Cinéma

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Cours / Cinéma / Terminale L
Fantastique, horreur, science-fiction  
  • 1. Ne pas montrer
  • 2. Le fragmentaire
  • 3. Montrer

Objectif : Mettre en évidence l'importance et la fonction du montage dans les genres assez différents que sont le fantastique, l'horreur et la science-fiction, mais qui partagent toutefois un problème fondamental : celui de la représentation de l'étrange, du monstrueux, du différent, la représentation de l'Autre.

Le fantastique réside dans le surgissement de l'étrange (au sens fort), du surnaturel, dans un milieu aux fondements réalistes. Ce surnaturel peut trouver une explication, mais celle-ci est incapable de prendre en charge la totalité du phénomène, elle ne peut l'épuiser, le doute subsiste.

Dans l'horreur, l'accent n'est plus vraiment mis sur l'appréhension d'un phénomène surnaturel dans son rapport à un milieu réaliste, mais sur cet événement lui-même, souvent spectaculaire, et toujours source d'angoisse. Son caractère surnaturel n'est d'ailleurs plus garanti (il y a par exemple une horreur des psychopathologies).

La science-fiction de son côté rétablit le lien entre l'événement étrange et le monde réaliste, elle est une projection de notre monde (c'est une extrapolation) dans un avenir de tous les possibles (l'avenir des autres mondes, des nouvelles technologies, etc.). Le surnaturel, même s'il est moins surprenant (et parfois naturel), y occupe donc une place de choix.

Ces définitions, aussi approximatives et incomplètes soient-elles, permettent toutefois de mettre en évidence un aspect que partagent la plupart du temps le fantastique, l'horreur et la science-fiction : l'apparition de l'étrange, du différent et très souvent du monstrueux. Au cinéma, de telles apparitions sont particulièrement intéressantes du point de vue du montage. En effet, quand et comment, faire surgir ce monstrueux dans la séquence d'images homogènes qui constitue le film ?

1. Ne pas montrer
Ne pas montrer le monstre est une possibilité. Dans ce cas, sa présence s'étend à l'ensemble du hors champ, il peut surgir de nulle part. Chaque personnage visible, dans le cadre, en éprouve donc la menace. Et plus le cadre est serré sur ce personnage (moins il y a d'espace entre lui et le hors-champ), plus la menace se fait pressante et peut le frapper soudainement. Un montage de plans serrés sur un personnage menacé crée donc une angoisse particulièrement forte...

« Alien » (Ridley Scott, 1979) est de ce point de vue un exemple parfaitement pertinent. Les apparitions de la bête sont très rares, disséminées sur presque toute la longueur du film. Elles sont par ailleurs souvent réduites à des fragments qui n'annoncent pas tant l'apparition du monstre que la disparition du personnage menacé (une tentacule tombe du haut du cadre dans un plan, derrière le personnage qui ne la voit pas et qui se fait tuer, puis disparaît dans le plan suivant). La tension éprouvée par le spectateur est alors très importante.

La disparition peut aussi frapper un personnage qui se métamorphose :

« La Féline » (Jacques Tourneur, 1942) raconte l'histoire d'une jeune femme victime d'une malédiction qui

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