Cinéma

Maxicours vous propose de decouvrir un extrait de quelques cours de Cinéma. Pour proposer un accompagnement scolaire de qualite en Cinéma, toutes nos ressources pédagogiques ont été conçues spécifiquement pour Internet par des enseignants de l'Education nationale en collaboration avec notre équipe éditoriale.

Cours / Cinéma / Terminale L
Godard  
  • 1. Le montage des débuts
  • 2. Ecriture

Objectif : déterminer le type de montage pratiqué dans les œuvres de Jean-Luc Godard et souligner son importance en abordant notamment les premiers et les derniers travaux du cinéaste (articles, films de fiction, essais, autoportrait).

Figure emblématique de la Nouvelle Vague, Jean-Luc Godard compte aussi parmi les plus grands penseurs du cinéma. Comme quelques autres cinéastes (Eisenstein en premier lieu), il s’est toujours beaucoup interrogé sur sa propre discipline (« ni un art, ni une technique : un mystère » dit-il parfois). Son œuvre entretient en effet avec ses textes critiques ou théoriques un lien extrêmement étroit, les films suscitent diverses interrogations qui inspirent à leur tour de nouveaux films. Les premiers écrits, ceux d’avant la pratique, publiés dans Les Cahiers du Cinéma, ont eux-mêmes été inspirés par les films des autres (par les Classiques américains en particulier)…
Godard a ainsi saisi l’opportunité de réfléchir sur certaines propriétés du cinéma pendant qu’il réalisait ses premiers courts-métrages dans les années 1950. Le montage a occupé une place importante parmi ces réflexions.

1. Le montage des débuts

Jean-Luc Godard a réalisé son premier long-métrage, A Bout de souffle, en 1959. Le film, qui a fait partie des œuvres fondatrices de la Nouvelle Vague (avec Le Beau Serge de Claude Chabrol en 1958 et Les quatre-cents coups de François Truffaut en 1959), reste encore aujourd’hui l’un des plus connus du réalisateur par le grand public (avec sans aucun doute Le Mépris en 1963 et Pierrot le fou en 1965). On connaît l’importance de ce premier long-métrage dans l’Histoire du cinéma, son tournage en extérieurs, ses dialogues non théâtraux, son montage haché. Un montage qui s’inscrivait donc à la fois contre le découpage classique américain (montage narratif fluide, fondé sur des raccords hyper-codés, et donc transparents) et contre le plan-séquence préconisé par André Bazin (probablement parce qu’il fallait « tuer le père », ce qui témoignait déjà d’un esprit de contradiction que Godard n’a jamais perdu).

Le début du film (un film où, plus encore que dans n’importe quel autre, le faux-raccord et le Jump-cut font office de loi) donne l’un des exemples les plus célèbres des audaces du montage. Michel Poiccard (Jean-Paul Belmondo) qui prononce le nom de sa fiancée, Patricia (Jean Seberg), fait apparaître à chaque syllabe un plan différent du paysage qui défil

...
Voir tout le contenu pédagogique relatif à ce sujet
Connexion ou Créer un compte