Histoire des arts

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Cours / Histoire des arts / Terminale L
Max Beckmann  
  • 1. Paysages urbains
  • 2. Un regard sur ses contemporains
  • 3. Clowns et mascarades

Objectif : Evoquer l’œuvre de Max Beckmann et la place majeure qu’il occupa au sein la Nouvelle Objectivité, ainsi que les raisons pour lesquelles il a parfois été jugé comme étant en marge du mouvement.

Contrairement à d’autres peintres de la Nouvelle Objectivité, Max Beckmann (1884-1950) n’a pas vécu la totalité de la Grande Guerre, ayant été exempté en 1915 pour problèmes nerveux. Mais ce qu’il verra des conséquences de la guerre en Allemagne même, avec leur lot de misère et d’estropiés, suffira à le bouleverser. Il est dès lors déterminé à se servir de son art pour montrer « aux gens une image de leur destin », selon ses propres termes. Il choisit d’observer les grandes villes, pour « participer à la grande misère à venir. » Son credo tient à rendre compte, avec l’objectivité que lui confère son statut d’artiste, des mesquineries et des égoïsmes dont sont capables les hommes, tout en affirmant qu’une telle entreprise n’est possible que s’il est capable d’amour et de compassion. Cependant, dès 1920, Beckmann réfute l’imitation et la citation directe de la réalité. Il veut en effet transcender cette dernière, mais sans sentimentalité, sans mysticisme. C’est de cet équilibre délicat entre objectivité et symbolisme que se situera l’art unique de Beckmann.

1. Paysages urbains

En 1925, lors de la grande exposition consacrée à la Nouvelle Objectivité qu’organise son « théoricien » Gustav Hartlaub à Mannheim, Max Beckmann est l’artiste le plus représenté. Hartlaub considère en effet ce dernier comme le chef de file du mouvement. Pourtant, l’art de Beckmann s’est dès le début des années 1920 distingué de celui des autres artistes du mouvement, comme George Grosz et Otto Dix. Il adhère bien aux grands principes de la Nouvelle Objectivité (clarté, concision, rendu direct de la réalité), mais il choisit une manière spécifique, qui se traduit également par le choix des sujets. Plutôt que de montrer la misère, Beckmann choisit une approche plus détachée.

Il produit ainsi une série de toiles représentant Francfort, où il réside (La passerelle de fer, 1922). Ces vues de ville sont très différentes de celles de George Grosz, par exemple. Dans les paysages urbains de Beckmann, pas de chaos, pas de cohue, mais plutôt ce qui ressemble davantage à un décor simplifié, presque désert hormis quelques figures minuscules par rapport à leur environnement. L’impression d’ensemble, avec ses

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