Cinéma

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Cours / Cinéma / Terminale L
Les Formalistes russes  
  • 1. Dziga Vertov (1896-1954)
  • 2. S.-M. Eisenstein (1898-1948)
  • 3. Lev Koulechov (1899-1970)
  • 4. Vsevolod Poudovkine (1893-1953)

Objectif : Déterminer ce qui réunit des cinéastes tels que Vertov, Eisenstein ou Poudovkine à partir puis en dépassant leurs différences, dans une certaine idée du montage soviétique.

A partir des années 20 se trace en Union Soviétique la voie de l'avant-garde, en relation étroite avec la Révolution bolchevique. Toutes les valeurs artistiques sont révisées, des revues se créent : le réalisme est préféré à l'imagination. Le cinéma, dont le caractère réaliste est incontestable, a été accueilli avec enthousiasme. Vertov et Eisenstein fondent beaucoup d'espoir sur ce nouveau support et écrivent leurs premiers articles. La théorie accompagne donc les premiers essais : de véritables manifestes sont rédigés.

1. Dziga Vertov (1896-1954)
En 1918, Vertov intègre le service des actualités du Ciné-Comité de Moscou. Il effectue le montage des images qu'on lui confie et construit de cette façon ses propres discours (car le montage donne du sens aux images). Il réalisera ensuite de nombreux numéros d'un magazine d'actualité, Kino-Pravda (Cinéma-Vérité), avant d'entreprendre la conception d'un grand projet en plusieurs parties (« La Vie à l'improviste »). Il pose très tôt les bases de sa célèbre théorie, le Ciné-Œil (Kino-Glaz), qui doit permettre au cinéma de trouver ses propres moyens d'expression en rejetant tout ce qui, venant du théâtre et de la littérature, est jugé comme impur (les tournages en studio, les acteurs, les scénarios).

Le montage devient vite la clé d'un tel langage. La signification se construit en fonction des choix de plans, de leur agencement et des effets dont ils peuvent faire l'objet (ralentis, accélérés, arrêts sur image), elle naît donc au moment du montage. Mêmes les intertitres sont supprimés...
Avec tous ces moyens, Vertov réalise son chef-d'œuvre en 1929 : « L'Homme à la caméra ». C'est un montage d'images du réel, sans mise en scène fictionnelle, qui construit à lui seul un véritable récit, celui de

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