, puis en remilitarisant la Rhénanie.
En 1939, l'Allemagne nazie est prête à faire la guerre.
L'essentiel

De 1933 à 1945, Adolphe Hitler, qui domine sans partage l'Allemagne, entend recréer selon sa propre conception du monde un « Vaterland ». Puissamment armé et économiquement fort, ce territoire doit se purifier en éliminant les « êtres impurs » présents sur son sol. Ses conquêtes doivent lui permettre d'occuper une place privilégiée en Europe.
Ces idées aboutissent au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

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