Cinéma

Maxicours vous propose de decouvrir un extrait de quelques cours de Cinéma. Pour proposer un accompagnement scolaire de qualite en Cinéma, toutes nos ressources pédagogiques ont été conçues spécifiquement pour Internet par des enseignants de l'Education nationale en collaboration avec notre équipe éditoriale.

Cours / Cinéma / Terminale L
Le néo-réalisme italien  
  • 1. Le néo-réalisme
  • 2. Ni fiction, ni documentaire
  • 3. Le regard

Objectif : Définir le cinéma néo-réaliste italien et tenter de déterminer la position que les réalisateurs de ce courant sont susceptibles d'adopter concernant la mise en scène et plus précisément le montage cinématographique.

Après la seconde guerre mondiale et la victoire des Alliés, l'Italie sort de la dictature. Les artistes retrouvent une certaine liberté, ils sont animés par le même désir profond de dire la vérité, de décrire le monde tel qu'il est, hors de toute propagande. Ils ont, maintenant, la possibilité de le faire à condition de trouver les moyens de réaliser un tel projet.
Le cinéma semble alors tout à fait approprié (puisqu'il est l'art de montrer les choses), il faut cependant le dégager des conventions qui l'éloignent immanquablement du réel ; en le libérant, par exemple, de ses contraintes techniques et esthétiques.

1. Le néo-réalisme
Le néo-réalisme italien rassemble ainsi des films qui partagent un même contexte historique (l'Italie d'après-guerre), un même projet (montrer le réel de cette Italie) et qui doivent par ailleurs dépasser les mêmes limites (il faut transgresser les codes qui font le cinéma d'alors, le cinéma hollywoodien en premier lieu).

Le néo-réalisme, à la différence du réalisme, ne repose donc pas seulement sur un choix de thèmes et de sujets. Il implique surtout une technique précise (une non-technique, peut-être) indispensable pour mener à bien son entreprise. Le néo-réalisme est donc d'abord une affaire de mise en scène (dont on dénonce les abus) et de partis pris artistiques...

On abandonne la politique du star-system, on emploie presque exclusivement des acteurs non professionnels. A ce titre, le film de Vittorio De Sica, « Le Voleur de bicyclette » (1948) est exemplaire et non dénué d'ironie : Antonio trouve un emploi de colleur d'affiches qu'il ne peut conserver sans sa bicyclette. Or, on la lui vole pendant qu'il colle sur un mur une affiche de Rita Hayworth, la star absolue, dans « Gilda » (1946)...

Par ailleurs, les tournages en studio sont abandonnés, il faut maintenant filmer le monde en son lieu propre (non reconstitué), dans la rue. Les préoccupations esthétiques sont rejetées en bloc : la mise en scène, la lumière n'ont plus à être soignées pour plaire au public. Le Vrai doit remplacer le Beau qui l'empêchait d'apparaître.

2. Ni fiction, ni documentaire
Les films néo-réalistes ne sont pourtant pas des documentaires. Les acteurs non-professionnels ne sont pas filmés pendant leurs activités quotidiennes, ils sont introduits dans des histoires écrites par le cinéaste (ou le scénariste).
Celles-ci ne sont toutefois pas des fictions proprement dites, d'abord ...
Voir tout le contenu pédagogique relatif à ce sujet
Connexion ou Créer un compte