Fonctionnement et entretien des agrosystèmes - Maxicours

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Fonctionnement et entretien des agrosystèmes

Objectifs
Un agrosystème est un écosystème agricole, c'est-à-dire un milieu artificiel créé et entretenu par l'Homme dans le but d'obtenir des récoltes à fort rendement.
Comment fonctionne un agrosystème ?
Est-il possible d'augmenter les rendements ?
Quels sont les moyens actuellement utilisés pour augmenter la productivité ?
1. Pratiques culturales
Un agriculteur peut utiliser de nombreuses méthodes « naturelles » pour augmenter la productivité de sa récolte.

Exemples
– Labourage du sol : augmentation de sa perméabilité et de sa capacité de rétention d'eau.
– Amélioration du sol par des apports de calcaire si le sol est trop acide ou de tourbe si le sol est trop léger, etc.
– Rotation des cultures.

Mais de nombreux éléments minéraux sont prélevés dans le sol à chaque récolte et il faut les restituer afin d'éviter que le sol ne s'épuise. De plus, il existe de nombreux ennemis des cultures qui diminuent les rendements : plantes adventices, insectes, animaux dits ravageurs, parasites.
Quels sont les moyens mis en place pour résoudre ces problèmes ?

2. Fertilisation
a. Utilisation d'engrais
Quand un agriculteur défriche et sème, il remplace certains végétaux par d'autres. Lors de la récolte, il prélève ces cultures, le sol est ponctionné et perd peu à peu des matières minérales et organiques. Pour cultiver durablement, l'agriculteur doit donc le nourrir et le fertiliser.
Les engrais sont donc des éléments compensateurs d'un sol insuffisamment riche en une ou plusieurs substances nécessaires au rendement quantitatif ou qualitatif attendu.

Parmi les substances utilisées comme engrais, on distingue :
– l'azote (N) ;
– le phosphore (P) ;
– le potassium (K).

L'utilité des engrais n'est pas vraiment contestée, mais il y a actuellement un débat sur le type d'engrais à utiliser, le moment de l'épandage et les doses.

b. Amendement
L'amendement est un produit ajouté au sol pour améliorer son état physique et son état chimique (structure et pH). Il s'agit essentiellement de composés organiques (fumiers, lisiers, boues...) ou calciques. Cette technique a pour effet de faciliter la germination et le développement des racines, la circulation de l'eau et de l'air, l'assimilation des fertilisants.
3. Lutte contre les ennemis des cultures
Cette lutte repose, en partie, sur l'emploi de pesticides de toute nature (fongicides, insecticides, désherbants ou herbicides, etc.).
a. Les fongicides

Pour traiter les maladies des plantes cultivées, on a recours soit à des moyens physiques (traitement thermique et désinfection chimique du sol pour lutter contre les maladies qui s'attaquent aux organes souterrains des plantes afin de tuer les œufs et larves des parasites du sol), soit à des moyens chimiques (pulvérisations chimiques contre le mildiou de la vigne, poudrages chimiques contre l'oïdium de la vigne).

Les fongicides les plus anciens et encore utilisés actuellement pour certains d'entre eux sont des produits relativement simples : sulfate de cuivre, sulfate de fer, soufre, etc. On les emploie par pulvérisations de bouillies sur les organes aériens des végétaux (ex. : « bouillie bordelaise »). Mais aujourd'hui, on s'inquiète de l'accumulation de cuivre qu'ils peuvent provoquer dans les terres.

De nos jours, on utilise plutôt des fongicides complexes et fabriqués par l'industrie chimique. Ils ne sont pas phytotoxiques et peuvent être utilisés sur toutes les plantes, dont ils favorisent aussi la végétation.

b. Les insecticides
Des insectes nuisibles s'attaquent aux plantes cultivées. On observe une grande diversité dans l'aspect et la gravité des dégâts, dans la nature et la biologie du responsable et dans la façon de combattre ce dernier.
Les insecticides actuels se divisent en deux groupes : les organochlorés (ex. : DTT) et les organophosphorés.
La législation actuelle envisage de restreindre, voire de supprimer, l'usage d'insecticides, car on se rend compte que des résidus peuvent subsister dans les végétaux ou dans les tissus humains.
c. Les désherbants ou herbicides
Les « mauvaises herbes », ou plantes adventices, s'observent sur les terres cultivées, dans les vergers, dans les vignes et entravent le développement de la culture : étouffement de la plante cultivée, épuisement et assèchement du sol, etc.
Pour obtenir un rendement satisfaisant, les agriculteurs sont amenés à détruire ces mauvaises herbes.
Il existe différents moyens de lutter contre les plantes adventices : les pratiques culturales qui gênent leur développement et le désherbage chimique (avec parfois des herbicides sélectifs).
d. Les méthodes biologiques
Ces méthodes sont diverses :
– utilisation d'ennemis naturels des ravageurs (ex. : coccinelles pour lutter contre les pucerons) ;
– utilisation de microorganismes pouvant déclencher des maladies chez les nuisibles ou entraver leur reproduction ;
– mise au point de semences génétiquement modifiées avec des plantes résistantes aux insectes, aux agressions, etc.

 

L'essentiel

L'exploitation des agrosystèmes nécessite un entretien avec des apports d'engrais, de pesticides divers : fongicides, herbicides et insecticides. Mais certains produits posent des problèmes de pollution et risquent d'être interdits.

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