Cinéma

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Cours / Cinéma / Terminale L
L'œuvre d'Abbas Kiarostami  
  • 1. Les premiers films du Kanun
  • 2. Les films de la consécration

Objectif : présenter les principales œuvres cinématographiques d’Abbas Kiarostami et tenter de dégager quelques uns des thèmes chers au cinéaste iranien ainsi que l’orientation générale de son parcours artistique.
1. Les premiers films du Kanun

Le premier film de Kiarostami est Le Pain et la rue, réalisé en 1970. Il s’agit d’une œuvre fondatrice qui présente quelques-unes des propriétés élémentaires de l’œuvre du cinéaste iranien :

- L’histoire est d’une grande simplicité (un enfant qui porte un gros pain est menacé par un chien qui l’empêche de traverser une ruelle),
- La réalisation est particulièrement bien maîtrisée, elle donne à l’histoire une grande intensité (l’immobilité et les hésitations de l’enfant sont appuyées par un profond silence, sa détermination est stimulée au contraire par une musique enjouée ; un plan unique nous rend compte du parcours de l’enfant jusqu’à l’obstacle, puis des champs-contrechamps soulignent à ce moment-là l’opposition entre l’enfant et l’animal, c’est-à-dire la situation de crise). 
- Enfin, la dimension allégorique du film est évidente : le parcours de l’enfant est initiatique, c’est en cédant un morceau de pain au chien qu’il réussit à passer, c’est donc en acceptant un compromis qu’il réussit à contourner l’obstacle (son expérience a été pour lui l’occasion d’un véritable apprentissage). L’orientation pédagogique du film est très nette (le film a été réalisé dans le cadre du Kanun), mais elle n’est en aucun cas une limite à la créativité de l’auteur.

On retrouve dans les films suivants de Kiarostami la plupart de ces éléments fondateurs de son cinéma :

- Dans La Récréation (1972), un enfant ne peut pas rentrer chez lui car une partie de football lui bloque le passage : il fait alors une tête, ce qui lui vaut d’être poursuivi par les joueurs pour avoir participé à leur match sans y être invité. Quoi qu’il en soit, c’est une fois encore en donnant une part de lui-même, en s’impliquant personnellement, qu’il réussit à passer l’obstacle.
- Dans L’Expérience (1972), l’obstacle est mieux ancré socialement : un garçon qui travaille et vit humblement chez un photographe tombe amoureux d’une fille de famille bourgeoise…
- Dans Le Passager (1974), Kiarostami inaugure un autre aspect de son œuvre, celui qui concerne l’invention et le mensonge, sans toutefois les dénoncer l’un et l’autre. Il célèbre plutôt l’imagination poétique du jeune protagoniste qui fait partager son expérience aux autres, bien qu’elle soit inventée. Le film relate en effet les aventures d’un enfant parti à Téhéran pour assister à un match de football et le récit qu’il en fait à ses camarades alors qu’il s’était endormi et avait raté la totalité du spectacle.

Les œuvres qui suivent sont plus nettement pédagogiques, plus pragmatiques : 

- Dans Deux solutions pour un problème (1975), Kiarostami filme un enchaînement d’actes violents entre deux enfants parce que l’un d’entre eux a déchiré le cahier de l’autre. Il montre ainsi que l’équilibre perdu à cause de cette première injustice (et pris en charge par la mise en scène) ne pourra jamais être retrouvé par l’accumulation des agressions (qui conduisent au contraire à tous les excès).
- Dans Les Couleurs (1976), il donne à de jeunes enfants les moyens d’apprendre le nom des couleurs en les associant à des objets qu’elles caractérisent.
- Dans Rage de dents (1980), il donne des informations élémentaires sur l’hygiène dentaire.
- Dans Avec ou

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