Epidémies, pandémies et inégalités d'accès au soin - Maxicours

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Epidémies, pandémies et inégalités d'accès au soin

Avec l’éducation, la santé est un enjeu majeur du développement. Les inégalités en matière d’accès aux soins sont tout aussi marquées qu’en matière de développement économique.

La pauvreté des pays du Sud les maintient dans une situation sanitaire qui favorise les grandes pandémies.

Au Nord ce sont les pathologies du bien-être qui sont la principale cause de mortalité.

Quelles sont les manifestations de cette fracture sanitaire et quelles actions sont mises en place pour aider à harmoniser les niveaux de santé ?

1. La santé, un vecteur de la fracture nord-sud
a. Une géographie des maladies

Dans les pays du Nord, développés, les décès par maladies sont essentiellement dus à des pathologies liées au mode de vie : sédentarité, surcharge pondérale, tabagisme, consommation d’alcool et alimentation variée mais trop riche, favorisent le développement des cancers et des maladies cardiovasculaires.

La recherche médicale, la qualité des soins et l’accès aux médicaments permettent cependant de soigner toujours mieux ces maladies et de faire progresser l’espérance de vie. Même les maladies infectieuses les plus graves peuvent être stabilisées grâce à de complexes associations médicamenteuses.

Les pays du Sud sont touchés par des maladies parasitaires comme le paludisme ou la bilharziose, les dysenteries aiguës, les maladies liées aux carences alimentaires et l’ensemble des maladies infectieuses, tuberculose et VIH/SIDA. Ces pathologies sont d’autant plus répandues qu’elles agressent des populations mal nourries et peu éduquées. Le difficile accès aux médicaments ne permet pas de mettre en œuvre les thérapies appropriées.

Les Etats de l’Afrique subsaharienne sont les plus touchés par le VIH/SIDA : 7,6 % des adultes sont porteurs du virus ce qui représente 25 millions d’individus sur les 35 millions recensés dans le monde.

Les guerres locales, les mouvements de populations qui leur sont liés assombrissent encore le tableau sanitaire des pays les plus en difficulté.

b. Sous-développement et maladies

Pauvreté, absence d’éducation et mauvais état sanitaire constituent un cercle vicieux dont il semble difficile de sortir. En effet, le retard économique et la misère auxquelles s’ajoute la malnutrition, quand ce n’est pas la sous-nutrition, sont des facteurs du mauvais état sanitaire qui empêchent le décollage économique de ces pays.

Ces conditions sanitaires rendent la mise en place d’un système éducatif stable tout à fait illusoire et la population s’enfonce alors un peu plus dans l’ignorance.

Les pathologies parasitaires, souvent véhiculées par des eaux polluées, amoindrissent la résistance des organismes, réduisent l’espérance de vie et privent le pays d’une partie de sa force de travail, donc de ses capacités de développement.

Le taux de mortalité infantile est un bon indicateur de l’état sanitaire d’un pays car il prend en compte les conditions de la grossesse et de l’accouchement, l’état de santé de la mère et les soins apportés au nouveau-né.

Dans les pays développés ce taux est inférieur à 10 ‰ (3,6 ‰ en France) et supérieur à 130 ‰ en Afrique subsaharienne malgré le développement des campagnes de vaccination et malgré l’information apportée aux mères même dans les petits villages.

2. L'inégalité d'accès aux soins
a. Les disparités sanitaires

Deux chiffres illustrent cette inégalité : aux Etats-Unis on compte 549 médecins pour 100 000 habitants et les dépenses de santé s’élèvent à 5711 dollars par personne et par an. En Ethiopie ces chiffres sont respectivement de 6 et 20 (Rapport OMS de 2006 sur des chiffres de 2004).

Si la mondialisation uniformise peu à peu les modes de vie, dans le secteur de la santé elle est encore embryonnaire sans doute parce que les populations du Sud à faible pouvoir d’achat n’intéressent pas les multinationales pharmaceutiques. Ce qui entraîne des trafics de médicaments d’origine douteuse parfois plus dangereux que les pathologies qu’ils sont censés soigner.

Les pays du Sud qui concentrent 80 % de la population mondiale, ne disposent que de 15 % des lits d’hôpitaux et d’un quart des médecins. Alors que la population y est encore essentiellement rurale, c’est en ville que se concentrent médecins et infrastructures de santé.

Plus grave, de nombreux cadres de santé, formés dans les pays du Sud, médecins, infirmières, gestionnaires, quittent leurs pays d’origine pour venir travailler dans les pays développés attirés par les salaires et les conditions de travail. Ils contribuent de la sorte à affaiblir encore un peu plus le niveau sanitaire des pays du Sud.

A l’inverse les pays du Nord ont des systèmes de santé qui sont sans cesse plus performants, de nouvelles techniques d’analyses et d’investigation voient régulièrement le jour de même que des traitements de plus en plus efficaces. Ainsi aux Etats-Unis, l’espérance de vie à la naissance est de 78 ans (moyenne hommes/femmes) alors qu’elle n’est que de 50 ans en Ethiopie.

b. Prévention et actions internationales

L’accélération des migrations internationales entre pays riches et pays pauvres augmente la diffusion des pathologies et accroît le risque sanitaire sur l’ensemble de la planète.

Les pays du Nord ne sont plus à l’abri d’une pandémie née au Sud. La grippe aviaire née en Asie et qui a fait trembler l’Occident entre 2003 et 2006 en est une bonne illustration.

Cette prise de conscience a amené des organisations internationales, l’UNICEF, l’OMS mais aussi de nombreuses ONG (Organisation Non Gouvernementale) comme Médecins du Monde ou Médecins sans Frontières, à mettre en place de grandes campagnes d’information et de prévention dans les pays du Sud et à mener des campagnes sanitaires directement sur place.

Certaines célébrités fortunées mettent le poids de leur notoriété au service de ce combat : Bill Gates, patron de Microsoft et Bill Clinton, ancien président des Etats-Unis ont créé des fondations pour venir en aide aux pays les plus défavorisés.

L'essentiel

C’est sans doute dans le domaine de la santé que la fracture nord-sud est la plus marquée. Au niveau mondial les inégalités devant la maladie, devant les infrastructures sanitaires et devant l’accès aux traitements dépasse tous les autres clivages.

En effet, d’un coté il y a les pays du Nord où la mort recule un peu plus chaque jour et de l’autre les pays du Sud qui sont dévastés par des pathologies incontrôlées.

C’est la peur naissante, dans les pays du Nord, d’être victimes de pandémies nées au Sud qui provoque la prise de conscience d’une nécessaire aide massive et multiforme aux pays pauvres.

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