Histoire des arts

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Cours / Histoire des arts / Niveau confirmé
Premiers succès  
  • 1. A la suite du Bonheur de vivre
  • 2. Harmonie rouge

Objectif : Retracer les années 1906-1909, qui voient Matisse affirmer ses partis pris en faveur de l’organisation raisonnée de l’expression par la couleur ; il accède alors à une reconnaissance véritable.

L’acquisition par Léo Stein du Bonheur de vivre marque le début d’une période faste pour Matisse.
Parmi les plus célèbres des premiers inconditionnels du peintre se trouvent le député socialiste Marcel Sembat, collectionneur à ses heures, et le négociant moscovite Stchoukine, qui achètera la plupart des toiles majeures de Matisse jusqu’en 1914. En 1906, une exposition lui est enfin entièrement consacrée, à la galerie Druet, rue du Faubourg Saint-Honoré, et c’est un succès. Mais surtout, en 1908, il signe un contrat ferme avec la galerie Bernheim jeune.

Matisse est désormais considéré comme un maître et aura une « académie », qui fonctionnera de 1907 à 1911. Matisse aura jusqu’à soixante élèves, mais l’énergie qu’il devra fournir l’incitera à fermer cette académie.

Matisse a désormais également les moyens de voyager : en Allemagne, plusieurs fois, dont une en 1908, à Berlin, pour assister à une exposition de ses toiles ; en 1906 à Florence, chez les Stein ; la même année en Algérie, d’où il ramène des objets et quelques impressions. Et, surtout, Matisse continue à peindre, approfondissant ses recherches sur les pouvoirs expressifs de la couleur.

1. A la suite du Bonheur de vivre
Plusieurs toiles peintes en 1907 s’inscrivent partiellement, d’une manière ou d’une autre, dans la lignée du Bonheur de vivre.

Ainsi, le Nu bleu(Souvenir de Biskra) (Musée de Baltimore) reprend la pose de l’une des nymphes au second plan du Bonheur de vivre. Cependant, le traitement en est complètement différent : il n’y a plus de couleur vive et chaude posée en aplat, ni de sensualité éthérée, mais un corps puissamment modelé par des dégradés de tons bleutés, la même pose paraissant d’emblée plus provocante et contorsionnée que son modèle. On retrouve le cerne autour du corps, bleu profond, large, qui accentue le caractère de la figure. Par ailleurs, du « souvenir » de Biskra, on ne trouve que les palmiers de l’arrière-plan, qui complètent de teintes vertes et ocres les bleus et violets du premier plan.
La toile sera incomprise : à Berlin, en 1908, on la trouvera moralement choquante, et lors de l’exposition de l’Armory Show de Chicago, en 1913 (donc bien longtemps après sa création !), des étudiants en brûleront la copie en pleine rue ; ce qui, en soi, donne raison à Matisse : d’un sujet courant (un nu féminin), le traitement de la forme par la couleur peut

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