Cinéma

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Cours / Cinéma / Terminale L
Le western  
  • 1. Fondements
  • 2. Variantes
  • 3. Bouleversements

Objectif : Envisager le montage par le prisme du western, du point de vue de ses codes élémentaires, de ses formes canoniques, mais aussi des grands bouleversements qui ont marqué ce genre. Donner par la même occasion un certain nombre d'informations indispensables sur quelques films majeurs.

Le western est le genre cinématographique par excellence, une forme qui observe des codes très précis, qui met en scène une partie de l'Histoire fondatrice des Etats-Unis (la lutte de Buffalo Bill contre les Indiens, la Guerre de Sécession, l'établissement du chemin de fer sur des territoires hostiles, la conquête de l'Ouest, etc.) et qui connut un succès commercial considérable.
D'œuvres en œuvres, on retrouve les mêmes lieux (la ville, la ranch, le saloon, la prairie...), les mêmes péripéties (la chevauchée, la poursuite, le duel...), et presque toujours la même opposition entre le désordre (sauvage) et la Loi. Comme tout genre ultra-codé, le western sera aussi parodié, pastiché...

1. Fondements
Le western classique est bien évidemment dépositaire de tous les principaux codes de ce genre, il en présente les formes les plus abouties. De ce point de vue, John Ford nous propose avec « Stagecoach » (« La Chevauchée fantastique », 1939) une œuvre exemplaire :
Pour des raisons différentes, un groupe d'individus très hétérogène doit faire un long voyage en diligence, jusqu'à Lordsburg. Ce parcours réalisé en plusieurs étapes donne au film sa linéarité, il en détermine la durée. D'un point de vue narratif, le montage est tout à fait classique : un événement en entraîne un autre, une cause produit sa conséquence, une situation problématique génère son lot de doutes, d'hésitations, puis de décisions, etc. Le montage donne donc au récit une liaison très efficace.

Par ailleurs, le western met souvent en scène des passages, des traversées (sur le mode transitoire), d'individus dans des milieux qui leurs sont hostiles. Ici, cette opposition entre microcosme et macrocosme est prise en charge par un montage qui fait alterner des plans serrés sur les personnages dans la diligence et des plans de grand ensemble sur l'espace que traverse le véhicule. Les plans serrés, intérieurs, observent presque toujours le modèle (classique) du champ-contrechamp : ainsi se tissent des rapports étroits entre les personnages, qu'ils soient conflictuels ou amicaux (l'intrigue se noue).

Les plans de grand ensemble replacent cette cellule (dans laquelle on retrouve de nombreuses figures classiques du western, la prostituée, le docteur alcoolique, tous deux promis au Salut, le banquier accusateur, malveillant, qui court à sa perte, la femme de bonne famille, le jeune homme - John Wayne - résolu à venger ses morts, etc.) dans son contexte hostile : une menace qui plane d'abord au-dessus du véhicule mais va bientôt s'incarner. En effet, vers la fin du film, un plan de grand ensemble sur la diligence se poursuit, pour la première fois, dans un panoramique qui découvre, au sommet de la montagne, des Indiens belliqueux sur le point d'attaquer le convoi (les Apaches conduits par Geronimo).

L'effet de surprise est ainsi ménagé par un panoramique qui vient troubler la stricte alternance qui jusque là faisait autorité. Ensuite, tous les conflits vont éclater, puis se résoudre, chaque personnage accomplit ainsi son destin : les Indiens sont battus, le docteur gagne un respect qu'il avait en partie perdu, il a sauvé la jeune femme et son bébé, celle-ci pourra retrouver son mari, Ringo Kid

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