Cinéma

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Cours / Cinéma / Terminale L
L'animation  
  • 1. Les cartoons
  • 2. Des formes plus complexes
  • 3. L'expérimental

Objectif : Soulever l'ensemble des problèmes que pose la question du montage dans le cinéma d'animation (terme générique qui rassemble par ailleurs une grande quantité d'expériences très diverses). Déterminer ensuite les différents enjeux de ce montage en fonction des objectifs que visent les films eux-mêmes.

Le cinéma d'animation remet en question de nombreux principes élémentaires et établis du cinéma traditionnel. Si ce dernier consiste d'abord à enregistrer une réalité qui lui préexiste (un geste, un mouvement, quelque chose que la caméra va filmer), à la recomposer, ce n'est évidemment plus le cas dans le dessin animé, par exemple, où tout, en général, est à inventer. Si le plan (le rush, en premier lieu) est le fragment de pellicule compris entre le déclenchement et l'arrêt de la caméra, il est difficile d'envisager son existence dans l'animation image par image : il n'existe en effet aucune continuité dans le filmage, il n'y a que des photographies (qui deviennent photogrammes), la continuité réside exclusivement dans le défilement qui s'impose au moment de la projection.

Si le montage est finalement l'opération qui consiste à sélectionner, raccourcir et agencer des plans, comment l'envisager quand la notion même de plan devient précaire ?

Il faut pourtant dépasser ces problèmes... En effet, l'image par image et le défilement de la projection peuvent permettre de créer un mouvement, une continuité, ils peuvent en donner l'illusion (même celle d'une image fixe reproduite sur plusieurs photogrammes). D'ailleurs c'est aussi le cas dans le cinéma plus traditionnel puisque le mouvement repose sur un défilement de photogrammes, il est donc tout autant artificiel et illusoire. Des plan peuvent de cette façon se constituer, on peut les raccourcir s'ils sont trop longs, on peut aussi les agencer différemment pour produire des effets précis. On peut donc les monter...

1. Les cartoons
Les cartoons sont le plus souvent des dessins animés relativement courts qui multiplient les effets comiques. Les enfants en constituent le public privilégié, mais non exclusif. Ils ont un rythme très rapide qui repose sur l'enchaînement d'actions brèves, de stratagèmes dont les conséquences ne se font jamais attendre plus de quelques secondes et ne résolvent jamais rien.
Les bombes explosent, les personnages (des animaux le plus souvent, aux attitudes plus ou moins humaines) tombent des falaises, et reviennent toujours. Les scènes ne font qu'encourager leur propre recommencement. Le montage de ces films repose donc d'abord sur la répétition de scènes qui se ressemblent beaucoup. Leur fin ne suggère pas le moindre dénouement, ce n'est que le moment arbitrairement choisi (ou choisi en fonction de la durée prévue de chaque film) au cours duquel le jeu de la répétition s'arrête.

Les cartoons ne sont évidemment aucunement réalistes, là n'est pas leur objectif. Ils observent cependant une certaine logique (plutôt personnelle) assurée par un montage de la liaison. Comme dans le burlesque, les actions s'enchaînent les unes aux autres, mais la rapidité particulière des mouvements dans les cartoons et les passages fulgurants des personnages à travers de nombreux plans accentuent nettement cette impression d'enchaînement généralisé. Les raccords en assurent par ailleurs la logique formelle. On quitte un plan par la gauche, on entre dans le suivant par la droite, etc.

Cependant, il est tout à fait possible de

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