Cinéma

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Cours / Cinéma / Terminale L
Mitry, Metz  
  • 1. Jean Mitry
  • 2. Christian Metz

Objectif : présenter les travaux ou les approches de deux théoriciens importants du cinéma qui ont en commun (parmi d’autres toutefois) d’avoir interrogé cet art du point de vue de ses significations en l’envisageant de près ou de loin comme un langage.
1. Jean Mitry

Ancien professeur à l’IDHEC, directeur d’une collection consacrée au cinéma (Classiques du cinéma) et réalisateur de courts-métrages, Jean Mitry est considéré comme le premier véritable historien généraliste du cinéma. Loin de considérer le cinéma comme un simple divertissement, il l’appréhende en dehors de tout paramètre extérieur ou accessoire (sociologique, idéologique, générique, etc.) avec une démarche rigoureuse et scientifique.
Il entreprend ainsi de retracer son histoire (de ses premiers balbutiements aux œuvres modernes des années 1960), non pas en se contentant de dresser l’inventaire des principaux films, mais en reconstituant les grandes étapes, les pratiques générales qui ont présidé à leur production : il regroupe ainsi certains de ces films parce qu’ils reposent par exemple sur un même usage de la lumière ou bien d’autres parce qu’ils sont le produit d’un même montage. Son Histoire du cinéma est une œuvre monumentale…

Mitry interroge par ailleurs la forme cinématographique du point de vue de ses articulations internes (dans une perspective théorique, comme l’ont fait d’autres avant lui, et notamment de nombreux cinéastes qui ont cherché à définir les propriétés de leur art) mais aussi comme fait nouveau en examinant son rôle social, ses effets psychologiques, physiologiques et ses propriétés esthétiques (cherchant ainsi à le définir à partir de disciplines préexistantes telles que la sociologie, la psychologie ou la philosophie de l’art).
Il réalise ce double projet dans un texte incontournable, Esthétique et psychologie du cinéma (1963). Il a par ailleurs réussi à réconcilier deux conceptions diamétralement opposées du cinéma, l’une qui considère que cet art est exclusivement reproduction du réel et l’autre qui l’envisage uniquement comme un producteur de discours. Pour lui, l’image n’est pas l’aboutissement du cinéma, mais son commencement : le cinéma est donc une espèce de langage au second degré. Le réel qu’il reproduit (le cinéma est ainsi composé d’images, ce qui lui donne son caractère esthétique : le cinéma est un art) sert de base, de matière première à des effets de sens (le cinéma devient langage).

Ainsi, dans Le Cuirassé Potemkine, l’image du lorgnon du médecin resté accroché aux cordages du bateau désigne ce lorgnon (reproduction du réel), mais signifie aussi très clairement que le médecin a été jeté par dessus-bord (l’image signifie…).
Dans M le Maudit, l’image du ballon de baudruche qui s’envole montre ce ballon (toujours en vertu du rapport direct que l’image entretient avec ce qu’elle montre, ce

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