Cinéma

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Cours / Cinéma / Terminale L
Histoire et cinéma iranien  
  • 1. 1900-1941
  • 2. 1941-1979
  • 3. De la révolution islamique (1979)...

Objectif : retracer brièvement les grandes étapes du cinéma iranien et les envisager dans une perspective historique, en contrepoint des événements fondateurs de l’Iran du XXe siècle.
1. 1900-1941

Le cinéma est découvert par l’Iran lors d’un voyage à Paris du roi Mozaffar od-Din-shah en 1900. A cette occasion, il visite l’Exposition Universelle et demande au photographe de la cour qui l’accompagne de se procurer le matériel nécessaire au fonctionnement du cinématographe pour le ramener en Iran. La première salle de cinéma est ouverte à Téhéran en 1904 par un partisan du mouvement anti-monarchiste (les films projetés étaient essentiellement importés de France) mais des chefs religieux mécontents obtiennent sa destruction auprès du roi.

1906 marque le début de la révolution constitutionnaliste : une constitution est établie pour lutter contre une monarchie qui apparaît archaïque et corrompue. Une Cour de justice et un Parlement sont ainsi créés à partir du modèle occidental, mais les conséquences sont relatives et favorisent l’émergence de deux courants opposés (les laïcs réformateurs et les religieux hostiles à la liberté individuelle).

Si le cinéma se développe jusqu’au début des années 20, l’instabilité d’un pouvoir changeant a encouragé toutes sortes d’interdictions et de retours en arrière problématiques (les Moudjahedins, combattants islamiques, ordonnent par exemple la fermeture des premières salles). Cette période trouble a vu le rétablissement progressif d’une monarchie forte, la chute du roi Mahammad-Ali Shah en 1909 et son remplacement par l’héritier Ahmad Shah, installé au pouvoir par les constitutionnalistes. Mais le régime est gangrené par la corruption et fragilisé par l’ingérence russe. Le coup d’état de Reza Khan en 1921 favorise la restauration d’un régime autoritaire et la fin de l’ère constitutionnaliste.

L’activité cinématographique s’intensifie alors à Téhéran, entre 1920 et 1930. Une salle de 500 places ouvre au nord de Téhéran en 1925, les œuvres à grand spectacle tendent à remplacer les reportages de guerre qui occupaient jusqu’alors l’ensemble des programmes. Les grands films étrangers sortent en Iran (on peut voir dès 1927 Le Cirque de Chaplin et Metropolis de Fritz Lang). Des films documentaires sur l’Iran sont réalisés par des équipes étrangères autour de 1930 (ils sont censurés dès qu’ils évoquent la misère des iraniens ou la rigidité du pouvoir).

Le premier long-métrage iranien, Ali et Rabi (film comique muet d’une heure), est réalisé en 1930 par Avanes Ohanian, le fondateur de la première école d’acteurs à Téhéran. D’autres films suivent, mais ils suscitent la colère des ayatollahs (le Cheikh Fazallah Nori demande même un boycott) car ils transgressent la loi coranique qui interdit toute représentation humaine.

Le premier film parlant iranien, La fille de la tribu de Lor d’Abelhossein Sepanta est réalisé en 1933 (il est tourné en Inde, dans des studios indiens). La mise en scène est beaucoup plus subtile que celle d’Ohanian et son orientation propagandiste lui vaut la bienveillance du pouvoir royal.

Le cinéma iranien traverse une période dramatique entre 1936 et 1948. Les aides publiques sont supprimées, la production est donc interrompue pendant ces douze années et ne reprendra qu’après la fin de la seconde guerre mondiale. Le pouvoir politique a subi lui aussi un changement décisif : Reza Shah qui s’était rapproché d’Hitler a été remplacé par son fils Mohamad Reza Pahlavi en 1941 sous l’influence des pays occidentaux.

2. 1941-1979

De nouveaux films sont réalisés à partir de 1948. Les techniques sonores inédites satisfont un public important. Les histoires racontées dans ces œuvres célèbrent des valeurs morales d’abord négligées par les personnages (pour diverses raisons et ambitions), puis suivies et respectées quand la leçon a été comprise (et le personnage remis dans le droit chemin). L’amour occupe une importance décisive, il est la clé de tous les problèmes. Les chansons sont nombreuses et très appréciées par les spectateurs.

L’Iran traverse une période trouble en 1951 : le premier ministre est assassiné, le Parlement vote la nationalisation du pétrole et Mossadegh devient le nouveau premier ministre. En 1953, ce dernier refuse sa révocation. Le chah doit s’exiler en Italie, des émeutes éclatent à Téhéran. Quelques jours plus tard, la CIA

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